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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 17:59

Et voilà la fameuse explication de Peter avec ses parents! Savourez! =D


Bonne lecture! x)

 

 

 

Crampons-72.jpg

 

 

     Il était environ sept heures et demi du soir et Peter garait sa voiture dans une rue adjacente à celle où habitaient ses parents. En quelques minutes de marche, il se retrouva devant leur maison. Avant de sonner, il fit le vide dans sa tête, oubliant les formules toutes faites qu'il s'était répétées dans la voiture en venant, et il rassembla un peu de son courage. Puis il appuya sur le bouton. Ce fut sa mère qui lui ouvrit quelques secondes plus tard.

 

-Ah chéri! Comment tu vas?
-Salut Maman! Ca va bien, et toi?
-Ca va très bien. Et on est très contents que tu viennes dîner avec nous ce soir. Bon, comme tu nous as prévenus très tard, ça ne sera pas de la grande cuisine, mais...
-Ca sera ta cuisine Maman, ça me suffit. En plus, j'ai décidé de venir manger un peu sur un coup de tête, alors voilà, t'as pas à t'en faire.

 

Ce n'était pas vraiment sur un coup de tête qu'il était venu manger chez ses parents ce soir-là. Il en avait même parlé à Mikaël. Mais Peter avait préféré prévenir ses parents au dernier moment, pour avoir toujours la liberté de se retirer, sur un véritable coup de tête cette fois-ci. Cependant, il avait tenu bon dans ses résolutions et il se retrouvait maintenant chez eux, pour le premier dîner en famille depuis plusieurs mois, et peut-être le dernier avant des années.

 

Les deux adultes, mère et fils, arrivèrent dans le salon, où le père avait déjà un petit whisky bulle en guise d'apéro. Peter refusa poliment, préférant garder la tête claire, et la discussion s'engagea sur des choses assez banales, comme le temps qu'il faisait ou le dernier livre lu. Le genre de conversation qui donnait l'impression à Peter de retourner plus d'une dizaine d'années en arrière, lorsqu'il habitait encore chez eux. L'apéritif et l'entrée des repas étaient toujours dédiés aux choses triviales tandis que le plat principal du repas s'accordait au plat de résistance de la conversation. Il s'agissait en général de politique, ou alors des études, et maintenant du travail, de Peter.

 

Ce dîner là ne fit pas exception, et lorsque Mary-Ann servit les filets de bœuf accompagnés de pommes de terre et de coleslaw, Peter s'éclaircit la gorge. Ni Terrence, ni Mary-Ann ne remarquèrent rien, et ils commencèrent à manger sans s'apercevoir du trouble grandissant de leur fils. Peter essaya de faire comme eux, de profiter du filet de bœuf merveilleusement cuit par sa mère, mais au bout de quelques bouchées, il eut la nausée et dut s'arrêter. Il se lança alors dans une deuxième tentative, beaucoup plus directe.

 

-Heu... Papa, Maman? Vous avez des nouvelles de Sonia?
-Non, du tout, répondit Mary-Ann en reposant ses couverts. Elle s'est beaucoup énervée les deux-trois premiers jours après votre rupture et elle nous a appelés très souvent. Mais quand elle a réalisé qu'on ne pouvait rien faire et qu'on n'en savait pas beaucoup plus qu'elle, elle a abandonné. Pourquoi tu nous demandes ça?
-Pour rien, juste savoir comment elle allait. Je lui ai pas reparlé depuis ce fameux soir.
-Tu veux te remettre avec elle? demanda-t-elle avec une certaine circonspection.
-Pas du tout! affirma-t-il aussitôt, d'un ton convaincant et convaincu.
-Tu fais bien, approuva son père. Cette fille nous a montré tout son sale caractère et franchement, je voudrais pas l'avoir comme belle-fille.
-Hum... C'est sûr. En fait, je sais pas trop où j'en suis avec elle. Avant, j'aurais voulu qu'on reste amis, mais maintenant, j'hésite...
-Prends ton temps pour y réfléchir, lui conseilla sa mère. Tu n'as pas à prendre une décision dans la minute.

 

Mary-Ann lui fit un sourire chaleureux et rassurant, le genre de sourire que seule une mère peut faire, et il la remercia du regard. Puis le dîner reprit son cours normalement, et Peter conclut que sa deuxième tentative avait échoué. Il avait espéré passer de son ancienne relation à sa relation actuelle, mais la conversation n'avait pas pris le cours attendu.

 

La troisième tentative de la soirée fut amorcée par Terrence, qui, lors d'un silence masticateur, mit les pieds dans le plat, comme le lui reprochait souvent son épouse.

 

-Et sinon, avec l'autre, ça se passe comment?
-L'autre? fit Peter, interrogateur, ne comprenant pas la question vu qu'ils venaient de parler des décisions prises récemment par le Sénat quant à la guerre en Irak.
-Ta mère m'a dit que tu avais rencontré quelqu'un. J'espère au moins que c'est pas une grognasse comme l'autre.
-Mamaaaaan, qu'est-ce que tu lui as encore raconté? gémit-il.
-Mais rien du tout! Juste ce que tu m'as dit au téléphone. Que tu avais rencontré quelqu'un et que tu ne voulais pas nous la présenter tout de suite. Donc je me suis demandé pourquoi, et ton père a dit que c'était sûrement une grognasse.

 

Peter se tourna vers son père qui continuait de manger comme s'il n'attendait pas de réponse alors qu'il mourait d'envie de savoir. Peter soupira puis sourit: c'était si typiquement lui, cette attitude un peu je-m'enfoutiste.

 

-C'est pas une grognasse, loin de là, Papa.
-Ah? Et elle est comment alors?
-Très très sympa. Un peu colérique de temps en temps, mais très sympa le reste du temps.
-Sonia aussi était très sympa, à l'époque, alors précise un peu, réclama son père.
-Que veux-tu que je te dise d'autre? Je la trouve adorable et je suis amoureux d'elle. Je suis sûr que c'est la bonne.
-Tu ne t'avances pas un peu beaucoup?
-Et alors? Moi, j'y crois.
-Si t'y crois...
-Terrence, arrête de le décourager! intervint Mary-Ann. S'il croit à son histoire avec cette jeune femme, alors c'est bien. Et moi aussi j'y crois.

 

Le père soupira, laissant sa femme avoir le dernier mot, et celle-ci en profita pour interroger plus en profondeur Peter sur cette fameuse jeune femme.

 

-Alors mon chéri? Maintenant, tu ne peux plus t'échapper et tu vas devoir répondre aux questions de la dernière fois.

 

Elle eut un grand sourire et Peter un soupir résigné.

 

-Qu'est-ce que tu veux savoir?
-Déjà, elle ressemble à quoi? Blonde? Brune?
-Brune, avec des cheveux assez courts, et elle a des yeux marrons.
-Et... l'encouragea sa mère en faisant des signes de la main comme quoi il devait continuer.
-Et elle est un peu plus petite que moi. Assez fine, et plutôt du genre sportive.
-Donc en gros, elle est bien foutue, d'après ta description?
-Ouais, en gros, avoua-t-il avec un sourire en coin.
-Et elle a quel âge?
-Vingt-cinq ans.
-Un peu plus jeune que toi, donc. Elle est toujours en train de faire ses études ou elle est déjà entrée dans la vie active?
-Elle est déjà dans la vie active: elle travaille avec les chevaux.

 

Dire qu'il s'agissait en fait d'un compétiteur de très haut niveau aurait entraîné beaucoup trop de questions alors il avait opté pour cette solution là.

 

-Oh... fit-elle un peu déçue, comme si ce n'était pas assez bien comme métier pour la compagne de son fils. Et ses parents? Ils font quoi?
-Je ne sais pas, elle ne s'entend pas bien avec sa famille donc elle ne m'en parle pas.
-Mais si vous êtes aussi...
-Maman, l'interrompit-il, si tu veux me refaire un discours sur la confiance et l'importance de dialoguer dans un couple, alors tu te tais, j'ai déjà donné.

 

Il adoucit ses paroles sèches d'un sourire et sa mère comprit qu'il s'agissait d'un sujet sensible. Alors elle abandonna, quitte à y revenir un autre jour.

 

-Et son prénom, c'est quoi? Depuis tout à l'heure, vous ne faîtes que dire elle, elle, elle, remarqua Terrence.
-Tiens, oui, ça c'est une bonne question. Alors Peter? Elle s'appelle comment cette jeune femme dont tu es follement amoureux?

 

Il les regarda tous deux, mémorisant au mieux leurs visages souriants, puis annonça d'une voix claire son prénom.

 

-Mikaël.
-Pardon? fit Mary-Ann, croyant avoir mal entendu.
-Cette jeune femme dont je suis follement amoureux est en fait un jeune homme, et il s'appelle Mikaël.

 

Ce fut comme si le temps s'était suspendu dans la maison des MacLean. Peter attendait avec anxiété la réaction de ses parents, et ces derniers étaient probablement trop choqués par son annonce pour faire quoi que ce soit. Après de longues secondes insupportables d'attente pour Peter, Mary-Ann enfin bougea. Elle tourna la tête vers son mari pour essayer de savoir ce qu'il en pensait, mais celui-ci restait impassible. Alors elle regarda son fils et prononça quelques mots, essayant de détendre l'atmosphère lourde qui s'était abattue autour de la table.

 

-Eh bah... Ca pour une surprise, c'est une surprise.

 

Elle passa une main dans ses cheveux et lui fit un petit sourire gênée, comme si elle ne savait pas très bien ce qu'il fallait faire dans ce genre de situations. Puis une chaise racla le sol et Terrence quitta la table sans un mot. Mary-Ann hésita une ou deux secondes puis partit à sa suite, laissant seul son fils avec son angoisse grandissante. Alors pour essayer de la reléguer au fond de son esprit et ne pas la laisser grandir, il se mit à débarrasser la table. De toute façon, le dîner était foutu. Autant se rendre utile. Il en était à faire la vaisselle lorsque sa mère revint. Elle semblait un peu triste, un peu fatiguée, peut-être un peu dépassée par les évènements aussi, et Peter s'en voulut de la mettre dans cet état là.

 

-Maman? Ca va?
-Oui, oui, ça va mon chéri, le rassura-t-elle, mais cela manquait quelque peu de conviction.

 

Le silence retomba dans la cuisine avant que Mary-Ann ne reprenne la parole, cherchant à comprendre ce qu'il venait de se passer. Ce qui venait de chambouler leur vie à tous les trois.

 

-C'est vrai, Peter? Tu sors vraiment avec un garçon?
-Oui, Maman. Et tout ce que j'ai dit tout à l'heure en employant le pronom elle, ça s'appliquait à lui.
-Donc c'est un jeune homme de vingt-cinq ans, brun aux yeux marrons, qui travaille avec les chevaux et dont tu es follement amoureux?
-C'est ça.
-Et ça veut dire que tu es... homosexuel...
-Apparemment.
-C'est pas une réponse ça, Peter, lui reprocha-t-elle comme lorsqu'il était enfant, avec tendresse et sans colère.
-Disons que je ne sais pas vraiment qui je suis. Il est bien probable que je sois gay. Mais est-ce qu'un gay peut sortir pendant des années avec une femme? Je sais pas... Alors parfois je me dit que je suis bi... Mais au final, je m'en fous un peu. Du moment que je sais que je l'aime, ça me va.

 

Mary-Ann lui fit un sourire, enfin le premier sourire franc depuis son annonce. Cela remua Peter, et il sentit toutes les émotions qu'il avait ligotées dans un coin revenir en force.

 

-Alors, tu es heureux? demanda-t-elle, bien que la réponse, elle la connaissait déjà.
-Oui, plus que jamais, Maman, confirma-t-il, avant de laisser couler quelques larmes, plus de culpabilité que de joie.
-Eh là, c'est quoi ce chagrin mon chéri?

 

Elle se rapprocha de lui et le prit dans ses bras. Elle lui caressa le dos pour le calmer et il sécha ses larmes dans son chemisier.

 

-Alors, dis-moi ce qui ne va pas, mon chéri.
-Je suis désolé, Maman. Tellement désolé si tu savais, dit-il d'une voix un peu tremblante.
-Pourquoi?
-... D'avoir cru à un moment que vous me rejetteriez à cause de ça... Même Mikaël m'avait dit que je n'avais pas à m'en faire, mais j'avais du mal à le croire.

 

Elle le serra un peu plus fort dans ses bras et lui caressa les cheveux.

 

-Et puis, sanglota-t-il, je me suis souvenu d'une fois où j'étais venu avec Sonia et que tu avais dit que tu avais hâte d'être grand-mère. Et là... là tu pourras jamais l'être à cause de moi.

 

Une nouvelle crise de larmes se déclencha et Mary-Ann la calma comme une mère console son enfant après un cauchemar. Puis, elle apaisa ses inquiétudes avec des paroles douces mais vraies.

 

-Mon chéri, ne t'en fais pas pour ça. On ne sait jamais de quoi l'avenir sera fait, alors peut-être que dans quelques années, tu auras un enfant, ou plusieurs. Et c'est pas grave si tu l'adoptes, ou je ne sais quoi, parce que ce sera ton enfant, et donc mon petit-fils ou ma petite-fille. D'accord?

 

Il hocha vaguement la tête et elle continua.

 

-Et si jamais tu n'as pas d'enfants, c'est pas grave non plus. Je reporterai mon trop-plein d'affection sur ton père, et puis aussi sur toi et sur Mikaël. Vous allez voir, vous allez adorer ça! rigola-t-elle.

 

Cela dérida Peter et il put enfin se détacher d'elle. Il la remercia en quelques mots, lui disant qu'elle était la meilleure maman du monde et qu'il ne l'échangerait pour rien au monde, puis il aborda un sujet un peu plus douloureux.

 

-Et Papa? Est-ce qu'il... m'accepte?
-Bah... Tu connais ton père. Tout changement, toute nouveauté lui fait peur, rappela Mary-Ann avec le ton de celle qui connaît les défauts de son mari par cœur et qui doit faire avec tous les jours. Même quand tu as rompu avec Sonia, il ne l'a pas accepté au début, alors qu'il trouve depuis longtemps que c'est une grognasse, comme il dit. Alors laisse-lui un peu de temps, et tu verras, tout ira bien.
-Et si... tout ne va pas bien?
-Eh bien, je lui botterai le cul dans ce cas! rit-elle.
-Jusqu'en Alaska? voulut-il savoir, se rappelant que c'était la menace qu'elle utilisait lorsqu'il se préparait à faire une bêtise.
-Jusqu'en Alaska!
-Merci Maman.
-De rien, mon chéri.

 

Ils s'étreignirent de nouveau longuement avant que Mary-Ann ne redevienne curieuse.

 

-Au fait, tu n'aurais pas une petite photo de ce Mikaël? Qu'on voit à quoi il ressemble, demanda-t-elle, un petit sourire espiègle sur les lèvres.
-Heu... Non, je crois pas. Attends, je regarde sur mon portable.

 

Il sortit son téléphone de sa poche, et parcourut rapidement les quelques photos qu'il y avait dessus. Il en avait effectivement une de Mikaël, prise un peu par inadvertance alors qu'il jouait avec son portable, et sur laquelle le jeune homme faisait tomber la serviette de bain pour enfiler un boxer. Et il était hors de question que sa mère la voie.

 

-Non, j'en ai pas. Désolé. Mais je peux te faire un portrait rapidement si tu veux.
-Oui, je veux bien. Il doit rester un vieux carnet à dessin dans ta chambre, l'informa-t-elle.

 

Peter lui apposa un baiser sur la joue et monta dans sa chambre croquer l'homme qu'il aimait. Une demi-heure plus tard, il en redescendit et il trouva sa mère dans le salon, en train de repriser un pantalon. Il lui tendit le carnet avant de lui annoncer qu'il s'en allait.

 

-Il doit m'attendre, alors je vais y aller. Tu peux garder le dessin.
-Merci pour le dessin. C'est vrai qu'il a l'air plutôt beau garçon. Ah tiens, tant que j'y pense, j'avais fait une tarte aux pommes pour le dessert. Puisqu'on ne l'a pas mangé, tu peux l'emporter.
-Maman, on est que deux, on va jamais pouvoir la finir.
-Allons bon! Deux grands garçons comme vous, ne pas pouvoir finir une tarte aux pommes? Je ne te crois pas. Allez, prends-la.
-Mais...
-Tututut, on doit toujours obéir à sa maman, mon chéri.

 

Peter finit par accepter la tarte aux pommes, et Mary-Ann enroba le plat de papier aluminium avant de lui tendre. Puis ils se dirigèrent tous deux vers l'entrée. Alors qu'il était déjà à moitié dehors, Mary-Ann retint son fils pour une dernière embrassade.

 

-Reviens quand tu veux. Ca nous fera toujours plaisir de te voir Peter. Et puis amène aussi Mikaël à l'occasion.
-D'accord Maman. J'y penserai, promit-il avec un sourire reconnaissant.

 

Puis il laissa derrière lui la maison de son enfance et reprit sa voiture, pour rentrer chez lui. Pour retrouver Mikaël qui devait l'attendre. Pour manger un peu de tarte aux pommes avec lui et le rassurer. Car il était sûr qu'il était inquiet pour lui, qu'il avait peur que cela se soit mal passé. Alors il lui dirait que sa mère avait très bien réagi, qu'elle l'acceptait complètement et qu'elle voulait le rencontrer. Et que son père aurait besoin d'un peu plus de temps, mais qu'il se rangerait au final à l'avis de sa femme. Il lui dirait qu'il n'avait plus à s'en faire et qu'ils pouvaient maintenant profiter de leur nuit tous les deux.

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commentaires

raf 01/07/2010 21:04



voilà un commentaire rfléchi, tu as raison!



Skorpan 01/07/2010 21:14



Mais j'ai toujours raison ma chère! XD



Raf 29/06/2010 15:55



"laisser une trace EN nangilima" c'est un peu bizarre comme formulation...


Bien. Alors joli chapitre meme si je trouve qu'il reste pas tres longtemps avec sa famille, quel ingrat! Sa mere vient de se prendre ca en pleine face et il reste que tres peu.En tout cas belle
réaction pour la mere. Pour le pere, ben on espere que ca passera. Au moins il a pas a se tracasser pour la grognasse!


 



Skorpan 30/06/2010 20:59



Bah, je trouvais que ça sonnait mieux que "dans Nangilima", ou "à Nangilima", mais si t'as d'autres propositions, je suis preneuse!


C'est sûr, Peter ne vient que dîner chez ses parents, il va pas non plus coucher là-bas. ^^ Et puis, je pense qu'après avoir rassuré sa mère, et lui avoir montré à quoi ressemblait Mikaël, il
sent qu'il doit se retirer. D'une part, parce qu'il y a quand même une sorte de malaise, et d'autre part, parce qu'il doit laisser ses parents entre eux, pour qu'ils puissent en discuter seuls et
se dire vraiment ce qu'ils en pensent, sans crainte de blesser le principal intéressé.



mapuce.bb (béa) 01/06/2010 20:18



non rassure toi pour mon passé rien d'aussi horrible quand même...


Mais j'ai vécu certaines choses qui m'ont fait perdre mon optimisme alors à la place de Mikaël, je serais comme lui, méfiant.


A trés vite



Skorpan 02/06/2010 18:55



D'accord, ça me rassure. J'espère que tu le retrouveras ton optimisme, ça fait toujours du bien. ;-)



mapuce.bb (béa) 01/06/2010 13:13



ça me fait plaisir alors si j'ai illuminé ta journée


Pour ce qui est de Mikaël, je trouve au contraire que tu t'en ai trés bien sorti car bien qu'il soit colérique et parfois têtu, il a quand même une grande sensibilité.


Il a dû beaucoup souffrir dans son enfance pour avoir aussi peu confiance en lui et surtout envers les autres. j'ai hate d'en savoir plus sur la raison de ses crises et sur sa famille.


Je m'identifie plus facilement à Mikaël qu'à Peter. j'ai traversé moi aussi des passes difficiles et je suis aussi sensible que lui pour certaines choses. Tout comme lui j'ai perdu certaine de
mes illusions ou alors je suis devenue pessimiste.


Continue comme ça, c'est génial!



Skorpan 01/06/2010 15:57



D'accord, tu as une vision "plus loin que le bout de ton nez" concernant Mikaël et j'aime. :-) (je dis pas que les autres ne l'ont pas, mais ça ne transparaît pas systématiquement dans les coms.
^^ Tout comme moi, j'ai parfois une vision très terre à terre de lui. XD)


En tout cas, j'espère que si tu t'identifies tellement à lui, tu n'as pas le même passé que lui, car comme tu l'as deviné, c'est pas joli joli.


Merci de tes encouragements! Ca met du baume au coeur. ;-)



mapuce.bb (béa) 31/05/2010 13:18



salut,


Contente que tout ce soit bien passé pour Peter.


Je réitère mes dires de la semaine passée, j'aodre vraiment beaucoup ton histoire. Je suis passé par toutes les émotions aussi bien la joie, la peine, la colère...


et je suis particulièrement touché par Mickaël, il est tellement sensible, on dirait moi!


Quant au fait que ton histoire parle d'homosexuels, ben je te félicite, cela permet de découvrir une autre facette, de comprendre... Connaissant quelqu'un dans ce cas, cela me permet d'encore
mieux comprendre ses réticenses quant à tout avouer à ses parents...


J'espère que tu arriveras à publier tes écrits, je me ferais un plaisir d'aller acheter ton livre.


Vivement la suite.



Skorpan 31/05/2010 19:46



Eh bien, eh bien. Ton commentaire illumine ma journée (un peu morne et au pas de course), alors merci!


Je suis heureuse d'avoir pu suscité autant d'émotions en toi, c'est ma petite victoire. ^^ Et je crois que c'est la première fois qu'on me dit que c'est quelqu'un de sensible (ou du moins, qu'on
me le dit de cette manière). C'est vrai qu'il a la sensibilité à fleur de peau, et le plus souvent, ce sont les nerfs qui sont à fleur de peau chez lui. ^^' Mais c'est vrai qu'il a une autre
facette assez douce et sensible (sans être violent) que je n'exploite peut-être pas assez.


Pour le thème de l'homosexualité, disons que ça s'est imposé assez naturellement. J'étais dans une période (et je suis toujours) où je lisais pas mal de choses avec des couples homosexuels, et ça
me plaisait. Et puis contexte personnel aussi. Et enfin, comme je le dis dans les FAQ, un couple de deux hommes, j'aime, pas comme un fantasme de gamine frustrée, mais pour tout ce que ça
représente.


Quant à la publication, il faut déjà attendre que cela soit fini. ^^ Pour l'instant, tout ce que j'ai terminé est bien trop court pour être publié. Mais je suis ravie de voir que j'ai déjà une
acheteuse! =D


Bisous!



Merlin 31/05/2010 10:40



Haaa ! Tu m'as fait peur ! J'ai vraiment cru que ça allait mal se passer... Ouf ! Le pauvre Peter, t'es pas gentille avec ses nerfs... Mais c'était mignon tout plein le passage avec sa mère.
J'espère que ça va vite s'arranger avec son père et qu'il ne boudera pas trop longtemps... J'aimerais bien avoir un autre repas de ce genre, mais avec Mikael cette fois ! Ca m'intrigue de voir ce
que ça donnerait... Bon en tout cas ce chapitre était bien sympa, ça me met dans de bonne dispositions pour la journée (ô combien difficile) que je vais avoir ! Bisous



Skorpan 31/05/2010 19:38



Apparemment je suis pas gentille avec les tiens de nerfs non plus! *ange* (mais m'en fous, tant que j'aurais pas la suite de Rupture, je boude! XD)


Avec le père, pour l'instant, aucune idée de comment ça va se passer. Donc aucune idée s'il y aura ou non un repas de famille avec le gendre, mais promis, j'y pense! x)


J'espère que ta journée s'est bien passée, et si j'ai pu l'adoucir un peu par ma suite, et bien, tu m'en vois ravie (même si je t'en veux toujours pour Rupture... Oui, je sais, je deviens
gâteuse, je me répète. Mais que veux-tu? Le sadisme, ça fait veillir prématurément! XD)



Lilie 30/05/2010 21:55



Tu sais quoi ! Le tout dernier paragraphe me fait flipper moi ! Je sais pas, j'ai l'impression que ça fait genre, ce qu'il aurait pu faire mais qu'il ne fera pas ! Bref, moi ça me rassure pas !!!
Je vais être impatiente toute la semaine XD


 


Sinon très beau chapitre ^^ Je suis contente que les parents l'aient acceptés. Et puis sinon que dire ! Toujours aussi bien =D


 


Merci beaucoup pour cette suite et à la prochaine ^^


Bisousss



Skorpan 30/05/2010 23:04



Désolée de t'avoir fait flipper mais ce n'était pas pour ça. C'est du futur passé, pour indiquer ce que Peter fera quand il sera rentré chez eux, tout en le faisant rester physiquement et
temporellemnt au même endroit: juste quand il sort de chez ses parents. ^^


Je suis contente que tu aies aimé. Ce CO, j'ai eu du mal à l'écrire (mais encore plus celui de Mikaël! XD).


Bisous et à la semaine prochaine!



sandra 30/05/2010 20:00



j'ai adoré ton histoire sa change


vivement la suite



Skorpan 30/05/2010 21:51



Tant mieux! x) Et bienvenue en Nangilima par la même occasion! ;-)



Så Här Är Det!

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En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


Les textes publiés sur ce blog sont de ma propre invention et sont écrits par moi, à moins que le contraire ne soit précisé en début d'article. Je vous demanderai donc de respecter mon travail et de ne pas plagier mes écrits.
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Les mineurs et tous ceux que ça dérange, vous connaissez la sortie: la petite croix rouge.
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Sökande

"Un écrivain ne confie tout ni à ses journaux intimes, ni à sa correspondance;
seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

François Mauriac 

Andra saker ni kan se

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Vad som helst...



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"Si tu sens que tu plafonnes, perce un trou dans le plafond."
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"Alors si tu sens l'angoisse de la page blanche, prends en une rose."
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Lyssna!