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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 16:06
Fait chaud! Fait troooooop chaud! Je dégouline de partout, et j'arrive pas à me rafraîchir! Si jamais vous avez un conseil, je suis preneuse! =D

Quant à cette onzième suite, c'est une suite à laquelle je tiens beaucoup. Si elle aide certains, ou si d'autres se reconnaissent dedans, cela me fera vraiment chaud au cœur. (même si question chaleur, en ce moment, je suis gâtée! XD)
C'est une longue suite comme j'en postais au début, genre huit pages. ^^ Donc, je n'ai qu'à vous souhaiter une bonne lecture! =D








     Après une vingtaine de minutes de trajet, les deux jeunes hommes se retrouvèrent devant la porte d'un appartement situé au 3ème étage d'un immeuble en comportant sept. Stefen introduisit la clé dans la serrure, ouvrit la porte et invita Peter à entrer. Les lumières étaient déjà allumés et du bruit, ainsi qu'une odeur délicieuse, s'échappait de la cuisine. Le locataire des lieux indiqua à Peter le petit placard de l'entrée où il pouvait accrocher son manteau et déposer ses chaussures, et entreprit ensuite de le mener dans la cuisine.

-Viens, je vais te présenter quelqu'un. Je l'ai appelé quand j'étais dans la voiture pour que le dîner soit en route quand on arriverait.

Peter hocha la tête distraitement: il était plus occupé à observer les lieux, qu'il découvrait pour la première fois. Toutefois, lorsque ses pieds foulèrent le carrelage rouge orangé de la cuisine, il focalisa toute son attention sur son hôte, ainsi que sur la personne qui se tenait à ses côtés, et qui surveillait du coin de l'œil ce qui était sur le feu.

-Peter, je te présente Nathaniel! annonça Stefen en passant un bras autour de ses épaules. Il a tout juste trente ans, et c'est mon compagnon depuis six ans.
-Huit ans, t'as toujours autant de mal avec les chiffres Stefen, le corrigea Nathaniel, sans paraître offusqué par l'erreur.
-T'es sûr? Attends, on s'est mis ensemble quand j'avais 26 ans, donc ça fait… quatre et… quatre huit! Ah oui, t'as raison! Alors tu nous fais quoi de beau à manger ce soir?
-Ragoût d'agneau selon la recette de ma grand-mère. Sinon, ça serait peut-être bien que tu me présentes ton ami, suggéra le cuisinier d'un ton doux et sans reproche.
-Mierda, s'exclama Stefen en se frappant le front. Alors Nathaniel, je te présente Peter, mon partenaire depuis cinq ans. Il a un an de moins que toi. En fait, si je l'ai invité ici c'est parce qu'il se pose des questions sur sa sexualité. On pouvait pas parler de ça dans un lieu public, et puis j'ai pensé que tu pourrais l'aider. T'as toujours été doué pour ça.
-Stefen, est-ce que c'est envisageable qu'un jour, tu fasses preuve de tact? Peter n'avait peut-être pas envie que je sois au courant de tout cela, et surtout de cette manière. Au fait, enchanté Peter, ravi de te rencontrer enfin. Stefen n'arrête pas de parler de toi, même qu'au début, j'étais jaloux de toi, conclut en riant, avant de se stopper net en constatant la mine effarée de leur invité.
-Youhou! Peter! Ca va? tenta Stefen, en passant sa main devant ses yeux.

Le geste eut le mérite de le faire réagir, et il leva l'index en les désignant, avant de prendre la parole.

-Vous êtes gays?
-Bah oui, je pensais que c'était pour ça que tu voulais me parler de ce problème là.
-Nan, pas du tout, nan, c'est juste que je te considère comme un ami très proche. Et les amis, c'est fait pour partager ses doutes, nan?
-Si, bien sûr. Mais t'avais vraiment rien soupçonné pour moi?
-Rien, rien du tout jusqu'à maintenant.
-Donc t'es venu me poser cette fameuse question en total ingénu?
-Ouais…
-Et t'avais aucune autre personne à qui demander ça? Aucun autre ami proche?
-Disons que mes autres amis ont des compagnes qui connaissent toutes très bien Sonia, et par un moyen ou un autre, ça aurait fini par lui arriver aux oreilles, expliqua-t-il brièvement en agitant la main droite dans un geste vague.

Il y eut une pause pendant laquelle personne ne parla, et qui permit à Peter de se rendre compte complètement de la situation.

-Oh mon dieu, oh mon dieu, j'ai besoin d'une chaise. Vous avez une chaise ici? demanda Peter en regardant autour de lui.
-Tiens, voilà un tabouret, proposa Nathaniel en en avançant un en bois.
-Merci, c'est gentil… Oh mon dieu, oh mon dieu, répéta Peter comme un disque rayé, apparemment passablement surpris.
-Stefen, je crois que tu l'as choqué. T'aurais pu quand même avoir du tact cette fois-ci, lui reprocha son compagnon.
-Mais…
-Non, c'est pas vous, l'interrompit Peter. Je suis plutôt choqué par moi-même. J'ai rien vu alors que ça fait des années que je côtoie Stefen, et que je le considère comme un ami très proche.
-Faut dire aussi que je suis passé maître dans l'art du camouflage, le rassura-t-il, parce que être homo dans la police, c'est vraiment pas une sinécure.
-Mais quand même, je me sens vraiment nul comme ami. Et puis, je suis d'une naïveté sans pareil. Aller parler de ça à un autre flic, j'ai vraiment eu de la chance de tomber sur toi!
-Ca tu peux le dire mon vieux! Mais bon, c'est pas la peine d'en faire un drame non plus. Tout s'est bien passé, y'a eu aucun problème. Alors stresse pas à cause de ce qui aurait pu se passer, termina-t-il tout en massant l'épaule de son coéquipier pour le détendre. Et si on passait dans le salon pour prendre l'apéro! Nathaniel, tu prends un mojito comme d'hab?
-Oui, je te laisse le faire, je vais dans le salon et je sors les gâteaux apéritifs.
-Ok, et toi, Peter, qu'est-ce que tu prends?
-La même chose que toi.
-Alors ça fera trois mojitos.
-Attends, je vais t'aider, intervint Peter alors que Stefen farfouillait dans ses placards à la recherche du bon alcool.
-Ok, si tu veux. Tu peux aller prendre quelques feuilles de menthe sur le balcon? Normalement c'est dans le 2ème bac en partant de la gauche.

Peter fut soulagé d'avoir quelque chose à faire: sa réaction incongrue l'avait véritablement gêné, mais heureusement pour lui, ses hôtes n'en avaient pas pris ombrage. Cela ne l'étonnait pas de Stefen, qui était un bon vivant et prenait toujours les choses comme elles venaient, sans s'en préoccuper davantage. Quant à Nathaniel, il semblait être une personne très compréhensive, et particulièrement douce et attentionnée, notamment envers son compagnon, au vu du ton employé pour lui parler, et des regards amoureux qu'il lui avait jeté.

Après plusieurs minutes, Peter revint dans la cuisine avec les feuilles de menthe qu'il avait soigneusement choisies. Il les tendit à Stefen tout en entamant une conversation délicate, profitant que Nathaniel était toujours au salon.

-Dis, tu crois qu'il y a beaucoup de gays dans le service?

Stefen lui jeta un coup d'œil intrigué avant de retourner à sa préparation de mojito et de lui répondre.

-Je ne sais pas. Pour l'instant, j'ai repéré deux ou trois mecs qui pourraient l'être. Mais tu sais, y'a aucun signe distinctif qui permet de dire "Ah, celui-là, c'est sûr, il est homo!". Donc, à moins de lui demander, ou de le voir emballer un mec dans une boîte gay, et encore, c'est pas sûr, tu peux jamais affirmer que untel est homo.
-Ouais, je comprends. Mais je pensais que, je sais pas, y'avait peut-être un truc qui permettait de se reconnaître entre homos… hésita Peter.
-Comme le foulard rouge que tu noues à ton bras droit lors de la bataille pour différencier ceux de ton camp, et ceux du camp ennemi?
-Nan, je pensais à un truc plus… subtil, plus… naturel… merde, j'arrive pas à trouver le mot.

Stefen sentit où Peter voulait en venir et tenta une comparaison.

-Comme les phéromones?
-Ouais, c'est ça! s'exclama-t-il.
-Eh bah désolé de te décevoir, mais je ne crois pas que ça existe. Quoique… t'es venu me parler de tes problèmes de sexualité, sans savoir consciemment que j'étais gay. Donc, y'a peut-être un truc… supposa Stefen, tout en restant très sceptique.
-Sauf que ton hypothèse ne tient pas la route: je ne suis pas gay, objecta son collègue.
-Pas encore, pas encore! Mais tu vas voir, tu vas sortir d'ici et…
-Stop! Je ne veux pas en savoir plus! l'interrompit-il à grands renforts de mains sur la bouche. Nathaniel! J'espère que t'es plus à l'écoute des autres que Stefen, parce que sinon on est mal parti, dit-il au jeune homme qui venait de les rejoindre.
-T'inquiète pas, je suis patient et j'écoute toujours ce que les autres ont à dire. De toute façon, avec un bavard comme Stefen comme petit ami, j'ai pas trop le choix, rigola-t-il avant d'embrasser délicatement son compagnon pour empêcher toute répartie. Bon alors, ces mojitos, ils sont prêts?
-Oui, c'est bon. Je les mets sur le plateau, et on passe au salon, annonça Stefen.


     Nathaniel avait compris que l'heure n'était pas immédiatement aux confessions: Peter ne se sentait pas encore complètement à l'aise dans ce nouvel environnement, surtout suite aux déclarations de Stefen. Alors avec délicatesse, il avait entamé l'apéro sur un sujet totalement différent, et beaucoup plus trivial: le football américain. Tout de suite, Stefen fut enthousiaste: son très court passage chez les professionnels n'avait en rien émoussé sa passion, et il parlait avec entrain de ce sport. Nathaniel, avec un sourire amusé, tempérait les paroles emportées de son compagnon, tout en l'approuvant. Une grande discussion s'engagea entre eux pour savoir si l'attaquant de telle équipe était meilleur que tel autre. Ils n'arrivaient pas à se départager, chacun trouvant tout le temps un argument pour répondre à l'autre, alors ils demandèrent à Peter son avis. Et celui-ci lâcha comme un cheveu sur la soupe qu'il n'aimait pas particulièrement le football américain, trop violent et brutal à son goût, et qu'il préférait le basket, plus fluide à ses yeux.

Loin de s'offusquer devant cette réponse en totale opposition avec leurs goûts, ses hôtes sautèrent sur l'occasion pour laisser en plan leur débat et en créer un autre: l'invasion de la NBA par les français. Peter trouvait que pour seulement quelques joueurs, le terme d'invasion était peut-être un peu exagéré, mais Stefen maintint que c'était une invasion et qu'ils feraient mieux de se méfier des frenchies, parce que ce n'était pas parce qu'ils ne savaient pas parler anglais qu'ils ne savaient pas jouer au basket. La preuve en avait été faite par Parker. En plus, s'indigna Stefen, celui-ci profitait d'être aux Etats-Unis pour se trouver une femme magnifique en la personne d'Eva Longoria, et que ce n'était pas juste. Peter lui fit remarquer que, a priori, il devrait normalement se foutre du fait que Eva Longoria soit casée ou non, puisqu'il était gay. Stefen, dans son entêtement, voulut répliquer, mais il fut pris de court par Nathaniel qui lui fit un baiser langoureux, avant d'ajouter: "En plus, tu m'as moi."

Peter sourit devant ce spectacle attendrissant, mais au bout d'un certain temps, il se sentit obligé de toussoter légèrement dans son poing pour leur rappeler qu'il était là: tenir la chandelle n'était pas dans son programme de la soirée. Les deux amoureux s'excusèrent en rougissant et Nathaniel suggéra de passer à table: le ragoût de se grand mère devait être prêt. Les deux autres approuvèrent, en particulier Stefen, dont l'estomac venait d'émettre un grognement sourd.


     -Nathaniel, tu es un véritable cordon bleu! déclara Peter en déposant sa petite cuillère sur l'assiette à dessert qui se trouvait devant lui. Cette tarte au chocolat était un véritable délice.
-Merci Peter, mais tu sais, ce n'est pas si compliqué à faire.
-N'empêche qu'à chaque fois que j'essaie, je foire.
-Je te montrerai si tu veux, proposa le cuisinier de la soirée.
-Volontiers, mais pas ce soir. Je suis mort… J'ai qu'une seule envie: prendre un déca et aller me coucher.
-Mais avant, il faut qu'on parle Pe…
-Stefen, l'interrompit Nathaniel en lui lançant un regard ne permettant aucune objection, tu peux aller nous faire trois cafés s'il te plaît? Et préparer la chambre d'amis?

Surpris, Stefen ne répondit pas immédiatement, mais en s'apercevant que le visage de leur invité était légèrement tendu, malgré les nombreux verres de vins avalés, il accepta les directives de son compagnon sans rechigner. Lorsqu'il fut sorti de la pièce, Nathaniel alla s'asseoir sur le canapé, expliquant qu'ils seraient plus à l'aise pour discuter. Peter hocha la tête sans un mot, et s'installa non loin de Nathaniel.

-Peter, tu ne me connais pas depuis longtemps, commença-t-il. Tu n'as aucune raison de me faire confiance. Donc je comprendrais si tu ne veux pas me parler de tes doutes… sur ta sexualité.
-Merci, c'est gentil à toi de me laisser le choix. Mais après tout, si je suis venu, c'est un peu pour ça aussi… pour en parler à quelqu'un. Et je pense que c'est mieux d'avoir deux avis qu'un seul, comme ça j'aurais des points de vue différents, expliqua Peter.

Le ton était calme et posé, parfaitement réfléchi: il avait eu tout le temps de se préparer pendant la soirée; et même s'il appréhendait toujours un peu cette discussion, il se sentait prêt. Que cela soit Nathaniel ou Stefen qui l'écoute, cela importait peu au final, tout ce dont il avait besoin, c'était un avis extérieur, qui ne le jugerait pas. Et pour cela, il savait que l'un ou l'autre, c'était du pareil au même.

-Et puis, je crois que je peux te faire confiance: tu es le compagnon de Stefen depuis suffisamment longtemps pour que cela me rassure. De plus, je sens que tu es le genre de personnes à ne pas juger les gens sur un coup de tête, et à être attentif aux autres.
-Que de compliments de ta part! dit-il, réellement flatté. En tout cas, tu peux être sûr d'une chose: motus et bouche cousue! Je n'en parlerai à personne sans ton autorisation écrite! plaisanta-t-il pour détendre le jeune inspecteur.
-Ecrite, faut quand même pas exagérer non plus, rigola Peter.
-Ok, alors je me contenterai d'une autorisation orale.

Lorsque leurs rires se furent calmés, Nathaniel encouragea Peter à raconter son histoire, et sous ce regard bienveillant, celui-ci commença d'une voix mal assurée.

-En fait, il y a quelques temps… environ deux mois je crois… vers mi-mars… j'ai rencontré un mec…
Peter fit une pause en repensant à sa première rencontre avec Mikaël, lors de ce fameux concours, et il se revit en costume cravate devant le box où le cavalier s'occupait de son cheval. Peter sourit de cette image: maintenant il voyait bien l'incongruité de se déplacer habillé de cette manière dans un club hippique, où à tout instant, on pouvait être sali.

Ces souvenirs le mirent en confiance, et il continua son récit d'un ton plus sûr.

-Tu vois, c'est le genre de mec que tu ne remarques pas forcément quand tu le croises dans la rue. Il a un physique tout à fait banal: brun, les yeux marrons, plutôt petit, rien d'extraordinaire… Mais… Mais il dégage un truc, je sais pas… ouais je crois que c'est ça: il a un charme pas possible. On est tout de suite subjugué par lui…

Peter décida de passer sous silence tout ce qui avait trait à l'équitation, pour ne pas se trahir d'une quelconque façon. L'appel de son chef lors du week-end lui avait abruptement rappelé que cette relation, quelle qu'en soit la nature, devait rester secrète pour l'instant. Alors, il choisit de s'attarder sur un autre détail qui l'avait marqué après coup.

-Je crois que c'est surtout à cause de sa façon de parler. Il arrive à moduler les intonations de sa voix comme personne… C'est vraiment agréable à écouter… Mais d'un autre côté, il a une manière de te parler très froide et sèche quand il ne te connaît pas. Tu sens vraiment où est ta place, et que t'as pas intérêt à en sortir… Il a une véritable présence quoi, conclut Peter.
-Je vois, murmura Nathaniel, appréhendant peu à peu les sentiments de Peter grâce à ses quelques paroles empreintes d'admiration et ses yeux emplis de désir lorsqu'il parlait. Comment s'est passé votre première rencontre?
-Très mal, je dirais. Il m'a engueulé comme pas possible.
-Ah bon? s'étonna le compagnon de Stefen, se demandant vaguement si Peter n'était pas un peu masochiste pour être attiré par quelqu'un dans de telles circonstances.
-Oui, il était vraiment très énervé, et on va dire que j'étais là au mauvais moment, au mauvais endroit, et que je n'ai pas fait preuve de beaucoup de tact, un peu comme Stefen. Et puis, j'étais indirectement responsable de sa colère, alors il a pas réfléchi, et ça s'est assez mal fini. Il m'a foutu dehors… Mais avant de partir, je sais pas pourquoi, je lui ai donné ma carte, et je l'ai invité à prendre un café un de ces quatre… Honnêtement, je pensais qu'il allait jeter la carte… mais il ne l'a pas fait.
-Donc il t'a rappelé? demanda Stefen, qui, arrivé entre temps avec les cafés, s'était installé dans un fauteuil qu'il avait rapproché du canapé.
-Oui, répondit Peter en tournant la tête vers en lui avec un sourire. Un mois et demi après notre rencontre désastreuse, il m'a rappelé.
-Un mois et demi? Eh beh, dis donc, il s'est pas gêné pour te faire poireauter le saligaud.
-En fait, il était à l'étranger pendant tout ce temps, donc voilà… Bref, passons, le fait est qu'il m'a rappelé et qu'on a déjeuné ensemble. Et là, j'ai découvert une personne totalement différente! Exit le personnage froid et distant, j'avais en face de moi un gars plutôt timide, mais qui s'est extériorisé au fur et à mesure. On en est venu à parler d'un sujet qui lui tenait à cœur, et ça l'a transformé. On l'arrêtait plus…

Peter affichait un sourire qui aurait pu faire trois fois le tour de sa tête si jamais l'anatomie humaine lui en avait donné l'occasion. Il était tellement heureux en évoquant le souvenir de ce déjeuner que les deux autres se laissèrent contaminer et se prirent à sourire également.

-A la fin du déjeuner, continua Peter, sur un coup de tête, je l'ai invité à dîner à la maison le samedi suivant. Je lui ai dit d'amener quelqu'un, pour qu'on fasse un truc à quatre avec Sonia.
-Tu l'as invité chez toi? s'exclama Stefen, franchement surpris. Alors que moi, en cinq ans, j'ai même pas pu mettre les pieds dans ton jardin.
-Je te l'ai dit: c'était sur un coup de tête. Je ne sais pas ce qui m'a pris…
-Ouais, mais même, moi, en cinq ans, pas une seule fois, ronchonna-t-il, plus pour la forme qu'autre chose.

Cependant, Peter ne prit pas la chose avec la même nonchalance, et tint à expliquer son comportement.

-En fait, sans faire exprès, j'ai dû raconter une de tes conneries à Sonia, et…
-Comment ça, une de mes conneries? Je fais jamais de conneries!
-Je crois que Peter veut parler de tes blagues, Stefen, intervint Nathaniel. Et si c'était une blague salace, j'imagine bien la réaction de ta femme, Peter.
-Future femme, corrigea-t-il.
-Hein?
-Ils sont pas encore mariés, même pas fiancés, expliqua Stefen.
-Oups désolé. Comme vous aviez l'air de vivre ensemble, j'ai supposé que…
-C'est pas grave va, c'est un peu compliqué, notre situation, le rassura Peter sans pour autant entrer dans les détails.

Ensuite, Peter narra le déroulement du dîner, comment il les avait reçus, comment il avait fait la connaissance de la "petite amie" du jeune homme en question, comment la bonne ambiance s'était rapidement installée entre eux trois, comment Sonia les avait accueillis, pourquoi il soupçonnait que la "petite amie" n'était en fait que la meilleure amie… Il n'oublia aucun détail de la soirée, mais prit encore bien soin de cacher tout ce qui avait trait à l'équitation. Ainsi, il ne mentionna pas la question embarrassante de Sonia, ni la raison qui avait conduit les deux hommes à s'isoler dans le jardin. Il ne put raconter non plus la conversation que les deux femmes avaient tenue entre elles, lorsqu'il était absent. Ces petits oublis ne parurent pas déranger ses interlocuteurs, alors il enchaîna sur la fin la soirée, plutôt catastrophique, lorsque Sonia avait mis à la porte les deux invités sans aucune explication. Stefen assura alors en rigolant, que finalement, il était bien content de ne pas avoir été invité depuis toutes ces années, et Nathaniel ajouta un commentaire désobligeant qui fit rire Peter.

Peter, à chaque fois qu'il évoquait un souvenir avec Mikaël, prenait le temps de décrire ce qu'il avait ressenti, sur le coup, et ensuite également. Il émettait aussi quelques suppositions quant au ressenti du cavalier, et lui prêtait des émotions qu'il n'avait peut-être pas eues. Il voulait que ceux qui allaient l'aider, afin qu'ils ne puissent pas se tromper, aient tous les éléments nécessaires en main. Néanmoins, ils ne furent pas dupes, et ne prirent pas pour argent comptant les hypothèses de Peter: cela les renseignait juste sur ce que pouvait éprouver Peter, puisqu'on prête en général ses propres sentiments aux autres.

Après plus d'une heure de discussion pendant laquelle Stefen et Nathaniel étaient peu intervenus, Peter arriva à la fin du coup de téléphone qu'il avait passé le matin même, et attendit avec anxiété leur verdict. Ses mains, légèrement humides à cause de la transpiration et du stress, ne cessaient de bouger: aussitôt sur les genoux, elles migraient sur le canapé, pour ensuite aller gratter la nuque ou le nez, et Stefen, quoiqu'amusé par ce spectacle qu'il avait peu l'occasion de voir, se décida à intervenir.

-Peter, calme-toi s'il te plaît. Ce n'est pas une condamnation à mort. On va juste te dire ce qu'on en pense. Ce n'est en aucun cas quelque chose de définitif. Ce n'est pas parce qu'on pense que tu es gay, ou pas, que tu l'es forcément. On a pas la science infuse, on se base juste sur notre expérience, qui est pas bien grande. Ensuite, c'est à toi de voir comment tu prends notre avis. Nous, on est là que pour t'aider, pour te permettre de mettre de l'ordre dans tes idées, d'accord?

Peter acquiesça nerveusement puis fit voguer son regard de Stefen à Nathaniel, et de Nathaniel à Stefen. Ce fut Nathaniel qui prit la parole le premier.

-Peter, d'après ce que tu nous as dit, ça serait vraiment présomptueux de ma part d'affirmer que tu es gay, ou que tu ne l'es pas. Tout ce que je peux dire, c'est que tu apprécies énormément ce jeune homme… Peut-être même que tu en es amoureux?
-Amoureux? répéta, incrédule, Peter, avec une voix rendue étrangement aiguë par la nervosité.
-Ton sourire quand tu en parles, tes yeux qui pétillent, le fait que tu te souviennes du moindre détail de vos rencontres, la façon que t'as de partir un peu autre part quand tu parles de lui, et même le fait que tu te sois posé la question si t'étais gay ou non… Tout ça me laisse croire que tu es peut-être amoureux de lui.
-En plus, tu l'as embrassé, sur la tempe certes, mais embrassé quand même. Et t'as eu un début d'érection en le regardant. Alors je suis d'accord avec ce qu'a dit Nathaniel, déclara Stefen.
-Mais… mais, balbutia le pauvre Peter, qui semblait complètement perdu. Mais, ça je le savais déjà. Enfin, je m'en doutais. Pas que j'étais amoureux de lui, non, j'ai pas pensé comme ça. Mais… je devinais bien que je ressentais une attirance… une attirance plus qu'amicale. Et puis… Mais… Pour… Mais, ça c'est pas… En fait, se reprit-il, ce que je veux savoir, c'est si je suis gay ou pas.
-Peter, on t'a déjà expliqué qu'on ne pouvait pas répondre à ça. C'est à toi de trouver la réponse en toi, dit calmement Stefen, en posant une main sur son bras pour l'apaiser.

Il comprenait parfaitement le désarroi de Peter pour l'avoir vécu huit ans plus tôt. A cette époque, c'était Nathaniel qui était à sa place, à essayer de le rassurer, de lui dire que ce n'était pas la fin du monde d'être amoureux d'un homme, d'être gay. Et au final, s'il avait pu accepter ses paroles réconfortantes, c'est parce qu'il était déjà amoureux de lui. Mais ce n'était pas le cas de Peter, et même si l'amitié qu'il éprouvait pour Stefen était forte, cela devait être très dur pour lui d'admettre tout ce qu'ils lui disaient. Cependant, ce n'était pas tant ça qui semblait lui poser problème, que l'incertitude des réponses apportées, alors Stefen choisit d'exprimer très clairement, en mettant des mots dessus, ce qu'il ressentait de la situation de son ami. Ainsi, peut-être ce dernier se sentirait véritablement aidé, et pas encore plus perdu, et peut-être pourrait-il prendre une décision quant à son avenir.

-Peter, je vais te dire ce que j'en pense, même s'il se peut que ce soit des conneries, d'accord?
-Oui, oui, vas-y, sanglota Peter, que le stress avait complètement retourné au point de le faire pleurer.
-Eh, sssch, Peter, ça va aller.

Peter renifla deux ou trois fois avant de le regarder avec ses yeux encore remplis de larmes, le suppliant de continuer.

-Le fait que tu sois attiré par un homme, ou même amoureux d'un homme, commença Stefen en pesant chacun de ses mots devant un Peter pendu à ses lèvres comme s'il énonçait la parole divine, ne veut pas dire à tous les coups que tu es gay. Bien sûr, ça augmente les chances que tu le sois, mais tu peux tout aussi bien être bisexuel, ou alors carrément un hétéro amoureux de quelqu'un du même sexe. Ca arrive de temps en temps. Dans le temps, avant que je ne sois sûr d'être gay, Nathaniel m'avait dit que l'amour n'avait pas de sexe. Ce que je veux dire Peter, c'est qu'on tombe amoureux d'une personne, d'un caractère, d'une personnalité, pas d'une bite ou d'une chatte.
-Mon Dieu, soupira Nathaniel en passant une main sur son visage. Mon dieu, mon Dieu, t'es vraiment pas croyable Stefen, tu trouves le moyen d'être vulgaire alors qu'on parle d'un sujet sérieux.
-Au moins ça l'a détendu, regarde, il rigole, se défendit Stefen en pointant Peter, qui hoquetait effectivement dans ce qui ressemblait à un rire. Mais si tu peux faire mieux, vas-y.
-Merci. Peter, je pense sincèrement que ce n'est pas le plus important de savoir si tu es gay ou non.
-Mais si je ne sais pas ce que je suis, sanglota le jeune homme, comment je peux me construire une vie? J'aurais l'impression de me mentir tout le temps.
-Ca dépend de quel côté tu vois ça. Prenons un exemple ancré dans la réalité: moi. Quand j'étais plus jeune, je me suis posé la question, comme toi, de savoir si j'étais gay, hétéro ou bi. J'ai passé des mois et des mois à me torturer la tête avec ça, ça m'a vraiment pourri la vie. Et finalement, j'ai renoncé à trouver une réponse. Et je suis beaucoup mieux dans ma peau depuis.
-Comment ça?
-Tu vois, je me suis dit que être étiqueté, catégorisé gay, hétéro, ou bi, ça ne m'apporterait rien du tout. J'ai trouvé que c'était un classement vraiment réducteur, qui ne représentait en aucun cas toute la diversité des êtres humains. Alors plutôt que me définir par un nom, j'ai préféré me définir par rapport aux choses et aux gens que j'aime. C'est l'amour que je porte à ceux qui m'entourent qui me construit et c'est leur regard qui me dit qui je suis. Après, que le citoyen lambda pense que je suis gay, ou hétéro ou quoi que ce soit d'autre, j'en ai rien à foutre. Je n'en ai pas besoin. Tu comprends ce que je veux dire?

Peter ne répondit pas tout de suite et prit le temps de réfléchir à ce que venait de dire Nathaniel. Son raisonnement ne paraissait pas absurde, mais c'était peut-être dû à l'émotion qu'il éprouvait à l'instant. Peut-être que plus tard, quand il y re-réfléchirait l'esprit reposé et clair, il ne comprendrait plus comment il avait pu y adhérer. Cela le terrifia, car il savait que dès lors qu'il aurait accepté, même une seule fois, les idées de Nathaniel, il aurait du mal à s'en défaire, et à revenir à ce en quoi il croyait auparavant. Alors il pesa longuement le pour et le contre, et trouva un argument qui pesait lourd dans la balance du contre.

-Oui, je crois que tu comprends ce que tu veux dire… Mais, il y a un problème… Si jamais on n'aime personne?
-Quand je parlais des personnes que j'aime, je ne faisais pas seulement référence à Stefen, mais aussi à mes amis, à ma famille. Tu as forcément une famille qui t'aime.
-Et qui va peut-être me renier quand je leur dirais que je sors avec un homme, si jamais cela se produit. Et pareil pour mes amis. Déjà que j'en ai pas beaucoup…
-On ne sait jamais ce qui peut se passer, reconnut Nathaniel, mais déjà, tu peux compter sur Stefen et sur moi. Stefen est ton ami depuis des années, et moi, j'ai bien envie de le devenir, après cette soirée. Et sois sûr qu'on ne coupera pas les ponts parce que t'aimes un homme, assura-t-il en rigolant.
-Ca je m'en doute, dit-il en souriant de façon encore incertaine, son stress persistant malgré lui.
-Et puis, enchaîna Stefen, il faut quand même que tu saches que tout ça ne se construit pas en un jour. Ca prend du temps. Il faut que tu apprennes à reconnaître les gens en qui tu peux avoir confiance, sur lesquels tu peux t'appuyer pour te construire. Comme nous par exemple. Donc, pour en revenir au sujet de départ, ce petit mec mignon pour lequel tu as craqué, tu dois avant tout apprendre à mieux le connaître. Ensuite, seulement, tu pourras dire si tu es amoureux ou pas, même si à mon avis, c'est déjà fait.
-Tu te contredis pas un peu là Stefen? le taquina Peter.
-On s'en fout! C'est pas parce que c'est contradictoire que c'est incompatible!
-Ca dépend du point de vue…
-Peter, tu fais chier là. Je disais donc: tu vas savoir si tu es amoureux ou pas, et ensuite tu te demandes si lui est amoureux ou pas.Ca sert à rien de s'interroger sur ses sentiments si t'es pas sûr des tiens.
-De toute façon, les siens, c'est du tout cuit, répliqua-t-il, il ne sera pas amoureux de moi. Il n'est pas gay, il me l'a dit.
-Toi non plus, tu n'étais pas gay il y a quelques mois, crut bon de préciser son collègue.
-Raaah! Stefen, tu vas finir par me faire tourner en bourrique!
-Oui, c'est une de mes spécialités! sourit-il. Mais bon revenons à nos moutons: le plus important, c'est quoi Peter?
-Euh… que j'apprenne à le connaître, tenta-t-il devant le regard insistant de son ami.
-Exactement! triompha Stefen. Maintenant qu'on t'a bien aidé, dis-nous comment il s'appelle, exigea-t-il avec un grand sourire.
-Eh! C'était pas marqué "Conseil gratis" sur la porte? répliqua Peter, essayant de cacher son malaise face à cette question embarrassante.
-Si, si, mais on n'est pas contre un petit pourboire, renchérit Nathaniel.
-Alors, c'est quoi son prénom?
-Vous ne saurez pas, na! s'entêta Peter
-Allez quoi, sois sympa, insista de nouveau Stefen.

Une petite bataille amicale et pleine de rires, de sous-entendus et de suppositions abracadabrantes s'engagea entre Peter et le couple pour connaître le nom du peut-être futur heureux élu du cœur du jeune inspecteur. Soudain, Stefen lâcha une hypothèse relativement plausible et à laquelle il pensait depuis quelques minutes.

-Dis moi pas que c'est un des suspects de l'enquête!

L'éclat de rire qui s'ensuivit visait à dédramatiser les paroles, mais Peter n'en eut pas conscience: les paroles résonnaient tel un écho dans son crâne, et il sentit son sang quitter son visage. Stefen et Nathaniel notèrent également la pâleur soudaine de leur ami, et ils redevinrent sérieux immédiatement.

-Peter, ne me dis pas que c'est ça, dit Stefen d'une voix blanche.

Peter ne dit pas un mot, mais les yeux effrayés qu'il lui lança suffirent comme confirmation pour Stefen. Ce dernier se leva et asséna une claque magistrale à son ami. Sa tête valsa et sa joue gauche se colora d'une jolie teinte rouge. Peter porta lentement une main à son visage meurtri et prononça un faible "Si c'est ça". Stefen alla pour lui colorer l'autre joue de la même manière lorsque Nathaniel retint son bras.

-Arrête, tu sais très bien qu'on ne choisit pas de qui on tombe amoureux.
-Oui, mais… tenta-t-il de protester avant de se rendre à l'évidence: son compagnon avait raison.

Il ramena son bras le long de son corps et avec un regard peiné, il s'excusa auprès de Peter.

-Pardon, je me suis emporté. C'est lequel de cavalier?

Touché par son attitude, Peter ne put se résoudre à lui mentir. De toute façon, il savait que cela ne l'avancerait à rien, à part à perdre la confiance de son ami. Et puis, il se prenait à espérer que peut-être, Stefen le soutiendrait.

-Le petit génie, annonça-t-il, Mikaël Blowsworth.
-T'as pas choisi le plus moche, commenta-t-il avec un sourire forcé.

A cette remarque, Peter se replia sur lui-même et éclata en sanglots. Devant ces épaules agitées de soubresauts, Stefen s'accroupit, enlaça maladroitement son ami, et fut bientôt rejoint par Nathaniel dans ce câlin improvisé. Peter, entre deux crises de larmes, lorsqu'il arrivait à émettre quelques sons, ne faisait que s'excuser. Il ne savait pas trop à qui et pour quoi il devait s'excuser, mais il savait qu'il avait fait quelque chose de mal, alors il demandait à ce qu'on le pardonnât. Nathaniel, le cœur serré devant l'attitude de l'inspecteur, resserra sa prise autour de ses épaules, pour lui faire comprendre qu'il le soutenait et qu'il ne devait pas s'excuser d'aimer quelqu'un, quel qu'il soit. Stefen, qui avait d'abord été en colère, était maintenant dérouté par l'attitude de Peter; et encouragé par son compagnon, il lui apporta également son soutien.

-Peter… Peter… Calme-toi… Tout va bien… Sssch… Ca va aller… Ca va aller… On est avec toi… N'aie pas peur… Tout va bien… Ca va être notre secret à tous les trois, d'accord? Personne d'autre ne sera au courant… Et si jamais au boulot, on soupçonne quelque chose, je démentirai, d'accord?

Peter, en entendant ces paroles, fut de nouveau sujet à une crise de larmes, mais il put adresser un visage plein de reconnaissance, même si barbouillé de larmes et de morve, envers Stefen, puis envers Nathaniel, qu'il savait impliqué cette décision.

-En échange, tu me promets de ne faire aucune imprudence, et de ne pas t'exposer inutilement avec lui.
-Pro… mis, hoqueta-t-il. Mer… ci.
-De rien. C'est normal: entre amis, on doit s'aider et se soutenir, non?

Peter hocha la tête et enlaça tendrement Stefen, qui s'était redressé lorsqu'il avait parlé de la promesse. Ainsi, il lui montrait de nouveau sa reconnaissance, d'une manière beaucoup plus explicite que des mots. D'un geste, il attira également Nathaniel dans l'étreinte. Ils restèrent ainsi enlacés quelques minutes jusqu'à ce que Peter commence à dodeliner de la tête, et à somnoler sur l'épaule de Stefen. Ils se séparèrent et Stefen porta son ami jusque dans sa chambre. Là, aidé de son compagnon, il le déshabilla et voulut lui enfiler un pyjama. Mais Peter, après avoir tant pleuré, s'était écroulé de fatigue et dormait déjà à poings fermés. Alors la tentative de lui faire porter un quelconque vêtement pour dormir échoua lamentablement, et ils le laissèrent en boxer. Nathaniel le recouvrit de la couette bleu nuit et Stefen lui caressa les cheveux avant de lui souhaiter une bonne nuit, pour la forme. Puis ils s'en allèrent dans leur chambre.

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commentaires

rafa 08/06/2009 19:32

Tres belle partie! Je vais pas etre originale en disant que c'est tres bien écrit et réaliste. On se perd pas du tout et on visualise tres bien la scene. Par contre il y va fort, Stefen, avec la gifle! Je m'y attendais pas! Pauvre Peter au bout du roulot, c'est presque marrant ( mais surtout touchant, t'inquietes!)Et les gays peuvent-ils vraiment aimer le football américain? Nan, j'y crois pas!

Skorpan 08/06/2009 19:40


Merci, merci, merci! *s'incline et lui baise les pieds XD*
Peter va se ressaisir au fur et à mesure, renrouler le rouleau petit à petit. ;) Quant à la gifle, elle est partie toute seule! lol
Et oui, les gays sont des êtres humains normaux donc ils peuvent aimer le football américain! Quoique, faut être un peu taré pour aimer ça... Alors p'têtre que t'as raison! XD


Merlin 30/05/2009 11:36

han putain j'ai déjà tout lu ! OUINNNNNNNN va falloir que j'attende la suite alors ? snif snif

Skorpan 01/06/2009 17:01


Eh ouais, va falloir attendre! Mais tu verras, l'attente renforce le palisir! ;-)


JoY 29/05/2009 00:04

Bon je suis pas venue depuis un petit moment, désolé! Je suis pas beaucoup passée sur les blogs récemment, mais je suis là, enfin!J'aime beaucoup ton histoire. Après plusieurs chapitres, je m'en suis fait une idée un peu plus précise qu'au début, et je dois dire que je suis conquise^^ Tu décris très bien le milieu dans lequel évoluent les personnages, les relations qu'ils entretiennent aussi. Tout est clair, on ne se sent jamais perdu et c'est déjà un bon point!J'apprécie aussi comment tu exprimes les sentimentes des personnages, on a l'impression d'être dans leur tête ou de voir des personnes qu'on connaît, car ils sont très réalistes.Je suis impatiente de voir la suite, et jusque là, je ne trouve rien à redire. Tout est simple en étant original, et c'est là le plus intéressant!A bientôt^^Bises de JoY

Skorpan 29/05/2009 13:49


Waow, waow, waow! Quel com! *o* Je sais pas quoi dire, à part merci, merci, devant de tels compliments. =D

Je suis vraiment contente que ça te paraisse clair et réaliste, parce que ce sont deux points que je tiens à honorer! (ça serait vraiment con des laisser des lecteurs en chemin par manque de clarté
-_-' ).
La suite arrive lundi, dès mon retour d'Amsterdam. Et encore merci! Ca me fait chaud au coeur! ^^

Bises (et pis, je précise, tu es toute pardonnée: moi-même, j'ai pas eu beaucoup le temps d'aller sur les blogs. J'ai vite fait lu la suite de Simplement Différents sur le tien, et faudrait que je
me replonge dans l'histoire pour commenter... ^_- )


Farah 27/05/2009 23:26

Trop touchant comme chapitre !!!J'ai trop hâte de lire la suite !!!Bon courage !!!

Skorpan 28/05/2009 01:12


Eh oui, Peter se dévoile peu à peu, et s'interroge... Il grandit en quelque sorte. ^^ Et comme tu dis, ça en devient touchant qu'un homme d'un tel âge puisse encore grandir.
Merci pour le com, et la suite lundi prochain! =)


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