Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 23:51
Je suis crevée comme jamais (debout depuis cinq heures 45 du matin, dehors depuis six heures du matin, rentrée chez moi à 20h, après rangement de barres et d'obtascles de cross, tout ça pour un pseudo CCE... -_-'), donc je ne ferai qu'une chose: vous souhaiter une bonne lecture! En espérant que vous allez bien... =D



Central-Park-Lovers.jpg


Ravi, presque sautillant de revoir cet homme qu'il n'avait pas vu depuis longtemps, le plus jeune s'approcha et posa une main sur l'épaule de l'homme, concentré sur sa toile. Celui-ci se retourna, et une intense surprise prit place sur son visage, avant d'être remplacée par une joie immense.

-Mikaël Blowsworth! Je te croyais parti pour l'autre monde depuis le temps!

Il se leva et prit rudement le jeune homme dans ses bras, le serrant fort contre lui.

-Eh non, old man, le cheval ne m'a pas encore tué. Et toi alors, toujours en train de peindre!
-Comme tu vois! Ah, ça fait vraiment du bien de te revoir. Ca fait tellement longtemps.
-Ouais, désolé, c'était pas très correct de ma part. J'ai pas eu beaucoup de temps libre.

Mikaël parut gêné un instant, avant de reprendre plus joyeux.

-Mais là, c'est mon premier weekend de libre depuis des années, et où je ne suis pas blessé, alors j'ai sauté sur l'occasion pour venir te voir. Et je voulais te présenter ce monsieur là aussi.

Il posa une main sur l'épaule de Peter et d'une légère pression, l'obligea à avancer.

-Clem, voici Peter MacLean. Et Peter, voici Clement Burnt. Comme vous peignez tous les deux, je me suis dit que vous pourriez bien vous entendre.

Clement parut ravi de l'initiative et entama tout de suite la conversation. Peter fut plus réservé, mais rapidement fut pris dans la discussion. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de discuter peinture, surtout avec quelqu'un d'aussi cultivé que Clem. Car si le vieil homme ne payait pas de mine, avec un vieux pantalon rapiécé et une veste dans le même état, sa mémoire était par contre une véritable mine d'or. Les deux jeunes hommes s'assirent dans l'herbe, et en face d'eux, toujours assis devant son chevalet, Clem décida de les croquer tout en continuant la conversation.

Au bout d'environ deux heures, Mikaël décréta qu'il avait faim, et Peter sortit quelques biscuits de son sac à dos. Les trois hommes se servirent, et burent un peu d'eau à la bouteille. Ils savourèrent en silence ce goûter léger, et se plongèrent dans leurs réflexions. Clem, cependant, continuait à dessiner les deux hommes: ce qu'il y avait sur la toile ne correspondait pas à ce qu'il voyait mais à ce qu'il devinait d'eux. Ce fut Mikaël qui, le premier, rompit le silence.

-Hey, old man, tu as des nouvelles de Dan?
-Ah! J'en étais sûr! C'est pour le voir que t'es venu!
-Non! Enfin, en partie, je me disais que j'avais une chance de le trouver ici, marmonna-t-il.

Clem lui fit un sourire indulgent, et Peter suivait l'échange avec intérêt, même s'il n'y comprenait pas grand chose pour l'instant.

-T'as pas de chance, il est passé hier. Il a dû rester une heure à croquer avec moi, et puis il est parti. En ce moment, t'as plus de chance de le trouver à son école. Ou le soir, chez toi.
-Ce n'est pas chez moi là-bas, grinça-t-il.
-Ok, ok, chez tes parents alors. Son école d'art lui prend beaucoup de temps et d'énergie, donc il ne vient plus trop ici. Mais il m'a dit qu'il essayait d'être chaque soir à la maison, dans l'espoir que tu viennes leur dire bonjour un de ces jours.
-L'odeur de la peinture a dû lui monter à la tête, grommela-t-il. Là-bas, moins j'y vais, mieux je me porte.

Peter sentait que Mikaël se tendait de plus en plus et dans l'espoir de l'apaiser, il lui attrapa doucement la main, et en caressa le dessus avec son pouce. Mikaël lui fit un sourire reconnaissant.

-Mikaël, c'est qui Dan?
-C'est mon petit frère, il a 19 ans, il me semble, expliqua-t-il. On s'entend très bien, mais on n'a plus trop le temps de se voir. Moi à cause de l'équitation. Comme tu le sais, ça me bouffe quasiment tout mon temps. Et lui, il vit toujours chez nos parents, et j'ai pas très envie de tomber sur mon père, ni sur James. En plus maintenant, il a commencé une école d'art, et apparemment, ça lui prend du temps, c'est ça Clem?
-Ouais, il adore ça d'ailleurs. Il apprend plein de nouveaux trucs, et franchement, je pense que c'est ça qui lui correspond. Je l'ai jamais vu aussi épanoui.
-Tant mieux, fit-il pensif.
-Tiens, c'est ça qu'il voulait que je te dise dans le cas improbable où je te vois: il te remercie infiniment de lui payer l'école parce que c'est pas avec son petit boulot qu'il aurait pu la payer.
-Bah, c'est pas grand chose. C'est normal de faire ça pour lui, répliqua-t-il nonchalamment, ne voulant pas s'appesantir sur la chose.

Mais cela ne semblait pas être l'avis du vieil homme.

-Mikaël Blowsworth, écoute-moi bien pour une fois. C'est pas au grand frère de prendre en charge tous les frais de scolarité du petit frère. C'est aux parents de payer les frais, au moins en partie. Surtout que là, il ne s'agit pas de "pas grand chose". C'est plusieurs milliers de dollars, Mikaël! Cet argent, tu pourrais l'utiliser pour faire autre chose, ou pour moins travailler.
-C'est bon Clem, je sais ce que je fais. Laisse-moi gérer ma vie comme je veux! s'énerva le jeune homme.
-Mais...
-Clement, l'interrompit doucement Peter en le regardant droit dans les yeux, vous nous excusez deux minutes?
-Bien sûr, acquiesça-t-il, quoiqu'un peu surpris.

Peter se leva et encouragea Mikaël à faire de même. Puis il s'éloignèrent d'une trentaine de mètres, de façon à ce que leur conversation reste entre eux deux.

Clement les regarda s'éloigner et les observa avec attention. La conversation semblait monter de ton, et le blond semblait enguirlander celui qu'il considérait comme son petit-fils. Mikaël, évidemment, ne se laissait pas faire, et répliquait. Il pouvait presque entendre ce qu'il lui disait pour l'avoir déjà entendu auparavant: "C'est ma vie, pas la tienne! J'en fais ce que je veux et tu n'as absolument aucun droit d'interférer!". C'était ce que Mikaël lui avait hurlé quand il lui avait suggéré d'aller se faire soigner dans une clinique, ou qu'il pouvait lui payer des cours en plus pour qu'il puisse reprendre le lycée. Le jeune homme était décidément trop fier des fois.

Au bout d'un moment, il vit le blond craquer -Mikaël ne craquait jamais dans de tels rapports de force-: ses épaules s'affaissèrent, et il porta une main à ses yeux, probablement pour essuyer des larmes naissantes. Mikaël se calma presque aussitôt et s'approcha timidement de celui qui lui faisait face. Il posa une main dans son cou et Peter, après quelques secondes d'hésitation, posa sa tête sur son épaule et enroula le corps du brun de ses bras. Mikaël, enfin, murmura quelques mots et posa un baiser dans les cheveux blonds. Un sourire étira les lèvres de Clement: il avait deviné juste. Les deux hommes revinrent quand le blond fut calmé et Mikaël s'excusa.

-Désolé Clem, j'aurais pas dû crier après toi.
-Ne t'en fais pas, je te connais à force. Sur ce messieurs, j'ai passé une après-midi des plus agréables en votre compagnie, mais je dois me rentrer. Sinon, je vais me faire passer un savon par ma femme, expliqua-t-il en roulant des yeux.

Les deux hommes rigolèrent de bon cœur et Clement remballa ses affaires, avant de leur faire ses adieux.

-Mikaël, appelle Dan de temps en temps, ça lui ferait vraiment plaisir. Prends bien soin de toi, ne tombe pas trop et profite de la vie. Et surtout ne crie pas à tort et à travers, tu sais que ça n'arrange rien.
-Je ferais de mon mieux, promit-il avant de l'enlacer.
-Quant à vous, Peter, veillez bien sur cet imbécile de Mikaël. Et prenez soin de vous: la vie n'est pas de tout repos. Surtout lorsqu'on doit la partager avec quelqu'un d'aussi sensible que lui.

Ils se serrèrent amicalement la main, et le vieil homme s'apprêta à partir. Cependant, avant de les quitter, il détacha une feuille de son carnet à croquis qu'il leur tendit.

-Cadeau de la maison, faites-en ce que vous en voulez. Sur ce, je vous quitte vraiment. Bonne soirée, messieurs!

Le vieil homme, chargé de son chevalet et de ses autres affaires de peinture, s'éloigna à travers la pelouse du parc. Lorsqu'il eut disparu de leur vue, ils s'intéressèrent enfin au dessin, que Mikaël avait tenu face tournée vers le sol tout le temps. Lorsqu'il le retourna, leurs souffles s'arrêtèrent de surprise.

-Rah le salaud! Il avait deviné! ragea Mikaël, mais plus amusé qu'en colère.
-Ah là, c'est sûr, y'a pas de doute. Il avait deviné. Mais qu'est-ce qu'il dessine bien.
-N'est-ce pas? Je te trouve plutôt réussi. Je crois même qu'il t'a rajouté quelques muscles.
-Ah non! C'est pas vrai, je les ai mes muscles. Touche-moi ça, dit-il en levant son T-shirt pour montrer ses abdominaux.
-Hum, pas mal, pas mal, admit Mikaël en les palpant. Mais ils ont l'air mieux sur le dessin.
-Attends, tu vas pas me dire que tu préfères le dessin à moi! s'offusqua-t-il.

Il attrapa Mikaël par la taille et le colla contre lui, avant de l'embrasser avec passion. Ses mains se baladaient dans son dos jusque sur ses fesses, et le désir commençait à se faire sentir dans les deux corps.

-Alors? Tu préfères toujours le dessin? murmura Peter à son oreille, d'une voix un peu rauque.
-Je dois reconnaître que tu... commença-t-il avant d'être interrompu par quelques bisous derrière son oreille. Que tu présentes quelques... quelques avantages... incontestables.
-N'est-ce pas? Mais d'un autre côté, tu es plutôt pas mal dessiné toi aussi...
-Hey! Je suis mieux! s'offusqua Mikaël à son tour.

Les deux hommes se chamaillèrent encore à propos du dessin qui les représentaient tous les deux assis dans l'herbe, se lançant des regards en coin et se tenant la main comme n'importe quel couple. Ils ne cessèrent leurs gamineries qu'en sortant de Central Park, par la 85ème, se faisant happer par la foule de la 5ème avenue. Ils avisèrent l'heure et décidèrent de continuer à se balader un peu avant de se poser dans un restaurant. Mais auparavant, Peter obligea Mikaël à appeler son petit frère. Il lui prêta son portable, vu qu'il ne lui restait que quelques cents de crédits, et lui fit les gros yeux pour qu'il l'appelle tout de suite.

-Allez, je sais que t'en as envie. Et Dan a l'air de vraiment tenir à toi, d'après ce qu'a dit Clem.

Mikaël regarda le portable et le fit tourner entre ses doigts, hésitant, puis finalement, il tapa le numéro de son petit frère.

-Tu sais que tu peux être vraiment chieur, toi des fois, lui lança-t-il avant de s'éloigner.

Peter sourit, ne prenant pas l'insulte pour argent comptant, et regarda son compagnon passer son coup de fil. Cela semblait le stresser légèrement: il se rongeait les ongles tandis que les sonneries s'égrenaient. Moins de deux minutes plus tard, il revint et tendit son téléphone à Peter.

-Ca répondait pas. Je lui ai laissé un message. Content?
-Très!

D'un accord implicite, les deux hommes quittèrent l'avenue bondée et cherchèrent un peu de calme dans les rues
adjacentes.



     Ils avaient dîné dans un restaurant de Harlem, profitant du temps assez doux en soirée pour s'installer en terrasse. Le repas n'avait pas été extraordinaire, culinairement parlant, mais ils avaient tous deux passé un moment très agréable. Ils étaient ensuite rentrés à pied, tranquillement, et avaient vu la nuit tomber sur la Grande Pomme, qui restait illuminée, quoiqu'il arrive. Une fois chez eux, ils se douchèrent rapidement et allèrent se coucher immédiatement. Ils avaient envie de ne rien faire ce soir là, ou du moins, rien qui ne se satisfasse pas d'un lit.

Allongés l'un à côté de l'autre, Mikaël se rapprocha de son amant, cherchant sa chaleur, et posa un bras en travers de son ventre, comme une marque de possession. Peter, charmé par ces petites marques d'affection, sourit et l'embrassa sur le sommet du crâne, tout en caressant sa nuque. Mikaël, dès le second baiser, glissa une de ses jambes entre celles de son compagnon et commença à les caresser, tout comme il commençait à caresser son ventre de ses doigts.

-Dis, c'est moi ou tu cherches à m'allumer? murmura le blond dans les mèches brunes de son compagnon.
-Mmmh... Je dirais que ce n'est pas toi, fit Mikaël malicieusement.

Il releva la tête et capta un regard vert teinté de désir qui l'encouragea, si jamais il en avait eu besoin. Avec un peu d'effort, il atteignit sa bouche et l'embrassa avec douceur, de façon si aérienne que Peter alla chercher ces lèvres qu'il avait à peine eu le temps de goûter. Mikaël aurait voulu jouer un peu plus longtemps, mais finalement les lèvres de Peter lui manquaient elles aussi bien trop pour qu'il s'en privât plus longtemps. Leurs bouches se taquinèrent, leurs lèvres s'amusèrent et leurs langues jouèrent à cache-cache, avant de se trouver et de partager une intimité certaine.

Mais bientôt, cela ne leur suffit plus, et Peter, qui s'était retrouvé au-dessus dans la bataille, partit chérir le reste du corps de son amant. Le cou fut chatouillé, les bras caressés, le T-shirt enlevé. Il resta un instant assis sur les cuisses de Mikaël, à se repaître de la vue de son torse et de ses abdominaux, et le jeune homme allongé s'impatienta. Il se redressa et vint chercher la bouche de Peter. Ses mains quittèrent son visage pour se poser sur ses cuisses, puis remontèrent sur les hanches, et se glissèrent sous le T-shirt, à même la peau nue. Peter trembla, de désir, d'excitation, de plaisir. Alors Mikaël remonta ses mains encore plus lentement le long des flancs. Il les passa sur les pectoraux, et effleura les tétons, ce qui fit gémir Peter. Mikaël sourit de voir l'effet qu'il lui faisait et interrompit un instant leur baiser.

-Y'a pas de raison que je sois le seul torse nu, murmura-t-il dans un sourire.

Et il enleva d'un seul coup de T-shirt de Peter. Aussitôt, leurs torses se collèrent l'un à l'autre et leurs mains parcoururent chaque centimètre de peau nue qu'elles purent trouver. Leurs bouches rapidement ne se suffirent plus à elles-mêmes et celle de Peter plongea dans le cou de Mikaël, léchant, embrassant, suçant tout ce qu'elle pouvait. Mikaël frissonna: les sensations que Peter lui procurait avaient un avant-goût de paradis. Sous l'impulsion du plus vieux, il se rallongea et son pantalon rejoignit les deux T-shirt par terre. De même que son boxer quelques minutes plus tard. Peter semblait pressé et cela mit Mikaël un peu mal à l'aise: puisqu'ils n'avaient aucune obligation le lendemain, il aurait voulu prendre son temps. Découvrir le corps de son homme avec lenteur, avec gourmandise, avec plaisir.

-Eh Peter, murmura-t-il en posant ses mains sur ses épaules pour l'obliger à se redresser. On a toute la nuit devant nous, tu sais.

Le blond remonta jusqu'au niveau de son visage, et avec une moue boudeuse, déclara.

-Tu m'as chauffé une bonne partie de la journée, plus pendant le dîner, et là y'a même pas un quart d'heure, alors je suis un peu beaucoup excité, si tu vois ce que je veux dire.

Mikaël glissa sa main droite entre eux deux et la posa sur l'entrejambe de son compagnon.

-Effectivement, je vois, fit-il avec un sourire lubrique. Mais tu sais ce qu'on dit?
-Mmmh... naan... gémit-il alors que Mikaël avait un peu resserré sa prise.
-Plus on attend, meilleur c'est. Tu ne crois pas?

Mikaël retira soudainement sa main et un gémissement plus important passa les lèvres de Peter.

-Salaud... Tu vas me faire attendre longtemps?
-Hum... Je sais pas... Est-ce que tu as été sage? ... Est-ce que tu crois que tu le mérites?

Tout en parlant, Mikaël avait posé ses mains dans le bas du dos du plus âgé, et lentement les avaient descendues. Les reins avaient été franchis, et maintenant, les fesses étaient caressées, empoignées, malaxées. Et Peter commençaient à bouger les hanches, à la recherche de caresses plus poussées, à la recherche d'autre chose. Mais jamais Mikaël ne franchissait la limite, et il laissait Peter dans l'expectative de ce qui allait suivre. Au bout de plusieurs minutes cependant, il consentit à lui enlever son boxer -il ne portait pas de pantalon de pyjama ce soir là- et ils se retrouvèrent tous deux nus. Peter hésita une demi-seconde, consulta du regard Mikaël puis s'allongea complètement sur lui: ce n'était certes pas leur premier moment intime ensemble, mais le doute subsistait toujours un peu face à cet inconnu du plaisir gay qu'ils découvraient un peu plus à chaque fois. Avoir le corps d'un autre homme que soi à sa disposition avait encore ce léger goût d'interdit, et cela ne faisait que rajouter à l'excitation ambiante.

L'un sur l'autre, ils sentaient parfaitement leurs érections respectives, témoins sans conteste de leur excitation. Les respirations s'étaient faites plus lourdes, plus rapides, et sans en avoir vraiment conscience, Mikaël avait passés ses bras autour du cou de Peter et ses jambes autour de ses hanches. Lentement, leurs bassins se mirent à se mouvoir ensemble et ils s'embrassèrent au même rythme. Peter, peu à peu, se fit plus avide et accéléra le mouvement. Leurs bouches se détachèrent et leurs gémissements se firent audibles dans le silence de la chambre.

Le plus vieux, toujours un peu plus entreprenant, laissa sa langue glisser sur le cou du brun, sur son pectoral droit, titillant son mamelon au passage, puis sur ses abdominaux, s'amusant à y dessiner des courbes compliquées. Rapidement, cependant, il atteignit l'aine, et sa bouche, en quelques baisers, atteignit la base du sexe de Mikaël. A ce contact, le jeune homme se cambra et émit un son plus guttural que les autres. Satisfait, Peter entreprit de remonter le long du pénis, alternant baisers et petits coups de langue, ce qui augmentait manifestement le plaisir du cavalier, dont les mains lui massaient avec conviction le cuir chevelu. Arrivé au niveau du gland, il le contempla, hésitant sur la conduite à tenir. Il leva les yeux vers le visage tendu de plaisir de son compagnon, et cela effaça ses dernières réticences. Ils en avaient tous deux envie, et la peur qu'il ressentait n'était que celle de l'inconnu. Alors au diable les moralisateurs bienséants de son enfance, il se mit à lécher, puis à sucer, le gland offert, ainsi que le reste.

-Han! ... Peter... Pet... Peter...

Mikaël appréciait et gémissait son prénom, c'était tout ce qui comptait pour l'instant. Quelques instants plus tard, Peter remarqua que les tremblements de son amant se faisaient plus erratiques et plus intenses, alors il remplaça sa bouche par sa main sur son pénis, et remonta pour l'embrasser dans le cou. Il voulait l'entendre jouir, alors il était hors de question de l'embrasser maintenant, même si les lèvres du brun lui manquaient. Peter accéléra soudain la cadence des va-et-viens sur le sexe du jeune homme, et il n'en fallut pas plus à Mikaël pour jouir. Un cri rauque sortit de sa gorge tandis que son sperme venait s'étaler sur son ventre et que ses mains se crispaient sur les draps. Laissant son amant reprendre tranquillement ses esprits, Peter s'allongea à ses côtés. Il passa possessivement un bras autour de son torse et une jambe autour des siennes, son sexe, non soulagé, se retrouvant collé contre sa hanche. Il essaya d'en tenir le moins compte possible, et attendit patiemment que Mikaël fut un peu plus réceptif.

-Ca va? chuchota-t-il dans son cou.
-Mmmh... soupira le brun.
-Je sais pas si c'était... bien, continua Peter. C'était ma première fois, alors par rapport à celles que tu as eues avant...
-Franchement, au vu du résultat, je crois que tu peux te douter de comment c'était, plaisanta Mikaël, tournant enfin la tête vers lui.

Peter rougit un peu, et balbutia, alors que ses réticences, tapies au fond de lui par l'emportement du désir, refaisaient surface, profitant de ce moment de sérénité.

-Oui, oui, mais quand même...
-J'ai adoré, si tu veux tout savoir. Et arrête de te poser trop de questions. Cela n'aurait pas été mieux si cela avait une fille qui me l'avait fait. D'accord?
-Mais...
-D'accord? répéta-t-il un peu plus fort.
-D'accord...
-Peter, regarde-moi dans les yeux s'il-te-plaît... C'était bien... C'était génial même, parce que c'était toi. Personne d'autre n'aurait pu me faire jouir comme tu l'as fait, rentre toi bien ça dans le crâne.

Il déposa un baiser sur le bout du nez de Peter, puis de sa main, il traça une ligne plus ou moins droite du milieu de son torse jusqu'à son nombril. Il contourna en la frôlant son érection et attrapa délicatement ses testicules.

-Je crois que tu as attendu suffisamment longtemps pour que cela soit excellent, murmura-t-il, et Peter approuva avec force de gémissements alors qu'il commençait ses caresses.

Malgré la légère maladresse adorable de Mikaël, Peter parcourut les nues dans tous les sens, et les deux amants se choyèrent mutuellement pendant une bonne partie de la nuit, découvrant avec plaisir le tube de lubrifiant qu'il y avait dans la table de nuit, et l'usage qu'ils pouvaient en faire.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Raf 18/03/2010 15:35


scene obscene!! ( trop fort le jeu de mot!)
Eh bien eh bien, joli récit!
J'ai bien aimé aussi la partie avec Clem ( j'étais sure que son dessin allait les représenter en tant que couple!) et hate de voir ce que ca va donner avec le petit frere


Skorpan 18/03/2010 20:35


Peuh! Scène obscène, tu ne sais pas ce qui t'attends! *niark niark*
Clem m'est venu sur un coup de tête (encore), et le dessin aussi. Par contre le frère, pas du tout! ^^


saya 10/03/2010 23:59


waouw, je viens de découvrir ton blog et ton histoire, et je t'avoue que j'ai lu cette fic en une soirée. J'adore, c'est réalisté sans être barbant comme les histoires réalistes peuvent l'être, et
franchement touchant. L'approche que tu as de ce couple est vraiment envoûtant, et puis, il faut l'avouer, ils sont trop mignons!!!!!


Skorpan 11/03/2010 02:10


En une soirée?! O_o Eh bah dis donc! Tu en as du courage! XD Je sais pas si j'aurais pu, moi, même si c'est mon propre récit. :-p
Merci pour ton com', c'est bien agréable de voir que ce n'est pas si chiant que ça à lire. ^^ Et puis tu as bien raison: ils sont si mignons, Peter et Mikaël. *o* Très cons aussi, mais très
mignons. XD


Lilie 08/03/2010 22:22


"découvrant avec plaisir le tube de lubrifiant qu'il y avait dans la table de nuit, et l'usage qu'ils pouvaient en faire." O_O et et ! Ils on fait quoi *__* (Sbaff perverse !)

Très bon chapitre trop bien =D J'ai adoré :p J'aime Clément aussi, je l'imagine trop bien =D En grand merci pour cette super suite :p

Bisoussssss


Skorpan 09/03/2010 01:10


Perverse, va! :o Mais j'te rassure: t'es pas la seule! XD Et ce qu'ils ont fait avec le tube de lubrifiant, je te laisse le découvrir par toi-même. C'est tellement plus intéressant comme ça... On
peut leur faire faire tout ce qu'on veut... *ange*

Clem t'a plu? J'suis contente alors! x) C'était un peu un petit coup de joker, un personnage qui est apparu comme ça. Plop, et il était dans l'histoire. ^^

Merci pour ton passage, et bisous! ;-)


Merlin 08/03/2010 13:56


si c'est-y pas mignon ! super chapitre ^^
bisous bisous


Skorpan 08/03/2010 17:48


Contente que ça t'ait plu! ;-)


Så Här Är Det!

  • : Nangilima
  • Nangilima
  • : Un blog où je vais publier mes écrits, avec des relations hétéro et homosexuelles explicites, donc ceux qui ne veulent pas lire, la croix rouge en haut à droite peut vous être utile. Aucun plagiat n'est accepté! Et aussi je vais un peu parler de ce qui influence mes écrits: musique, bouquins, etc.
  • Contact

Skorpans Nangilima


En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


Les textes publiés sur ce blog sont de ma propre invention et sont écrits par moi, à moins que le contraire ne soit précisé en début d'article. Je vous demanderai donc de respecter mon travail et de ne pas plagier mes écrits.
Merci d'avance.

Certains textes peuvent contenir des relations hétéro ou homosexuelles explicites.
Les mineurs et tous ceux que ça dérange, vous connaissez la sortie: la petite croix rouge.
Tous les résumés et histoires à venir sont disponibles ici.
Si vous avez des questions ou autres, vous pouvez m'envoyer un mail ici.

Sökande

"Un écrivain ne confie tout ni à ses journaux intimes, ni à sa correspondance;
seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

François Mauriac 

Andra saker ni kan se

lien-nan--19171a4

 
 

Vad som helst...



"Je ne suis pas homosexuel, même si certains semblent le croire."

Ola Salo





"Aime moi, alors je t'aimerai peut-être."
J. R.-P.





"Tout est une question de goût. Toi tu aimes les femmes, moi j'aime les hommes, et lui aime les deux. Où est le problème?"
J. R.-P.





"Ne plus rêver, c'est être à demi mort, c'est faire de la réalité sa seule loi."
Jean-Baptiste Pontalis





"Si tu sens que tu plafonnes, perce un trou dans le plafond."
Gilles Goddard

"Alors si tu sens l'angoisse de la page blanche, prends en une rose."
J. R.-P. 

Lyssna!