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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 17:30
Hello, hello à vous!

Je suis revenue d'Amsterdam ce matin, à 6h30, après une très mauvaise nuit dans le car (franchement, quel conducteur de car aurait l'idée de mettre de la musique super fort alors que tout le car dort? è_é ). Mais ce week-end à Amsterdam a été tout simplement génial! Je suis restée sur le cul face à l'ouverture d'esprit et à la jeunesse de cette ville! Je me sentais, comment dire? Presque comme chez moi, dans mon élément. C'est vraiment une ville super agréable, très très jolie, surtout au niveau architectural. Je n'ai qu'une envie: y retourner! Alors franchement, si vous avez l'occasion d'y aller: foncez!! =D

Seul point noir: les fumées des coffeeshop et autres m'ont foutu un sacré mal de gorge!! Et vachement irrité les yeux! Donc les asthmatiques, et autres allergiques, faut prévoir d'emporter les médocs en quantité suffisante. Et puis aussi, faut s'habituer aux vélos et au code de la route un peu particulier. ^^

Petit souvenir (tout en subtilité) d'Amsterdam:
I amsterdam. ;-)

Bonne lecture! =D






     Comme chaque mercredi après-midi, Peter et Stefen prirent leur pause ensemble. Le plus souvent, ils allaient au café du coin, pour éviter l'ambiance bruyante de la salle de repos. Mais ce jour là, Peter préféra aller s'aérer sur le toit de l'immense bâtiment de police. Il se servit deux tasses de café, une pour lui et une pour Stefen, attrapa un paquet de sablés dans un tiroir de son bureau, et fit signe à son collègue qu'ils pouvaient y aller. Discrètement, pour ne pas être rejoints par des enquiquineurs, ils se dirigèrent vers le couloir. De là, l'ascenseur les mena directement au dernier étage, et ils prirent l'escalier de service pour atteindre le toit. Le vent soufflait fort et balayait l'endroit par rafales. Mais cela n'était pas désagréable au vu de la chaleur étouffante qui régnait dans les bureaux et près du sol. Ce vent était même plutôt salutaire, et ils en apprécièrent le contact avec leur peau trop chaude. Stefen indiqua un coin ensoleillé, où le vent était un peu plus calme. Peter approuva immédiatement et ils s'installèrent à même le sol. Les tasses et les biscuits furent déposés devant eux, et ils commencèrent en silence à savourer cet encas mérité. Après sa deuxième gorgée de café, un sablé à peine entamé à la main, Peter commença à parler, les yeux fixés dans le vide, comme s'il parlait plus à lui-même qu'à Stefen.

-Tu sais, j'ai bien réfléchi à ce que vous avez dit lundi soir, Nathaniel et toi. Et je crois que vous avez tous les deux un peu raison.
-Comment ça?
-Je trouve que Nathaniel a dit quelque chose de très juste quand il disait se définir par rapport aux regards de ceux qu'il aime. Je n'avais jamais vu les choses comme ça, mais il a raison. Depuis que je suis petit, je me construis par rapport au regard que mes parents posent sur moi. Quoi que je fasse, j'attends leur approbation sans vraiment m'en rendre compte. Et puis, le regard de Sonia comptait aussi beaucoup pour moi…
-Comptait? reprit Stefen, soulignant l'utilisation de l'imparfait.
-Ouais… Depuis quelques temps… je sais pas, je dirais entre un et deux ans, on est en désaccord sur tellement de choses que voilà… C'est surtout par rapport à mon boulot qu'elle est pas d'accord. Au début, ça me blessait, mais maintenant, je n'y fais plus trop attention. Je sais pas pourquoi, mais elle arrive pas à comprendre pourquoi je consacre autant de temps à mon travail. Elle percute pas que j'adore ce que je fais, et que je ne peux pas, et ne veux pas, prendre des jours de congé à tout va, pour rester toute la journée au lit avec elle.
-Je crois surtout que c'est parce que tu commences à être trop vieux pour faire une journée complète de baise, que tu ne veux pas prendre de jour de congé, plaisanta Stefen.
-N'importe quoi! rétorqua Peter, sur un ton choqué mais peu sérieux. Je suis très endurant! Avec Sonia, on l'a déjà fait trois fois dans la même nuit. Et on a dû arrêter parce qu'elle se sentait fatiguée. Mais moi, j'étais encore en forme!
-Peuh! répliqua Stefen avec un léger dédain amusé. C'est rien du tout ça. Avec Nathaniel, on…

Un débat animé s'engagea entre les deux hommes, où fantasmes et mensonges côtoyaient aisément la vérité. Les paroles, parfois jalonnées de sous-entendus, ou alors beaucoup plus crues, oscillaient entre un langage familier et un langage vulgaire, mais le tout était enveloppé de leurs rires. Après quelques minutes, les deux amis finirent à terre, pliés en deux, le sourire aux lèvres et les mains sur le ventre, reprenant difficilement leur respiration entre deux spasmes de fou rire. Il leur apparut alors évident qu'ils ne réussiraient pas à se départager, et décidèrent qu'ils étaient ex-aequo. Devant ce résultat, ils se calmèrent peu à peu, restant allongés pour récupérer, et Stefen demanda, l'air absent.

-Au fait, comment on en est venu à parler de SM et de sexe en groupe?
-Je sais pas… Je crois qu'on parlait de Sonia avant.
-Hmmm… C'est vrai, tu disais que tu te disputais souvent avec elle.
-Ouais, c'est ça. D'ailleurs, hier on s'est encore engueulés.
-Ah bon? Pourquoi?
-Sonia m'a chauffé toute la soirée apparemment, et ensuite, au lit, elle a voulu passer à l'action. Sauf que moi, j'étais tellement en train de réfléchir à lundi soir que j'ai rien vu venir, et j'ai comme qui dirait eu une panne.
Stefen pouffa, puis se reprit, sachant pertinemment que ce n'était pas amusant de se retrouver dans cette position là: c'était même carrément inconfortable.
-Et? Qu'est-ce qu'elle a dit?
-Oh… Elle a été très étonnée au départ. C'est la première fois que ça m'arrive. Puis après elle s'est un peu énervée, elle a essayé de "la redresser" comme elle dit. Mais bon, j'étais tellement stressé et focalisé sur ça que ça n'a pas marché. Donc, elle a commencé à se poser des questions…
-Sur ta sexualité?
-Hein? Ah non, pas sur ça. Mais elle arrêtait pas de se remettre elle-même en question: est-ce que je suis encore attirante, est-ce que tu m'aimes encore… et tout le baratin. Et quand t'as une femme limite au bord de l'hystérie qui te pose ces questions, t'as pas d'autres choix que de dire oui. Même si tu le penses pas forcément. Bref, c'était chiant à mourir, et ça m'a pourri la soirée.
-Je comprends, mais si je me mets à sa place, et que je t'écoute, je me dis que t'es pas super sympa.
-Tu vas pas prendre sa défense non plus? demanda Peter suspicieux, en lui jetant un regard de biais.
-Non, j'aime juste faire l'avocat du diable. Tu me connais…
-Ouais, mais ce qui m'énerve, c'est qu'elle en fasse toute une histoire, alors que c'est juste UNE panne, en plus de dix ans de relation. Ma PREMIERE panne…
-Ouais, je vois. C'est chiant. Nathaniel n'en avait pas fait tout un fromage non plus…
-Hein? Toi aussi t'as eu une panne? s'étonna Peter en se relevant sur un coude.
-Et même plusieurs, mais on a découvert après que c'était à cause d'un médicament que je prenais. Enfin, pendant tout le temps où on savait pas, Nathaniel a vraiment su quoi faire pour me mettre à l'aise à chaque fois.
-T'as vraiment de la chance d'avoir trouvé quelqu'un comme lui.
-Je sais, soupira-t-il avec un sourire non loin de la béatitude. Au fait, le point de départ de la conversation, c'était pas que tu avais dit que tu avais réfléchi à notre discussion de lundi?
-Mmmh, si je crois. C'est quand même bizarre comment on peut dériver d'un sujet à l'autre.
-Ouais, mais justement là on essaie de se recentrer. Alors arrête de dévier la conversation, lui dit-il sur un ton de reproche feint.
-Mais je…
-Tututut, pas de mais. Maintenant, je veux savoir la conclusion de toutes tes réflexions.
-La conclusion? Bah, je change rien à ce que je suis, à comment je vis, et cætera, du moins pour l'instant. Tout ce que je vais faire, c'est suivre ton conseil: mieux connaître Mikaël.
-Et ensuite? questionna Stefen.
-Ensuite… on avisera, dit-il vaguement.

Cependant, Peter savait déjà qu'il n'y aurait rien à aviser, rien à faire. Si la conversation de lundi soir avait semé le trouble dans son esprit quant à ses convictions, quant à ses croyances, et surtout quant à sa propre identité, elle avait au moins eu ce mérite-là: éclairer cette partie sombre de son esprit où Sonia avait été jusque là l'unique locataire.

-Et tu vas le voir quand? Parce qu'avec tout le boulot qu'on a, le boulot qu'il a lui, et le fait que vous devez être prudents… Ca vous laisse pas beaucoup de choix, résuma Stefen, sans se rendre compte de la fausseté des dernières paroles de Peter.
-Demain après-midi, je pars plus tôt du boulot pour aller chez le médecin. Je pensais passer à son club ensuite.
-A son club? Mais putain! Je t'ai dit d'être prudent!
-Je serai prudent, ne t'en fais pas. Je vais me faire discret, et essayer de lui parler quand il sera seul, ou avec My.
-My?
-Andersson. Elle est au courant, mais c'est pas de ma faute. C'est lui qui lui a dit. D'ailleurs, sur le coup, j'ai été furieux, alors qu'au final, j'ai fait exactement la même chose avec toi, ria-t-il.
-Mouais, bon, je te fais confiance pour demain?
-Pas de souci Stefen. Bon, c'est pas tout ça, mais je crois que notre pause est finie depuis longtemps, dit-il en se relevant. Tu viens?

Peter tendit la main à Stefen pour l'aider à se relever, puis ils franchirent la porte grise de métal, et disparurent de sur le toit.


     Peter gara sa voiture sur le parking du club hippique, au milieu des autres. Un instant, il avait été tenté de la garer à l'écart, ou légèrement en dehors du club. Mais cela aurait paru suspect, d'autant plus que le club se trouvait au milieu de champs de blé et de maïs. Comme il connaissant un peu la disposition des différents bâtiments grâce à Google Earth, il entra par l'arrière, évitant ainsi de passer devant les fenêtres du club-house. Il dépassa ce qui ressemblait à une remise, puis longea un mur à la couleur défraîchie, lorsqu'une forte odeur envahit ses narines, lui provoquant un haut-le-cœur. Cela lui rappelait l'odeur des boxes sales, mais en beaucoup plus intense. Après quelques mètres, il arriva à l'endroit où le mur tournait, et il découvrit une grande porte, de plusieurs mètres de long et de hauteur. Les battants étaient entrouverts mais ne permettaient pas de voir ce qu'il y avait à l'intérieur. Il s'approcha et tendit la main pour attraper l'un des panneaux faits de bois et de métal, lorsqu'une voix féminine s'éleva derrière lui.

-Je serais vous, je n'ouvrirais pas.

Il se retourna brusquement et fit alors face à une dame d'environ soixante ans. C'était la première fois qu'il voyait quelqu'un d'aussi âgé dans un club, et il essaya tant bien que mal de cacher sa surprise, ainsi que sa gêne d'avoir été découvert.

-Euh… pourquoi?
-Parce que c'est là qu'on met le fumier en attendant qu'il soit ramassé. M'enfin, vous faîtes comme vous voulez, je m'en fous. Y'en a qui sont bien obligés de passer plusieurs heures les pieds dedans, donc c'est pas si insupportable que ça comme odeur.
-Ah, fit-il avant de se reprendre pour essayer de se diriger dans cet énorme complexe, excusez-moi, mais je suis un ami de Mikaël Blowsworth, est-ce que vous savez où je pourrais le trouver?

La dame le dévisagea pendant de longues minutes avec un regard inquisiteur, se demandant probablement s'il était réellement ce qu'il prétendait être. Elle sembla conclure que oui puis regarda sa montre.

-Il est bientôt huit heures, donc il doit finir de s'entraîner dans la petite carrière de dressage. C'est la carrière la plus éloignée du club-house. Vous suivez le chemin là, et vous y êtes. Vous étonnez pas si vous rencontrez personne, à cette heure là, y'a plus grand monde. Quoique… il y a encore des cours, mais de ce côté là, l'informa-t-elle en pointant la main dans la direction opposée au chemin indiqué précédemment.
-D'accord, merci beaucoup Madame.
-De rien, bonne soirée, dit-elle avant de se retourner pour rejoindre le parking.

Après quelques minutes, elle disparut du champs de vision de l'inspecteur, et il se décida enfin à bouger. Il prit le chemin indiqué par la femme, et bientôt le goudron fit place à de la terre. Heureusement, il n'avait pas plu ces derniers temps, et tout était sec. Néanmoins Peter devait faire attention aux rigoles et aux trous qui surgissaient à n'importe quel moment et menaçaient de le faire tomber. Après avoir failli s'étaler par terre deux ou trois fois, il aperçut enfin la carrière. Enfin, ce qu'il crut être la carrière, au vu des chevaux qui évoluaient à l'intérieur. Il s'agissait en fait plus d'un rectangle dépourvu d'herbe qu'autre chose. Aucune barrière ne délimitait l'endroit, et les lettres, inhérentes à toutes carrières de dressage, étaient inscrites sur des morceaux de papier agrafés à des tiges en bois, elles-mêmes plantées dans le sol. En s'approchant, il s'aperçut que l'herbe progressait vers l'intérieur, envahissant peu à peu l'espace dédié aux cavaliers. Il observa donc les traces des chevaux puis se plaça vers ce qui lui semblait être le milieu de la longueur, légèrement à l'extérieur de la carrière. Du moins il l'espérait. Il jeta un coup d'œil aux alentours, et s'aperçut alors qu'il était le seul spectateur. Avec la nuit tombante, la température qui suivait la même courbe descendante, et l'éloignement de la carrière, c'était assez compréhensible. Il frissonna un peu de froid puis s'absorba dans la contemplation des cavaliers qui évoluaient à différentes allures, chacun travaillant quelque chose de particulier.

Il reconnut aisément Mikaël, même s'il ne portait pas sa tenue de concours. Il était vêtu d'une culotte noire, avec des boots et des mini-chaps assorties. En haut, il avait un T-shirt bleu clair, suffisamment large pour ne laisser que deviner ses formes. Aux mains, ils portaient ses éternels gants noirs, et sur la tête, rien du tout, au grand étonnement de Peter. Il avait appris au fur et à mesure qu'il se familiarisait avec le monde du cheval que le port de la bombe, ou du casque, était obligatoire, et cela le surprit de voir quelqu'un d'aussi impliqué que Mikaël monter nu tête. D'ailleurs, après réflexion, aucun des cavaliers présents ne portaient de bombe. My avait une casquette rouge, contrastant avec le reste de sa tenue, entièrement beige, à l'exception de ses boots et chaps. Elle allait tranquillement au pas au côté de Mikaël, lui désignant de la tête l'endroit où se tenait Peter. Mais elle fut rappelée à l'ordre par un vieil homme, et dut repartir au trot, laissant Mikaël seul. Celui-ci se dirigea au petit galop vers Peter et le salua d'un grand sourire.

-Salut! Ca va?
-Ouais, et toi?
-Bien, bien, merci. Dis, c'est pas trop risqué de venir me voir ici, comme ça? s'inquiéta Mikaël, qui avait eu suffisamment de temps pour réfléchir à leur situation délicate.
-J'ai pris mes précautions, le rassura Peter. Mais justement, je me disais qu'on pourrait peut-être parler de ce problème une fois que t'aurais fini. Tu montes qui? Gallium, c'est ça?
-Ouais, c'est ça. T'as bien reconnu, sourit Mikaël, un brin fier de son cheval. Je suis en train de travailler les cessions à la jambe au galop. Il est toujours aussi chiant sur ça, à accélérer comme un malade. Mais bon, je commence à l'avoir bien en main. Maintenant, c'est moi qui aie quelques problèmes, à me tordre dessus comme un bossu! rigola-t-il.
-Ok, et c'est qui les autres qui montent avec toi?
-Là bas, y'a My. Aujourd'hui elle monte un jeune cheval un peu fou-fou. Je l'ai monté hier, il est génial, mais il y a pas mal de boulot dessus. Je pense qu'elle va l'adopter. En tout cas, c'est pas moi qui vais le travailler à temps plein, j'ai déjà assez de Jéricho et de Jazz.
-Jazz?
-C'est un très jeune cheval, qui est pas tout à fait débourré. Il est très prometteur, donc j'ai décidé de m'en occuper. En plus, il est adorable au box. A chaque fois qu'il me voit, il me fait un shampoing et un soin du visage. Et de temps en temps, il se prend aussi pour un pressing, à me lécher les vêtements de partout, dit-il un énorme sourire plaqué au visage.

D'abord surpris qu'un cheval puisse faire un shampoing à quelqu'un, Peter rigola en comprenant finalement ce que Mikaël voulait dire.

-L'alezan crins lavés qui fait une volte en F, c'est Christopher Bullock, poursuivit Mikaël, reprenant sa description des cavaliers. Au dressage, c'est un ouf. Mais à l'obstacle, il se ramasse comme une merde en général. Celui qui est arrêté, à parler au coach, c'est Gabriel Doscientos. Il a du sang espagnol dans les veines, exactement comme son cheval! plaisanta-t-il.
-Vous avez deux coachs? remarqua Peter, voyant deux hommes à terre d'à peu près même allure.
-Non, en fait y'a mon coach, Edward Fork, et y'a celui de My, Charlie Tango.
-Charlie Tango? Drôle de nom…
-C'est un surnom. Je crois que ça vient de son frère qui est aviateur. M'enfin… Donc Charlie s'occupe de My et de William Hawlbird, qui est déjà parti retrouver femme et enfants. Et Ed nous entraîne, moi et tous les autres qui sont sur la carrière. D'ailleurs, là bas, au fond, c'est Joe, poursuivit Mikaël. Joseph Callister. C'est pas le plus doué, il a toujours besoin de travailler plus que les autres pour arriver au même niveau. Mais il est très appliqué, alors ça va.
-Mikaël! Tu veux pas non plus que je t'apporte du thé et des petits gâteux?!? gueula l'un des hommes à terre, que Peter reconnut comme Edward Fork.
-Oups, je dois te laisser. On finit dans pas longtemps, t'as qu'à attendre ici et on rentrera ensemble, proposa Mikaël précipitamment.

Peter approuva d'un mouvement de la tête et Mikaël partit au petit trot voir ce que voulait son entraîneur. Après quelques paroles échangées, le jeune homme partit sur une piste intérieure. Satisfait, Ed s'intéressa à un autre de ses cavaliers, qui venait de réaliser un changement de pied au galop assez réussi.

-Ok! C'est bon, Joe! Tu le laisses sur ça! Tu le trottes encore un peu en le laissant étendre l'encolure et tu le rentres. Christopher et Gabriel, pareil! Vous les laissez sur ça, ils ont assez bossé pour aujourd'hui. Mikaël, je veux revoir une cession à la jambe droite au galop. Donc tu te mets à main gauche, tu pars au galop à gauche en E. Tu prends la prochaine diagonale en F, et sur la diagonale, tu me fais ta cession! Et tu me changes de pied en arrivant à la piste en H.
-Ok coach!
-Et les autres, vous dégagez la piste pour ne pas le gêner!

Sur ces mots, tous les cavaliers se mirent en piste intérieure, y compris My, à qui son coach avait aussi dit que l'entraînement était fini. Ils laissèrent ainsi la place à Mikaël qui marchait d'un pas actif sur la piste.

Peter avait à peu près compris ce qu'avait dit Edward Fork, du moins l'essentiel: Mikaël allait réaliser une dernière figure avant d'arrêter. Alors autant en profiter pleinement, se dit-il, et ses yeux se fixèrent sur son ami, qui pour l'instant marchait sur la piste. Et il ne l'aurait pas quitté des yeux une seule seconde s'il n'y avait eu pour s'interposer entre eux deux lors d'un tournant, Joseph Callister et son cheval gris. Cheval qui décida d'ailleurs de montrer qu'il était heureux que la séance se finisse juste au moment où il passait près de Gallium. Peter vit alors ses postérieurs se lever, son cavalier encaisser relativement bien la ruade, et derrière eux, Gallium partir au galop, s'arrêter, ruer, puis repartir au galop sur quelques mètres de distance. Abasourdi par cet enchaînement très rapide d'événements, Peter resta de marbre, les yeux agrandis par la surprise et la bouche entrouverte. Ce ne fut que lorsqu'une voix furieuse et angoissée s'éleva dans le silence campagnard qu'il s'aperçut que quelque chose n’allait pas: la selle de Gallium, toujours au galop, était vide.

-Arrêtez-le! Arrêtez-le! Le laissez pas sortir de la carrière! Putain mais arrêtez-le! s'égosillait sans cesse Edward Fork.

Les autres chevaux, obéissant aux ordres de leurs cavaliers, s'étaient mis au galop et tentaient d'encercler l'alezan, mais celui-ci, malin, s'échappait systématiquement. Inquiet, Peter se leva pour mieux suivre ce ballet hippique des yeux, et après deux ou trois minutes, qui avaient paru durer une éternité pour chacun, Gallium daigna enfin s'arrêter, les autres chevaux l'entourant de près. Alors que son angoisse allait diminuant, le danger étant écarté, Peter aperçut soudain une forme vaguement humaine au milieu des jambes des chevaux. Son cœur s'arrêta de battre un instant, et les jambes flageolantes, il se laissa tomber dans l'herbe.

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commentaires

Rafa 09/06/2009 16:46

Chouette! J'espere qu'il est mort!!! Rahahaha. Ca lui apprendra a faire du dada tiens!Pff, le coup du suspens c'est du nimporte quoi! Pour la peine je fais la greve de la lecture, voilà!

Skorpan 09/06/2009 19:29


Fais la grève si tu veux! Moi je continue à écrire! =D


Merlin 03/06/2009 14:42

oh non ça peut pas s'arrêter comme ça ! je veux la suite

Skorpan 03/06/2009 18:08


Eh si! Ca peut s'arrêter comme ça! =D (je suis sadique, je sais! Mais j'aime ça! Mouhahahahahaha! *rire sadique* XD)


Farah 02/06/2009 20:40

OH NON !!! Il est tombé de cheval !!!J'espère que ce n'est pas trop grave, Peter n'a même pas eu le temps de lui dire ses sentiments !!!Espérons que l'auteur sera remédiée à cela !!!Bon courage pour la suite !!!

Skorpan 03/06/2009 00:52


Eh ouais, les risques du métier! Que veux-tu? Faut bien pimenter un peu le récit! :-p
Et je rappelle, à tout hasard, que l'auteur à TOUS les droits sur ses persos! XD Mais je ne suis pas aussi sadique que j'en ai l'air... ^_-


Absynthe 01/06/2009 21:55

Arrrrg nooon!Bon sang, juste quand je me remets à te lire ça se finit en queue de poisson xDDDHeu l'arrêt de lecture était pas volontaire, soit dit en passant, c'est les newsletter qui sautaient directement dans les courriers indésirables. Je viens juste de capter ça xD.En tout cas c'est un véritable bonheur de te lire, j'adore franchement. En plus ça avance bien entre Peter et Mikael, manque de bol today il se la joue crèpe, ce qui va un peu freiner les choses xD...Ne nous fais pas le coup de l'amnésie c'est tout ce que je te demande ^^'... Y en a partout! Jte jure. C'est dinguen, dès qu'un auteur manque d'inspiration, il nous sort ça. Alors que nous on en a limite RAF on sait très bien qu'il va retrouver la mémoire au moment critique xD...Bref, en tout cas (même avec la possible amnésie) bravo pour ce que tu fais, c'est excellent. Et il est chouette le nouveau design, le truc du fond fait un peu écurie ^^.(Tin d'ailleurs, j'ai visité une écurie ma-gni-fique! Genre les murs étaient beige très clair, la moitié basse dans les boxes recouvert d'un plastique/mousse brun imitation bois, les portes de boxe bleu très clair (parait que ça fait fuir les mouches) et des lampes (propres) au dessus de CHAQUE boxe. Le bonheur, j'étais à deux doigts de leur demander de me laisser habiter là xD)Heu voilà, je m'étale.Bref bisous à très vite pour la suite! et bon courage!

Skorpan 02/06/2009 00:17


Eh ouais pas de bol! Je fais pas souvent des fins sadiques, et là, faut que tu tombes dessus! lol

J'adore comment tu dis: "il se la joue crêpe"! XD Je dirais même crêpe au sable! Et honnêtement, pour te rassurer, le coup de l'amnésie ne m'a même pas traversé l'esprit! Surtout que pour ce qu'il
y a à oublier... -_-' Je suis sûre que Peter en profiterait pour mettre fin à leur relation, la trouille reprenant le dessus!
Donc rien à craindre, je ne fais pas le coup ultra classique (maintenant que tu me l'as dit, c'est vrai que j'en ai lu pas mal avec des pertes de mémoire, et "oh! Il se souvient de tout au moment
crucial!" C'est un peu énervant!) de l'amnésie. J'ai fait pire! *niark niark niark*

Pour le nouveau design, je le trouvais joli, un peu plus orienté écriture, avec ce genre de feuille de calepin déchiré. C'est un truc que je voudrais faire. (J'ai déjà fait une série stylo/crayon
sur feuille de cours en photo, qu'il faudrait que je mette en ligne) Mais j'avoue que j'avais jamais pensé au design comme rappelant l'équitation, et vu les écuries que je connais, ça fait vraiment
trop propre! XD

Les écuries que t'as visitées m'ont l'air bien sympa, enfin, très propres quoi. Je vois tout à fait le genre, j'en ai déjà vu quelques unes. Et ça m'a laissé une drôle d'impression, comme si
c'était mort. Qu'il n'y avait personne qui s'occupait des chevaux. J'ai trouvé ça trop propre pour un club d'équitation, où il est censé avoir de la vie presque tout le temps, et où donc c'est
impossible de garder les trucs nickel chrome! Mais je reconnais qu'un coup de chiffon de temps en temps sur les lampes ne ferait pas de mal! (et pas mal la remarque sur le bleu! XD Je savais
pas.)

Bisous


Så Här Är Det!

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  • Nangilima
  • : Un blog où je vais publier mes écrits, avec des relations hétéro et homosexuelles explicites, donc ceux qui ne veulent pas lire, la croix rouge en haut à droite peut vous être utile. Aucun plagiat n'est accepté! Et aussi je vais un peu parler de ce qui influence mes écrits: musique, bouquins, etc.
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Skorpans Nangilima


En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


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Tous les résumés et histoires à venir sont disponibles ici.
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"Un écrivain ne confie tout ni à ses journaux intimes, ni à sa correspondance;
seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

François Mauriac 

Andra saker ni kan se

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Vad som helst...



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"Alors si tu sens l'angoisse de la page blanche, prends en une rose."
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