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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 19:00
Je suis tellement fatiguée et out, que je n'aurais qu'une seule chose à dire: bonne lecture! ;-)






     Mikaël était rentré chez lui, dans cette petite chambre aux murs blanc cassé, située au dessus du manège. Il avait retrouvé sans joie son lit, son placard et la petit table installée sous la fenêtre. La minuscule salle de bains lui avait réservée une jolie surprise pour son retour, en l'accueillant avec une odeur de renfermé et des moisissures à différents endroits. Alors avant même de défaire ses affaires, il décida de remettre de l'ordre dans ces quelques mètres carrés qu'il occuperait pour encore plusieurs mois certainement. Il prit ses draps et les descendit jusqu'au club house, où il les déposa dans le grand bac à linge sale. Puis il fouilla dans la réserve à la recherche d'un set de draps propres, et après avoir tout retourné, il trouva deux taies d'oreiller, une housse de couette et une alaise. Ce n'était pas assorti mais Mikaël n'en eut cure: c'était propre et c'était tout ce qui comptait. En ressortant, il attrapa un balai qui traînait par là, ainsi qu'une balayette.

Il revint dans sa chambre les bras chargés et posa toutes ses trouvailles sur son matelas. Il attrapa sa couette et la fit pendre par la fenêtre, pour l'aérer un peu. L'odeur de cheval y était trop bien imprégnée pour qu'elle la perde mais au moins, elle sentirait un peu plus frais. Ensuite, il voulut s'occuper de son matelas, mais réalisa qu'avec toutes les affaires posées dessus, il ne pouvait pas. Alors il repartit vers le club house. Il y trouva du cif, une vieille éponge, quelques serpillières, plusieurs chiffons, une grosse boîte de mouchoirs, du spray anti-acarien, du liquide vaisselle et un grand seau. Ainsi armé, il retourna à sa chambre. Il nettoya d'abord la petite table avec du cif, et après l'avoir bien essuyée, il posa les draps propres dessus. Il sortit le matelas de son sommier et le traîna dans le couloir. Là, il l'aspergea des deux côtés du produit anti-bêtes en tout genre qu'il avait récupéré, et le laissa ainsi reposer à l'extérieur de sa chambre. Le couloir empesterait à cause de ça, mais ce n'était pas très grave: il y avait sans cesse des courants d'air et l'odeur disparaîtrait bientôt.

De nouveau dans sa chambre, il passa un rapide coup de chiffon sur son sommier, puis balança sur les lattes en bois le peu d'affaires qu'il y avait encore dans son placard, ainsi que ses deux sacs de voyage. Il prit une éponge, du cif, et s'attaqua à son armoire. Il nettoya chacune des étagères, et fit aussi les portes, dans un souci de propreté totale. Puis il passa le balai dans sa chambre et dans la salle de bains: ce qu'il récupéra alors dans la balayette le laissa songeur un instant. Il y avait non seulement de nombreux moutons de poussière et des brins de paille, mais aussi quelques allumettes -alors qu'il ne fumait pas-, un vieux paquet de M&M's, quelques M&M's à la couleur non identifiable, un bouchon de bouteille, quelques morceaux de verre, et quelques morceaux d'un emballage argenté, qu'il identifia comme étant celui d'un -ou plusieurs- préservatifs. Il mit le tout à la poubelle sans y réfléchir plus longtemps, et la sortit ensuite sur le palier. Il poussa également la table jusque dans le couloir, puis se frottant les mains énergiquement, comme un ouvrier venant de faire un dur effort, il contempla sa chambre dénudée. Il se retourna et jeta un coup d'œil à ses affaires qui trônaient à l'extérieur, puis un autre coup d'œil dans la chambre, et encore un autre dans le couloir. Il manquait manifestement quelque chose, mais il n'arrivait pas à trouver quoi.

"Bah, je trouverai bien plus tard." se dit-il nonchalamment, alors qu'il prenait le seau pour le remplir d'eau dans la douche. Alors qu'il attendait, le pommeau de douche maintenu sur le fond en plastique bleu marine, il se frappa violemment la cuisse de sa main droite.

-Mais oui! Ma chaise! s'écria-t-i tout seul. Je l'ai mise dans le club house avant de partir parce qu'ils en avaient besoin pour je ne sais plus quoi. Faudrait que j'aille la récupérer...

Lorsque l'eau commença à déborder et à tremper ses chaussettes, il se rappela de ce qu'il était en train de faire, et coupa l'eau immédiatement. Au lieu de déverser le trop plein d'eau dans le bac de douche, il sortit difficilement le seau trop lourd de la salle de bains et renversa quelques litres sur lino crasseux de sa chambre. Puis il attrapa le liquide vaisselle qui reposait tranquillement sur son sommier et en aspergea allègrement le sol. Il prit le balai, enleva les quelques moutons qui y étaient restés accrochés, et entoura son extrémité d'une vieille serpillière. Enfin, tout fut prêt, et il se mit à laver à grande eau sa chambre. Une fois cela fait, il la laissa sécher sans rincer le liquide vaisselle, et s'attaqua à la salle de bains. Il vida la vieille bouteille de cif dans la douche, l'évier, les toilettes et tous les autres endroits qu'il trouvait sales, et il récura le tout. Ensuite, il lava le sol carrelé au liquide vaisselle, puis le rinça.

Lorsqu'il eut fini, le sol de la chambre était sec, et il put s'attaquer à la seconde couche. Avec une autre serpillière, propre, il rinça en gros le lino, puis reprenant la première serpillière, et déversant encore plus de liquide vaisselle sur le sol, il le nettoya encore plus énergiquement. Cette fois-ci, il ne laissa pas reposer le produit à même le sol et se décida à rincer. Il déversa quelques litres d'eau du seau, eau qu'il avait préalablement changée, et rinça avec une troisième serpillière. Enfin, au bout de plusieurs rinçages, il prit les chiffons, propres, et essuya le trop plein d'eau. La chambre ne ressemblant plus alors à une piscine, il avisa l'heure, presque onze heures du soir, et se dit qu'il pouvait décemment appeler My: le concours du weekend était terminé et ils devaient être sur la route. La connaissant, elle ne devait pas être en train de dormir mais en train d'écouter quelques uns de ses groupes préférés grâce à son lecteur de CDs.

Il sortit de sa chambre, son téléphone portable en main, laissant la porte grande ouverte pour faire sécher plus vite et pour aérer, et se précipita vers l'extérieur. Il dévala les escaliers tant bien que mal avec sa cheville un peu douloureuse à cause de tous les efforts qu'il venait de lui imposer, et se dirigea vers le box de Jéricho. Il y arriva en quelques minutes, fit coulisser la porte jusqu'à l'ouvrir complètement, et salua son cheval. Le jeune bai tourna légèrement la tête avant de s'approcher de lui, apparemment content de voir son cavalier. Il lui lécha mes mains, farfouilla un peu dans tous les recoins de son corps à la recherche de bonbons, puis constatant qu'il n'y en avait pas, baissa la tête pour manger de la paille.

Mikaël sourit de son attitude et lui caressa gentiment l'encolure, avant de s'asseoir dans la paille propre. Il appela My, et Jéricho, probablement curieux de l'appareil, se désintéressa de la paille pour venir lui donner quelques légers coups de tête. Mikaël rigola tout en lui caressant le chanfrein et Jéricho, encouragé, continua. Lorsque les sonneries du téléphone laissèrent place à un "Allô Mikaël?" un peu fatigué, le cavalier repoussa son jeune cheval pour se concentrer sur la conversation.

-Allô My? Ca va? Comment ça s'est passé le concours?
-Ca s'est plutôt bien passé. Je suis arrivée 3ème au Grand Prix de 1m60. Y'a eu un barrage de ouf, j'ai pas compris. On devait être une petite dizaine à passer le barrage! On a été trois à faire un sans-faute sur les cinq obstacles du barrage, mais j'ai été la moins rapide.
-C'est super que t'aies décroché la 3ème place, la félicita-t-il. Charlie doit être content, je suppose, et toi aussi! T'en rêvais de faire un podium sur un Grand Prix à 1m60.
-Ouais, c'est sûr, répondit-elle, peu enthousiaste. C'est surtout que ça me met en confiance pour le weekend prochain, vu que je fais le complet avec Lapsang, et que c'est avec lui que j'ai fait le Grand Prix.
-Hum... Tu m'as pas l'air super en forme, remarqua Mikaël, qui s'étonnait du ton morne employé par sa meilleure amie. Il s'est passé quelque chose?
-Bah... Rien d'inhabituel, c'est juste que t'étais pas là, donc c'était nettement moins drôle. Par contre, Ed s'est encore fritté avec l'organisation, c'était très drôle à voir, rigola-t-elle.
-Eh merde, soupira-t-il. Faudra que je lui en touche deux mots, sinon on va finir par être interdit de pas mal de concours, et vu d'un mauvais œil dans les autres.
-Ouais, t'as raison, tu devrais le calmer. Il en fait trop je trouve. Mais bon, au pire, tu pourras toujours venir avec moi. Je suis sûre que Charlie sera ravi de t'entraîner!
-Je veux bien, sourit-il, mais je te rappelle que j'ai un contrat avec Ed, et qu'il se finit dans un an. Ensuite, promis, je viens avec toi.
-Je retiens, Mikaël, je retiens! dit-elle d'un ton nettement plus égayé qu'auparavant. Au fait, c'est ça qu'il fallait que je te dise. Chris s'est plutôt bien débrouillé avec About Him. Il est pas monté dans le trio de tête, mais il a fait de meilleurs résultats qu'avec Mousse.
-Tant mieux, souffla Mikaël, qui avait quand même été un peu anxieux quant à ce couple formé à la dernière minute. Il pourrait le reprendre pour les prochains concours. Moi j'ai assez avec Jéricho et Jewel. Et les autres que le coach me rajoute comme il veut.
-Ouais, sauf que toi t'obtiens des résultats encore meilleurs que Chris avec About Him, alors je doute que Ed décide de créer un nouveau couple.
-C'est vrai que le connaissant... Il privilégie toujours les résultats, et comme je suis son meilleur cavalier avec Gabriel, c'est forcément sur nous que ça retombe.

-Eh oui mon beau. Faut bien que le talent ait quelques désavantages, plaisanta-t-elle. Sinon, toi, comment ça va? Tu t'es pas trop emmerdé tout seul?
-Non, j'étais pas... Putain Jéricho, arrête ça! C'est fou ça, reprit-il à l'attention de My. C'est à croire qu'il sait quand je parle de moi, et qu'il vient faire son curieux. Il était tranquille en train de manger de la paille, et dès que t'as posé la question, il est venu et il a essayé de me bouffer le genou.
-Il est jaloux, je crois, dit-elle, un rire retenu dans sa gorge.
-Peut-être bien, dit-il en répondant à sa plaisanterie. Jéricho, arrête! C'est un téléphone, c'est pas bon à manger! Mais arrête je te dis! Tu veux faire une indigestion ou quoi? ... Ouais c'est ça, lèche mes cheveux. De toute façon, ils sont sales. Eh! J'ai dit lécher, pas mordre! J'ai pas besoin d'une nouvelle coupe! ... Putain, My, ce cheval me tue, dit-il dans un soupir où on sentait néanmoins toute l'affection et tout l'amour qu'il portait à son cheval. Euh... qu'est-ce qu'on disait déjà?
-Je disais que tu avais dû t'emmerder et tu m'as répondu que non.
-Ah ouais, c'est ça! s'exclama-t-il, avant de reprendre sur le ton de la confidence. En fait, j'ai une grande nouvelle pour toi. Enfin, pas pour toi, mais à t'annoncer, quoi.
-Vas-y, dis.
-Nan, devine.
-T'es enceinte?
-T'es con!
-T'as gagné au loto?
-J'aimerais bien.
-Heu... T'as gagné un super voyage dans les îles.
-Loupé! rigola-t-il.
-Hum... Forcément... Heu... On t'a définitivement innocenté de l'affaire de dopage?
-Eh! Rêve pas trop! C'est pas parce que je sors avec Peter qu'il va m'innocenter!
-Ouais, c'est sûr... Attends! s'exclama-t-elle tellement fort qu'elle fit sursauter le conducteur assis à côté d'elle. T'as dit quoi? Tu sors avec Peter?!?
-Merde! Je me suis vendu tout seul!

Il mit sa main devant la bouche et commença à rire tout seul, nerveusement, dans le box de Jéricho, tandis que My s'excitait au téléphone.

-Alors? Alors? Alors? Vous sortez ensemble? Mais putain, arrête de rire Mikaël et accouche! Vous sortez ensemble ou pas?
-Oui, fit-il, heureux de lui annoncer ce qu'il considérait comme une très bonne nouvelle. Depuis jeudi soir.
-Mais c'est génial!! Comment ça s'est passé? Il a mis un genou à terre et il a demandé ta main? rigola-t-elle. Ou tu t'es jeté sur lui avidement et tu lui as arraché son pantalon?
-Eh! Je suis pas une bête! protesta-t-il.
-Vu comment tu m'as piqué le pot de glace à la vanille y'a deux semaines, franchement, j'en doute, déclara-t-elle d'un ton à la fois dubitatif et moqueur.

Mikaël rougit à l'évocation de ce souvenir: il avait effectivement arraché le pot des mains de My, manquant de la faire tomber par la même occasion.

-C'était un cas de force majeure: j'étais mort de faim. Bon, c'est pas tout: tu veux savoir comment ça s'est passé, ou pas du tout?
-Je veux! Je veux!

Mikaël prit alors une grande inspiration, et commença son récit avec un léger sourire aux lèvres, un peu incertain, un peu timide.

-En fait, jeudi soir, après qu'on se soit couchés, j'ai commencé à stresser pour le lendemain, genre "Est-ce que j'arriverai à monter?" et tout et tout. Tu me connais...

My murmura un "Oui", pendue aux lèvres de son meilleur ami et avide d'entendre la suite.

-Alors il a commencé à me rassurer, et en même temps qu'il me parlait pour me dire que j'étais bon et que j'avais pas de raison de stresser, il a mis sa main sur mon ventre et il a commencé à me caresser... finit-il rêveur, son sourire s'agrandissant un peu à ses souvenirs.
-Et? Il t'a embrassé?
-Pas exactement. Il continuait de parler, et à un moment, il... il s'est un peu vexé tout seul, en disant que quand je reviendrai au club, ce serait exactement comme si cette semaine n'avait jamais eu lieu.
-Effectivement, c'est vexant, approuva-t-elle.
-Eh! Mais c'est lui qui l'a dit, pas moi!

My ne releva pas et l'encouragea plutôt à continuer, bien qu'elle devinât déjà ce qui s'était passé.

-Bref, il a tout arrêté, et comme j'ai vu qu'il était triste, je l'ai quand même retenu contre moi pour le rassurer, et lui faire comprendre que j'avais été heureux de cette semaine. Tu vois le genre?
-Ouais, tout à fait. Et tu l'as embrassé?
-Non... J'ai bandé, souffla-t-il.
-Pardon? s'exclama-t-elle. Et il t'a... ? Il...
-Oui, souffla-t-il de nouveau. Et on s'est embrassé et c'était génial, murmura-t-il, le ton encore plus rêveur, mais incontestablement heureux.
-Attends! J'y crois pas! fit-elle, toute excitée. Il t'a fait une pipe?! Et c'était comment?
-My! Il ne m'a pas fait de "pipe".
-Quoi? fit-elle, étonnée, avant de penser à l'autre solution. Ah, il t'a juste branlé?
-Oui... Jusqu'au moment où ma cheville s'est rappelée à moi, en me faisant super mal, dit-il, amer en repensant à la suite. Je te dis pas comment mon érection est partie encore plus vite qu'elle était venue. J'avais un mal de chien, et j'ai crié sur Peter pour qu'il m'apporte mes médocs.
-Tu as... crié sur lui? répéta-t-elle, peu sûre de ce qu'elle avait entendu: les deux jeunes hommes avaient semblé bien s'entendre.
-Ouais... J'ai été un véritable con. Mais là, avec la douleur, je suis revenu direct dans la réalité. J'ai repensé à tout ce qui venait de se passer, et à tout ce que j'avais entendu quand j'étais gosse, à mon quartier, à ma famille, à mon père surtout, et j'ai chialé comme un gamin. Je savais plus trop où j'en étais, d'un seul coup. J'avais l'impression d'être redevenu un petit enfant pris en faute...
-Et tu lui as dit, tout ça? demanda My, la voix serrée, triste de voir son ami replonger dans ce qu'elle considérait des années d'enfer.
-Non. Je lui ai juste dit que ça allait trop vite pour moi, ce qui n'était pas faux non plus, ceci dit. Ensuite, quand je me suis bien calmé, on a parlé, et il m'a demandé de sortir avec lui.
-Mais... Sonia?
-Je sais, soupira-t-il, serrant un peu plus le téléphone dans sa main, pour s'empêcher de pleurer alors qu'une foule de souvenirs plus ou moins récents venaient titiller son esprit. Je lui ai pas demandé de choisir tout de suite. Je lui ai dit que je lui laissais un an pour choisir entre elle et moi.
-... T'es généreux.
-Si j'avais été à sa place, j'aurais voulu qu'il le soit, alors voilà.

Les deux jeunes gens laissèrent passer un silence pendant lequel My intégrait ce qu'elle venait d'apprendre, et y méditait, tandis que Mikaël refoulait du mieux qu'il pouvait ses souvenirs. Jéricho l'aidait dans cette tâche en le distrayant de ses sombres pensées: il lui léchouillait la face, réclamant des caresses et toute son attention. Puis la conversation téléphonique continua, et Mikaël reprit du poil de la bête en détaillant, sans trop de précisions non plus, son weekend avec Peter. My savait qu'il était en temps normal un jeune homme secret, et elle savoura comme il se fallait ces confidences.
Alors qu'ils allaient enfin raccrocher, après largement plus d'une heure de conversation, elle posa la question qu'il aurait préféré éviter.

-Mikaël, avant que je m'endorme pour la fin du trajet, je veux que tu me répondes sincèrement: est-ce que tu es amoureux de Peter?
-...
-Mikaël?
-... Je... Je sais pas, My. C'est tout nouveau pour moi, j'ai l'impression de n'avoir jamais ressenti ça. Ou alors je l'ai pas ressenti depuis tellement longtemps que j'ai oublié comment ça faisait. Mais en tout cas, je suis super heureux dès que j'y pense.... Ca me fait tout bizarre, reprit-il d'un ton où on sentait poindre toutes ses interrogations, parce que je sais que c'est pas de l'amitié ordinaire, mais je sais pas si c'est de l'amour. Alors...

Il marqua une pause, pendant laquelle elle ne dit rien non plus, le laissant continuer de son propre chef.

-Je me suis dit que si je sortais avec lui, ça clarifierait peut-être mes sentiments.
-Oui, t'as raison, mais ne lui dis jamais que tu l'aimes si tu n'es pas sincère, le prévint-elle. D'accord?
-Oui maman.

Elle rigola de son surnom, et enchaîna avec l'autre question qui la turlupinait.

-Et lui? Il t'aime?
-J'en suis pas sûr, mais je crois. Il a essayé de me le dire une ou deux fois il me semble, mais je l'ai coupé avant. J'avais pas envie d'entendre des mots d'un tel poids alors qu'on vient tout juste de se mettre ensemble. Mais bon, vu qu'il m'a proposé de venir vivre à temps plein dans son petit appart' new-yorkais, je crois qu'il est raide dingue de moi, conclut-il avec un grand sourire que My capta très bien à travers le téléphone.

My se moqua gentiment de lui, de son bonheur visible, sans pour autant l'envier ni le mettre mal à l'aise, et après quelques minutes, la conversation se termina, tous deux baillant à s'en décrocher la mâchoire.

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commentaires

Merlin 24/09/2009 18:34


c'est très philosophique comme explication ça xD


Skorpan 24/09/2009 22:45


N'est-ce pas? x)


Merlin 23/09/2009 14:04


ben quand on aime bien ce qu'écrit quelqu'un on s'en fout un peu qu'il parle de nettoyage ou de cuisine xD et ok pour la paille, en fait je fais du cheval de temps en temps mais je ne passe pas mon
temps dans un centre équestre donc je ne suis pas une experte ^^
particulières dans le genre ça crie beaucoup ?
et pour paris accroche toi cette suite est très longue xD
bisous


Skorpan 23/09/2009 20:07


Particulières dans le sens où l'un est resté et l'autre a avancé, et qu'ils essaient tant bien que mal d'avancer ensemble en même temps. Un peu genre comme quand tu lies ta cheville à celle de
quelqu'un d'autre, mais que vous ne vous accordez pas pour avancer ensemble. ;-)


Merlin 22/09/2009 17:55


yahou la suite x) j'aime bien My, mais j'ai surtout adoré le grand nettoyage (imaginer Mickael faire le ménage... xDD) et le moment où son cheval l'embête quand il est au téléphone ! par contre le
cheval mange de la paille alors que normalement la paille sert juste de litière... d'habitude c'est du foin qu'on donne à manger alors après je ne sais pas si certains chevaux mangent la paille
bref, j'ai hâte de voir les retrouvailles de Peter et Sonia... voir s'il va lui dire ou non !
gros bisous à toi et merci de poster aussi régulièrement !


Skorpan 22/09/2009 18:09


Le grand nettoyage de Mikaël! Un véritable coup de poker ce truc! XD Je sais même pas comment j'ai pu rendre ça un minimum intéressant.
Par contre, c'est vrai que la paille sert de litière, mais les chevaux la mangent aussi. Ils ne font d'ailleurs quasiment que ça de leurs journées, à moins d'être sur des copeaux. C'est une sorte
de passe-temps, mais ce n'est pas véritablement nourrissant, contrairement au foin ou aux granulés.

Les retrouvailles de Sonia et Peter vont être... assez particulières. ^^

Bisous
(j'ai vu qu'une suite de Paris avait été publiée. *o* J'irais zieuter ça)


Lilie 22/09/2009 15:10


YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
Ces deux chapitres étaient supers !!! J'ai adoré =D
En te remerciant et attendant vivement la suite ^^
MErci et gros bisoussss


Skorpan 22/09/2009 15:27


De rien, et merci à toi! x)


Raf 21/09/2009 23:02

Ah cette My! Elle me manquait, elle est exactement ce qu'il faut a Mickael. Et leur relation est tres naturelle. Bon et bien, il ne reste plus qu'à demander la suite des réjouissances!!Il est temps de voir comment Peter va se comporter vis-à-vis de Sonia

Skorpan 22/09/2009 00:35


Ah! Je suis contente que cette relation fasse naturelle! =D

La suite des réjouissances... hum... te connaissant, je crois que tu vas exploser de rire à un moment ou un autre, et que tu vas te (ou me) retrouver dans certaines scènes. ^^' Et puis aussi,
trouver la chose trop grosse, trop caricaturale, trop abrupte.


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