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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 20:48
Bonsoir, bonsoir,

Je sens que tous mes lundis vont être crevants à mourir, alros ne m'en voulez pas si parfois j'oublie de poster. ;-)
Sur ce, je vous laisse déguster les fameuses retrouvailles entre Peter et Sonia! XD

Bonne lecture! =D






     Assis en tailleur, Peter était confortablement installé sur le canapé du salon. A la main, il tenait un livre de poche corné et abîmé par de trop nombreuses lectures. C'était Stefen qui le lui avait prêté, disant que cela pourrait l'intéresser, et il n'avait pas eu tort. Peter était plongé dedans depuis qu'il était rentré, après avoir déposé Mikaël près du club hippique. Cela lui permettait non seulement de se distraire, mais aussi de tenir son esprit occupé, et de l'empêcher de ressasser de trop bons souvenirs, qui ne reviendraient pas de sitôt.

Il était vingt et une heures passées d'une dizaine de minutes lorsqu'il entendit la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer. Mais trop accaparé par le récit, il ne se déplaça pas pour accueillir Sonia, qui venait de rentrer de son voyage scolaire. Celle-ci, étonnée de ne pas trouver son homme lui souhaitant un bon retour à la maison, traversa rapidement le hall pour jeter un œil au salon, où elle le découvrit, toujours assis en tailleur sur le canapé. Amusée par ce tableau, elle le contempla pendant quelques minutes sans rien dire, puis alluma la lumière: la petite lampe de la table basse que Peter avait allumée ne suffisait absolument pas à éclairer la pièce. A ce changement soudain de luminosité, le jeune homme releva la tête et sembla enfin se rendre compte du retour de sa compagne.

-Ah, salut. T'es rentrée?
-Comme tu vois, répondit Sonia d'un ton doux, voyant qu'il n'était pas encore tout à fait dans la réalité. C'est quoi ce que tu lis?
-Les Chroniques de San Francisco, dit-il en montrant la couverture. C'est Stefen qui me l'a conseillé, et franchement, j'adore.
-Stefen? C'est qui? releva-t-elle.
-Un collègue, fit-il évasivement alors qu'il essayait de se replonger parmi les pages couvertes de mots.
-Et qui a écrit ce bouquin tellement passionnant que tu peux pas le lâcher deux secondes?

Elle s'assit à côté de lui, un léger sourire aux lèvres. Elle commençait à être un peu énervée du manque d'intérêt manifeste de Peter à son égard, mais tenta de le cacher, espérant que cela se résoudrait bientôt. De plus, cela ne lui ferait pas de mal de s'intéresser à ce que lisait son compagnon, estima-t-elle.

-Alors? C'est qui l'auteur? reprit-elle puisqu'il n'avait pas répondu.

Il leva le livre sur le côté pour qu'elle puisse voir son nom sans qu'il ait à interrompre sa lecture.

-Armistead Maupin... Ca me dit vaguement quelque chose...

Peter approuva d'un "Hmmm" révélateur.

-Dis Peter, tu pourrais au moins me regarder quand je te parle. Et lâcher deux secondes tes foutues Chroniques de San Francisco! Ca fait une semaine qu'on s'est pas vus, et quand je rentre, toi qu'est-ce que tu fais? Tu bouquines! s'exclama-t-elle dans un mouvement d'humeur.

Surpris, il sursauta et reposa précipitamment le livre sur la table basse sans même prendre le temps de marquer la page. Puis il adressa un regard d'excuse à la jeune femme, et un petit sourire timide, sachant qu'elle résistait difficilement lorsqu'il prenait cette attitude. Il avait envie de passer une soirée tranquille, et c'était le meilleur moyen pour ne pas provoquer de dispute.

-Désolé, j'étais un peu trop pris dans l'histoire. Au fait, tu as mangé?
-Oui, on avait des sandwichs pour le voyage. Et toi?
-Ouais, j'ai grignoté un truc tout à l'heure. J'avais pas très faim.

Le silence retomba entre eux et Peter s'était décidé à reprendre ses Chroniques lorsque Sonia éleva la voix.

-T'as passé une bonne semaine?
-Ouais, super! s'enthousiasma-t-il. J'ai fait plein de trucs, j'en ai découvert pleins d'autres, et j'ai bien avancé dans mon boulot. Bref, super bonne semaine. Et toi?

Elle laissa passer quelques secondes avant de répondre, digérant peu à peu ces paroles.

-Moi... Pour résumer, un gamin m'a vomi dessus dans le car, un autre m'a fait prendre un bain forcé dans la rivière, mes migraines sont revenues, et tu m'as énormément manqué. Mais à part ça, tout va bien.

Peter comprit d'un coup l'erreur qu'il venait de faire, et pour couper court à toute possible interrogation, il s'approcha d'elle, la prit dans ses bras et déposa un baiser sur le haut de son crâne.

-Désolé... Ca va mieux? Tu as pris tes cachets pour tes migraines?
-Oui. J'ai encore un peu mal, mais maintenant que t'es là, ça va aller mieux, affirma-t-elle en l'enlaçant à son tour.

Ils restèrent ainsi quelques minutes, jusqu'à ce que Sonia bouge un peu pour pouvoir atteindre son cou de ses lèvres. Dès que cela fut possible, elle y déposa un baiser, puis un autre, et encore un autre, remontant peu à peu vers l'oreille de Peter. Celle-ci atteinte, elle souffla un peu dessus, mordilla doucement le pavillon, puis continua son exploration de baisers vers les yeux. Elle baisa les deux paupières, avant de descendre du bout de la langue l'arête du nez. Elle ne s'arrêta qu'à la lèvre supérieure, qu'elle entreprit de re-dessiner, et enfin, elle posa ses lèvres contre celles de son homme.

Peter, qui jusque là avait évité de répondre aux probables attentes de Sonia, ne sut comment réagir lorsqu'il fut embrassé. Devait-il l'embrasser à son tour? Ou pas? S'il restait stoïque, Sonia trouverait cela bizarre, il en était certain. En général, il refusait rarement ce genre d'avances, surtout après avoir été séparés pendant plusieurs jours. Mais d'un autre côté, il n'avait pas très envie de rentrer dans le jeu de la jeune femme. Il ne se sentait pas d'humeur pour lui faire l'amour, puisque c'était certainement là où elle voulait en venir. Par contre, quelques câlins... pourquoi pas? se dit-il. Alors il entrouvrit les lèvres pour permettre aux deux langues de se retrouver et de commencer à jouer ensemble. Ce ne fut que lorsqu'elles se touchèrent qu'il réalisa ce qu'il venait de faire. L'image de Mikaël souriant s'imposa dans son esprit, vite remplacée par celle d'un Mikaël en larmes, prostré dans leur lit du petit appartement new-yorkais. Il eut un haut-le-cœur et repoussa brusquement Sonia.

-Euh... Désolé, je me sens pas très bien. Je vais me coucher, annonça-t-il sans oser la regarder dans les yeux, de peur qu'elle ne devine ce qu'il cachait.

Il se leva immédiatement et quelques secondes plus tard, il s'enferma dans la salle de bains, pour se passer un peu d'eau sur le visage et se préparer à se mettre au lit. Lorsqu'il en sortit, Sonia avait déjà passé sa nuisette et attendait tranquillement que la place se libère. Elle lui colla un baiser sur la joue et lui conseilla d'aller s'allonger, mais de ne pas s'endormir, car elle avait une surprise pour lui. L'esprit encore chamboulé par la vision de Mikaël en pleurs, il acquiesça sans trop y prêter attention, et se glissa sous la couette. Un peu plus tard, elle s'y glissa à son tour, apparemment plus fraîche et dispos. Elle s'approcha doucement de lui, cala sa tête dans le creux de son cou et posa sa main sur son torse, recouvert d'un T-shirt cette nuit là.

-Ca va mieux, chéri?
-Hmmm...
-Tant mieux...

Sa main délicatement commença à tracer un chemin tortueux parmi les plis du tissu, mais un grognement l'interrompit. Sonia releva la tête et regarda avec circonspection Peter, qui avait fermé les yeux, s'enfermant dans quelques souvenirs. Elle lui déposa un baiser au coin des lèvres.

-Peter... J'en ai vraiment envie... murmura-t-elle à son oreille, tentant d'être sensuelle.

Il ouvrit les yeux, lui lança un regard, mélange de dégoût et de pitié, puis refusa sa proposition avec le plus de diplomatie possible.

-Sonia, je ne me sens pas bien, je t'ai dit. Je sais pas si je serais capable de grand chose ce soir.
-T'avais pourtant l'air bien tout à l'heure, avant que je t'embrasse...

Le ton était acide, presque accusateur. Pourtant Peter n'en ressentit aucune culpabilité: d'instinct, il savait qu'il ne pourrait rien faire avec Sonia ce soir là. Mikaël était encore bien trop présent dans son esprit. Il voulait garder toutes ses sensations avec lui le plus longtemps possible.

-Sonia... soupira-t-il.
-Allez... Si tu veux, tu me laisses tout faire. Que dirais-tu de... ça? demanda-t-elle malicieuse, alors que l'une de ses mains descendait sous son boxer.
-Je vais dormir dans le salon.

Il se dégagea brusquement, attrapa son oreiller et alla pour sortir du lit lorsqu'il fut arrêté par une main agrippée à son T-shirt.

-Excuse-moi... Tu peux rester, je vais me taire et dormir.

Peter ne mit pas sa parole en doute, préférant largement dormir dans son lit que sur le canapé. Au pire, ce n'était que partie remise. Il se rallongea sans dire un mot, et après quelques minutes, sa respiration se fit régulière. Sonia se rapprocha alors de lui et passa un bras par dessus sa taille. Au contraire de son compagnon, elle ne réussit pas à s'endormir tout de suite et passa un long moment à réfléchir. L'attitude de Peter l'intriguait, mais surtout elle avait été vexée qu'il ait passé une super semaine sans elle. Après une longue réflexion et de perverses divagations de son esprit, elle se résolut à lui montrer qu'il aurait pu passer une meilleure semaine si elle avait été près de lui.



     -Sonia, je peux savoir ce que tu comptes faire? l'interrogea Peter, soucieux de la suite des événements.

Alors qu'après une dure journée de travail, comme tous les lundis ou presque, il avait imaginé se reposer en lisant dans le canapé, Sonia lui avait enlevé Les Chroniques de San Francisco des mains pour le poser par terre. Puis elle lui était montée sur les cuisses, le dominant ainsi d'une courte tête.

-Je compte profiter de mon homme, répondit-elle, un sourire aguicheur au visage.

Elle défit le col de sa chemise, puis la déboutonna lentement, déposant un baiser sur chaque partie de peau mise ainsi à nu.

-Mais... voulut-il protester, sans trouver de prétexte valable si ce n'est qu'il n'en avait pas envie.
-Ssssch... Pas d'excuse cette fois-ci... fit-elle d'un ton doux alors que ses yeux louchaient sur ses lèvres, qu'elle embrassa avidement la seconde suivante.

Peter répondit tant bien que mal au baiser, surpris par l'ardeur, voire l'agressivité, qu'elle y mettait. Elle semblait vouloir marquer sa possessivité sur lui, et il fut impuissant à l'en empêcher. Après un temps qu'il trouva excessivement long, elle lui lâcha les lèvres pour mieux les reprendre ensuite, s'amuser avec elles et finir par les quitter pour aller explorer sa mâchoire. Le temps d'arriver à l'oreille, elle avait réussi à déboutonner toute la chemise et ses mains se faisaient de plus en plus baladeuses, sans pour autant franchir la limite de la ceinture. Peter, quant à lui, avait posé ses mains sur les cuisses de sa compagne et les laissa là durant tous les préliminaires. Il ne souhaitait pas participer, et espérait de tout cœur qu'elle arrête. Alors il n'allait certainement pas l'encourager. Mais cela fut peine perdue: la nuit tombante avait plongé la pièce dans la pénombre et cela excita un peu plus Sonia, qui commença à déboucler la ceinture de Peter. Comme elle semblait avoir un peu de mal, il prit les choses en main: plus cela se prolongeait, plus il se sentait mal et plus il voulait en finir. Alors autant faire les choses à sa manière pour éviter le pire, conclut-il.

Il la souleva et l'allongea sur le canapé, puis lui enleva son chemisier et son pantalon. Ensuite, il descendit et retira son propre pantalon ainsi que son boxer, avant de se coucher sur elle. Il essaya de l'embrasser comme il en avait l'habitude, mais la passion dont il avait pu faire preuve avec Mikaël était comme paralysée au fond de lui, refusant de se dévoiler. Il fit son possible pour ne pas y penser, pour ne pas les comparer, et se concentra sur les caresses qu'il lui procurait. Sur la poitrine, doucement, en l'effleurant, puis sur le flanc, encore plus doux, comme une plume. Passer sur le nombril, puis remonter entre les deux seins. Passer quelques doigts sous le soutien-gorge, les retirer avant d'aller jusqu'au bout. Explorer l'épaule, passer dans le dos. Lui faire comprendre qu'il voulait dégrafer son haut, le faire. L'enlever, et le laisser tomber par terre. Puis masser ces deux globes de chair maintenant nue. L'embrasser elle, puis les embrasser eux. Elle adorait ça, il la sentit frissonner.

Puis descendre à coup de baisers jusqu'au nombril, le lécher, puis descendre encore plus bas. Jusqu'à la culotte. Jusqu'à la jolie culotte sexy qu'elle avait mise pour l'occasion. En attraper les bords avec ses mains, la faire descendre le long des cuisses, la faire glisser sur les chevilles pour l'enlever définitivement. L'entendre gémir alors qu'elle attendait la suite. Alors qu'il se rendait compte que ce qu'il avait sous les yeux n'était pas ce qu'il voulait voir en cet instant. En faire abstraction, ne plus rien penser. Vider son esprit et embrasser les lèvres déjà humides qui se présentaient à lui. Les embrasser encore et encore, les titiller, les lécher, enfoncer sa langue dans les replis, et oublier les gémissements beaucoup trop aiguës pour être ceux d'un homme. Pour être ceux de Mikaël. Puis enfin quitter ce sexe trop féminin pour remonter jusqu'à la bouche et embrasser d'autres lèvres. Lui sourire en faisant disparaître son mal tout au fond de lui, éviter que cela ne soit trop visible. L'embrasser de nouveau. Et lui chuchoter quelques mots, quelques mots qu'elle n'aimerait pas mais nécessaires.

-T'as une capote?
-C'est bon, je prends la pilule, dit-elle dans un sourire, la voix chaude du plaisir déjà ressenti et de celui à venir.
-Sonia... Tu l'oublies une fois sur deux.
-Mais Peter... Je veux avoir....
-T'as une capote oui ou non? il la coupa, espérant ainsi mettre fin à cette mascarade, car s'il avait fait en sorte qu'elle ne s'en rende pas compte, lui le savait.
-Dans la poche arrière de mon jeans.
-Merci, souffla-t-il.

Il se pencha à l'extérieur pour chercher le fameux morceau de latex, et elle constata soudain l'évidence.

-Tu ne bandes pas?

Il fit semblant de ne pas entendre et attrapa finalement le carré bleu métallisé qui renfermait le préservatif.

-Attends, je vais t'aider, proposa-t-elle alors qu'il se re-positionnait sur elle.
-Laisse-moi! Je sais quand même le faire tout seul, fit-il, énervé d'être mis à jour, et se soustrayant d'un coup de reins à ses mains exploratrices. Rallonge-toi, je m'occupe de tout.

Peter la vit obéir sans un mot, mais avec un regard légèrement inquiet. Il voulut fuir à toutes jambes. Ce n'était pas là qu'il avait envie d'être. Mais il ne pouvait rien faire sinon se soumettre, alors il l'embrassa encore une fois. Il oublia la texture du rouge à lèvres, et essaya de se rappeler de la sensation des lèvres de Mikaël, plus sèches, sur les siennes. Il cessa de respirer son parfum pour humer l'odeur plus masculine du cavalier. Il se boucha les oreilles pour entendre les intonations joyeuses d'une voix grave qu'il chérissait déjà. Il remplaça les lignes douces que sa langue suivait par des lignes plus brutes, plus fermes, les muscles saillant sous la peau. Enfin, il ferma les yeux pour effacer ce salon et ce canapé de son esprit. Pour être dans son deux pièces de New-York, dans la chambre, sur le lit, et sous lui son cavalier. Celui auquel il ne cessait de penser. Celui avec lequel il sortait. Celui qu'il voulait embrasser. Celui qu'il voulait caresser. Celui qu'il voulait entièrement. Celui qu'il voulait tout court. Et cela se vit.

Sonia, se relevant un peu sur les coudes, sourit avec envie devant cette vision. Elle attrapa prestement le préservatif qui reposait à côté de ses hanches, en déchira l'emballage et susurrant un "Enfin" rauque à l'oreille de Peter, le lui enfila. L'homme d'un coup ouvrit les yeux et sortit de sa rêverie. Il se raccrocha désespérément à ses souvenirs, à ses quelques sensations qui disparaissaient peu à peu, mais ce fut inutile: le vernis ornant les mains qui caressaient avec plaisir son sexe le fit retomber dans l'oppressante réalité. Au sens figuré comme au propre. Si cela continuait, il devrait prendre du viagra avant de rentrer chez lui, eut-il le temps de penser avant d'avoir les oreilles envahies des indignations de Sonia.



     Le lendemain, le scénario se répéta presque à l'identique. Sonia fut cette fois-ci un peu plus patiente avec Peter, tenta de le "stimuler" comme elle le disait elle-même, avant d'abandonner devant son manque de réaction et sa mauvaise volonté évidente. Elle voulut discuter avec lui, mais il ne répondit que par monosyllabes, n'ayant absolument pas envie de lui exposer ce qui le tracassait. Alors la dispute éclata et il finit par dormir dans le salon après quelques insultes bien senties de la part de sa compagne.

Mercredi, il envoya paître chacun de ses collègues au bureau tellement il était irritable. Seul Stefen réussit à l'approcher sans déclencher ses foudres. Il parvint même à le faire sourire. Un peu tristement certes, mais c'était un sourire avant tout. Le soir-même, alors qu'ils se quittaient sur le trottoir pour chacun rejoindre leur voiture et rentrer chez eux, Stefen osa une constatation.

-Y'a quelque chose qui ne va pas Peter avec toi aujourd'hui...

Il attendit avec appréhension le hurlement de colère qui devait s'abattre sur lui. A la place, ce fut une voix morne et sans joie qui lui parvint aux oreilles.

-Sonia me fait chier...

Il laissa passer quelques secondes à admirer ses chaussures avant de reprendre sur le même ton.

-J'ai envie de tout foutre en l'air.

Stefen esquissa un sourire, posa sa main sur l'épaule de son ami avant de lui murmurer un conseil à l'oreille.

-Dans ce cas, fais-le bien...

Puis il partit, laissant seul Peter, qui réalisa de longues secondes plus tard ce qu'il venait d'entendre. Perturbé par ces quelques mots, il se trompa deux fois de voiture avant de trouver la sienne, et lorsqu'il referma la porte sur lui, il eut l'agréable impression d'avoir laissé ses soucis dehors. Il avait soudain l'esprit plus clair et ce qu'il devait faire s'imposa à lui. Quitte à tout foutre en l'air, il fallait le faire bien, Stefen avait raison.

Il sortit son portable et tapota rapidement un numéro dessus. Chanceux, il tomba directement sur la messagerie.

-Allô Sonia? C'est moi Peter. Je rentre pas ce soir, je sors avec un pote. Je dormirai dans mon appart'. Je vais certainement éteindre mon portable, donc t'étonnes pas si t'arrives pas à me joindre.

Il raccrocha, le cœur léger et le sourire aux lèvres. Puis il tripota quelques touches et mit le numéro de Sonia dans les numéros indésirables. Il tripota encore quelques autres touches et tomba dans son répertoire, à la lettre M.

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commentaires

Lilie 02/10/2009 20:54


NYAAAAAAAAAAAAAAAAA trop bien !!!! j'adore :p
Continue comme cela =D
MErci beaucoup pour cette suite et hate de voir la suivante ^^


Skorpan 02/10/2009 23:37


Eh bah tu n'auras pas beaucoup à attendre, puisque la suite apparaîtra (comme par magie! XD) lundi soir. :-p

Et merci, ça me fait plaisir. *rougit*


Briesing 30/09/2009 11:58


Bonjour,

en réponse à votre com sur la bibliothèque de Malmö, je pense que ce doit être la même mais ils ont construit ce bâtiment neuf qui prolonge et complète l'ancien. L'ensemble est très réussi à mon
goût.


Skorpan 30/09/2009 22:23


D'accord. J'irais faire un tour lorsque je retournerai à Malmö, ce qui ne devrait pas être dans si longtemps que ça vu que j'ai de la famille dans le coin, et que j'adore les bibliothèques.


Rafa 29/09/2009 23:04


La franchement je suis perturbée. Que ce soit la révélation pour Peter, ok, mais il se sent pas une fois coupable vis-a-vis de Sonia? Parce que celle qu'il trompe c'est Sonia, pas Mickael. Donc je
trouve ses reflexions tres déplacées. S'il veut pas etre avec elle, il le dit clairement au lieu de se réfugier derriere un bouqin et couper son portable.
Ah ton roman déchaine les passions! Mais c'est un sujet un peu douloureux pour moi, désolée.
M'enfin, si on oublie la goujaterie de Peter, tres bon passage encore une fois et les scenes de non désir sont tres bien faite.


Skorpan 29/09/2009 23:14


D'accord, il trompe Sonia, mais d'un autre côté, il trompe aussi Mikaël (en changeant de point de vue). Il se retrouve le cul entre deux chaises, et il ne sait plus trop quoi faire. Il est un peu
perdu, et a besoin d'un peu de temps pour mettre tout en ordre dans sa petite tête et l'appliquer. Donc je ne trouve pas ses réflexions déplacées, au contraire. Il arrive à ne pas se mentir à
lui-même, il lui manque juste un peu de courage pour le dire à Sonia, ce que je peux tout à fait comprendre. Et quant à couper son portable et aller voir Mikaël, je pense qu'il a besoin de souffler
face aux "attaques" incessantes de Sonia, et surtout de reprendre confiance en lui et de se sentir rassuré.

M'enfin, c'est vrai qu'il fait un peu salaud, mais ce n'est pas un ange. Il n'est pas parfait, loin de là! D'ailleurs, c'est ce perso qui suscite le plus de commentaires contradictoires et
"enflammés" de la part de mes lecteurs sur le forum où je publie. Comme quoi, tu n'es pas toute seule. ^^

Mon récit déchaîne les passions, et j'en suis très contente! *o* Et merci pour le dernier petit com. ;-)

Bisous

PS: faudra que tu m'expliques (en privé) un truc rapport à quelque chose dans ton com, nan?


Erellya 29/09/2009 22:12


salut!  elle est trop bonne cette histoire!

continue bien!

bonne journée


-Erellya


Skorpan 29/09/2009 22:27


Oh! Une nouvelle lectrice venant de Be Yourself! =D Bah bienvenue sur le blog! Et merci!

Bonne soirée!


Merlin 29/09/2009 18:58


NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNNN ! Comment ? Peux tu ? Couper le chapitre ici ? C'est pas humain. Je tiendrai pas jusqu'à mardi prochain moi ! Je veux savoir la suite
! Dépêche... Pitié...
Bisous


Skorpan 29/09/2009 20:31


O_o Waow! Je pensais pas l'avoir coupé à un moment aussi horrible que ça. Si là, tu trouves que c'est horrible, je vais véritablement me faire lyncher lors des duites à venir. -_-'

XD

Mais non, pas d'avance sur l'horaire: j'ai plus beaucoup d'avances donc je préfère publier une chaque semaine, et vous faire tenir un peu plus longtemps sur la durée que plusieurs par semaine. ;-)


Så Här Är Det!

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  • : Un blog où je vais publier mes écrits, avec des relations hétéro et homosexuelles explicites, donc ceux qui ne veulent pas lire, la croix rouge en haut à droite peut vous être utile. Aucun plagiat n'est accepté! Et aussi je vais un peu parler de ce qui influence mes écrits: musique, bouquins, etc.
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