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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 20:11

Et voilà l'avant-dernière suite avant la pause! Ensuite, je pense que vous aurez droit à un petit OS inspiré d'Indo, à une fic en anglais et puis à la sequel de Métro, boulot, dodo?


Bonne lecture! x)

 

 

Crampons-74B.jpg

 

 

     Mikaël n'eut pas la tête au cheval et à l'équitation de toute la journée. Si ses premiers doutes, les plus terrifiants, les plus angoissants, avaient disparus lors de l'appel de Peter le matin même, d'autres avaient pris leur place peu à peu. Il avait beau ne pas aimer follement sa famille et ne pas y être particulièrement attaché, il avait quand même peur de devoir couper les ponts définitivement avec elle. Alors toute la journée, il prit soin d'éviter de penser à la soirée qu'il allait passer et à ce qu'il allait y faire. Ainsi son angoisse grandit plus doucement, tapie dans l'ombre, et ne ressurgit que lorsqu'il se trouva en bas de l'immeuble dans lequel il avait habité pendant plus de dix ans avec ses parents et ses frères et sœur.

 

C'est avec un mélange curieux d'appréhension et d'assurance qu'il grimpa les marches jusqu'à l'appartement de ses parents. Arrivé sur le palier, les vieux gestes revinrent comme une habitude et il toqua brièvement à la porte avant de l'ouvrir avec ses propres clefs.

 

-C'est moi! cria-t-il alors qu'il refermait la porte derrière lui.

 

Sa mère sortit une tête intriguée de sa cuisine dont les odeurs envahissaient toute la maison.

 

-Qu'est-ce que tu fais là? demanda-t-elle sans préambule, mais sans animosité non plus.

 

Il l'embrassa sur la joue avant de lui répondre.

 

-Je suis venu récupérer les dernières affaires que j'avais laissées. Et puis ma situation professionnelle a changé, donc il va falloir qu'on change quelques trucs.
-Oh... fut sa seule réaction mais il vit distinctement de la crainte passer dans ses yeux fatigués.
-Papa est rentré?
-Non, dans cinq-dix minutes il sera là, je pense.
-Ok, et Dan?
-Dans votre chambre.
-D'ac, merci.

 

Délaissant sa mère, il se dirigea vers la chambre attenante à la cuisine. Il en ouvrit la porte sans s'annoncer et s'assit sur le lit à côté du jeune homme qui dessinait, les écouteurs sur les oreilles. Celui-ci, sentant le matelas s'affaisser, releva vivement la tête, méfiant, puis s'apercevant de qui il s'agissait.

 

-Mikaël!

 

Il abandonna ses crayons et son carnet à croquis sur la couette et se jeta sur lui.

 

-Qu'est-ce que tu fais ici? Tu restes dîner? demanda-t-il, joyeux et fou comme un jeune chien.
-Je suis venu prendre les dernières affaires qui me restaient ici et...
-Pourquoi? Ca veut dire que tu pars définitivement? Tu vas jamais revenir ici?

 

La déception, mais surtout l'incompréhension, étaient palpables dans la voix du petit frère, et Mikaël lui ébouriffa les cheveux pour lui remonter le moral.

 

-Eh Dan, j'ai vingt-cinq ans. C'est plus un âge pour vivre chez ses parents.

 

Il fit la moue, signifiant clairement que ce n'était pas un argument recevable pour lui.

 

-En plus, je viens de m'installer avec quelqu'un. Alors autant tout déménager définitivement.
-T'as quitté le club? demanda-t-il, étonné.
-Ouais, j'avais besoin d'un peu de changement dans ma vie. Et toi alors? Comment ça se passe à l'école? Tu planches sur quoi?

 

Il se pencha pour attraper le carnet de Dan et observa avec minutie les esquisses tracées mais il n'arrivait pas à voir le dessin dans son ensemble avec seulement ces quelques croquis.

 

-On doit créer une BD d'une dizaine de pages au moins autour de deux thèmes principaux. Et là, j'ai commencé à croquer mes personnages.
-Et c'est quoi tes thèmes?
-L'amour et la violence.

 

Ils restèrent tous deux silencieux pendant plusieurs minutes: l'origine des thèmes était trop évidente mais en même temps cruelle et douloureuse. Mikaël, le premier, reprit la parole, habitué depuis longtemps à cacher ses blessures rapidement.

 

-C'est bizarre, tes dessins ils ne ressemblent pas trop aux comics qu'on lit d'habitude.
-C'est normal, expliqua Dan avec un enthousiasme naissant. Les profs ont voulu élargir notre culture et nous font découvrir des techniques différentes de dessin, de construction et tout. Pour l'instant, on en est à la BD franco-belge, et j'adore vraiment ce qu'ils font. Au niveau du graphisme t'as tellement plus de possibilités. Et puis tu sens une diversité dans leur univers que t'as pas forcément ici. Certaines de leurs BDs sont de véritables chefs d'œuvres. Dès que je pourrais, je m'en achèterais quelques unes pour étudier tout ça de plus près. Parce que bon, les exemplaires de l'école, ça va bien deux minutes. Et puis au semestre prochain, on va étudier les techniques japonaises. On va faire deux trucs en parallèle: d'un côté, les estampes avec le travail de l'encre, et de l'autre, les mangas, pour apprendre à travailler vite et bien. Y'a des mangakas qui ont un de ces coups de crayon! J'ai surfé un peu sur le net pour voir. C'est carrément impressionnant.

 

Mikaël sourit de son engouement et allait lui demander des précisions quant aux techniques qu'il comptait utiliser lorsque la porte d'entrée se fit entendre. Elle se referma d'un bruit sec et des pas lourds allèrent jusque dans le salon. Puis la voix enrouée de leur mère se fit entendre.

 

-Les garçons! Kathy! A table! Le repas est prêt.

 

Avec un soupir déçu, les deux frères se levèrent et rejoignirent le living-room. Leur père était déjà attablé et ne leur jeta pas un regard. Leur mère, arrivant derrière eux, posa les plats sur la table.

 

-Je savais pas que tu allais venir Mikaël, donc j'ai fait à manger pour cinq. Mais il y en a toujours un peu trop, alors je pense que ça ira.
-Merci Maman. De toute façon, je n'ai pas très faim.

 

Il s'assit à côté de Dan, le plus loin possible de son père. Puis Kathy arriva pour se mettre en face de Dan. Elle salua brièvement Mikaël puis commença à se servir des carottes râpées du supermarché. Leur mère s'assit en face de Mikaël et James fut le dernier à arriver. Il prit place en bout de table, en face du patriarche.

 

-Tiens, ça faisait longtemps que tu ne nous avais pas honorés de ta présence Mikaël, fit James, sarcastique, tout en se servant à son tour de carottes.

-James, tais-toi, intervint tout de suite Dan, et la tension monta d'un cran autour de la table. Pour une fois qu'il est là, on pourrait au moins profiter de sa présence.
-Et qui voudrait profiter de la présence d'un mec comme lui? Et je suis gentil en disant que c'est un mec, parce que je suis pas sûr qu'il ait des couilles vu ce qu'il fait.
-Moi en tout cas, je veux profiter de sa présence! s'exclama Dan, furieux, mais ne relevant pas la partie remettant en doute la virilité de son frère.
-Ah parce que t'es comme lui en plus?! C'est vrai que j'aurais dû m'en douter, vu comment tu passes ton temps à dessiner! Deux tarlouzes dans la famille, c'est le meilleur! cracha-t-il. Et on se demande ce qu'ils font ensemble, vu qu'ils s'adorent, ajouta-t-il en les fixant d'un œil torve.

-Ta gueule! T'as pas le droit de dire des trucs comme ça! C'est pas vrai! s'écria-t-il en se levant de sa chaise, tandis que Mikaël subissait les insultes avec un incroyable calme.
-Y'a que la vérité qui blesse, p'tit frère.

 

Dan, plus furieux que jamais, repoussa sa chaise et voulut se jeter sur lui, mais Mikaël, avec rapidité, attrapa son bras pour le contraindre à rester à sa place, car il n'avait pas la carrure à affronter James. En même temps, leur père se décida à prendre la parole pour la première fois de la soirée.

 

-Dan, ça suffit, dit-il d'un ton sec, alors que celui-ci se laissait retomber sur sa chaise, les larmes de rage aux yeux. Et cesse de pleurer comme une fillette. Tu me fais honte.

 

Puis il se tourna vers son second fils et le toisa avec un regard légèrement méprisant, celui-là même qu'il lui adressait depuis plusieurs années.

 

-Mikaël, qu'est-ce que tu fais là? J'avais cru comprendre que tu ne voulais plus remettre les pieds ici.
-J'ai deux-trois petites choses à vous dire, répondit-il d'un ton où une légère nervosité transparaissait à se retrouver dans cet univers familial qu'il avait quitté depuis si longtemps.

 

Un silence lourd envahit la pièce et seuls les coups de fourchette de Kathy étaient audibles.

 

-Et bien, vas-y, l'encouragea son père d'une voix grave, avec une pointe de mépris.
-J'ai eu quelques problèmes au boulot ces derniers jours, commença-t-il avec prudence, qui font que j'ai besoin de mettre pas mal d'argent de côté en cas de pépin ou je ne sais quoi. Donc je ne pourrai plus continuer à vous aider financièrement, pour payer les impôts et rembourser les dettes. Par contre, je continuerai à payer l'école de Dan.

 

Il avait dit tout cela d'une traite, ne s'attardant pas sur les détails, et dès qu'il eut fini, il vit sa mère se ratatiner encore plus sur sa chaise. Apparemment, la nouvelle l'affectait beaucoup. Son père, par contre, ne semblait pas particulièrement touché.

 

-De toute façon, si tu n'avais pas pu payer pour l'école de Dan, il aurait arrêté, alors ça ne change rien pour nous que tu paies ou non son école. Mais tu as encore des dettes envers nous que tu dois payer.
-Lesquelles?
-On t'a élevé, on t'a nourri, tu as grandi dans cet appartement, qui n'est toujours pas fini d'être payé. Tout ça, entre autres, fait que tu as des dettes envers nous.
-J'estime les avoir payés depuis le temps que je vous aide.
-Tu nous aides depuis... quoi? Cinq ans, tout juste. Alors qu'on t'a élevé pendant quinze ans.
-Maman m'a élevé pendant quinze ans. Toi seulement treize.
-Cela ne fait pas une grande différence: tu n'as pas toujours pas fini de nous rembourser, quoiqu'il en soit.
-Alors je le ferai plus tard. Je ne peux pas le faire maintenant: j'ai besoin d'un filet de sécurité si jamais ça se passe mal dans mon boulot.

 

La conversation se termina ainsi, de façon tout aussi calme et tendue qu'elle avait commencée, sans qu'il y ait de réel accord entre eux. Mais cela leur convenait à peu près: aucun des deux n'avait perdu la face. Ainsi, en silence, tous les membres de la famille se remirent à manger, sauf Kathy, qui avait déjà fini, ne s'étant pas interrompue durant la conversation des deux hommes. Lorsqu'ils passèrent au plat, la mère tenta de renouer la conversation avec son fils prodigue.

 

-Alors Mikaël, tu as dit que tu avais d'autres choses à nous annoncer. J'espère que ce n'est plus en rapport avec ton travail, dit-elle un peu crispée.
-Non, pas vraiment.
-Ah. Alors c'est peut-être que tu t'es trouvé quelqu'un? essaya-t-elle de deviner.

 

Il arrêta de se servir et la regarda dans les yeux avant de répondre.

 

-Oui.

 

Aussitôt, James éclata de rire et asséna une grande tape dans le dos de son frère.

 

-Et elle est satisfaite de tes performances au lit? Parce qu'avec un sous-homme comme toi, pas sûr que tu puisses bander!

 

De même qu'il l'avait fait avec sa mère, Mikaël le regarda dans les yeux tout en répondant.

 

-D'abord, c'est il, et oui, il est très satisfait de mes performances au lit.

 

Le silence se fit soudain autour de la table et toutes les paires d'yeux se fixèrent sur Mikaël. Personne n'osait faire un geste, comme si l'air rendu lourd par l'ambiance les immobilisait, et chacun attendait avec plus ou moins d'appréhension la réaction de l'autre, et surtout celle du patriarche. Celui-ci posa ses couverts et fit craquer ses doigts nonchalamment au-dessus de son assiette. James eut un petit sourire en imaginant la suite de la soirée, la mère se recroquevilla un peu plus, Kathy sursauta légèrement, et les deux derniers se crispèrent.

 

-Alors c'est finalement arrivé, commença le père d'une voix posée. On a une pédale dans la famille.

 

Il marqua une pause pour souligner son propos, puis il reprit la parole.

 

-Chérie, Kathy et Dan, sortez du salon. James et moi, on va avoir une conversation d'hommes avec Mikaël, et il prononça son prénom comme si cela lui écorchait la bouche.

 

Les deux femmes se levèrent sans protester mais Dan tint à rester.

 

-Je suis un homme aussi, donc je ne vois pas pourquoi je devrais partir!

 

Son père lui lança un regard dédaigneux avant de lui répondre du même ton calme et froid.

 

-Un homme ne dessinerait pas à longueur de journée, alors tu sors.

 

Dan se leva brusquement, faisant même tomber sa chaise, pour protester contre l'insulte mais Mikaël posa une main apaisante sur son bras. D'un regard doux, il lui signifia qu'il valait mieux qu'il parte. Alors Dan les laissa en rechignant, se réfugiant dans sa chambre, car il avait l'habitude d'écouter son frère, surtout lorsqu'ils étaient face à leur père. Néanmoins, cela ne l'empêcha pas de se traiter de tous les noms une fois à l'abri dans sa chambre, et de défouler sa frustration sur son oreiller.

 

Dans le salon, autour du dîner à moitié entamé, Mikaël fixait son père dans les yeux, faisant fi de James. Il attendait sa réaction, presqu'avec impatience, car cela devenait insupportable, de ne pas savoir s'il allait crier ou non, s'il allait le frapper ou non, ou s'il allait seulement le détruire avec des mots.

 

-Je n'aurais jamais dû te laisser monter à cheval, ça t'a brisé les couilles.
-Mais ça m'a permis de vous ramener de l'argent, et tu craches pas dessus! répliqua-t-il du tac au tac, le plus calmement possible mais la voix un peu tremblante sous le stress.
-J'ai fermé les yeux trop longtemps mais maintenant, c'est fini. Tes dettes sont toutes effacées, tu ne nous dois plus rien: tu ne fais plus partie de la famille.

 

Il se leva sans un regard pour son second fils, puis au moment de passer la porte et de quitter le living-room, il rajouta quelques mots.

 

-James, montre-lui ce qu'est un homme.

 

Puis il partit, et James, un sourire malsain aux lèvres, se leva.

 

Dan, assis sur son lit, prêt à détaler si cela tournait mal, entendit son père passer dans le couloir et retourner dans la chambre parentale. Puis il entendit un bruit sourd provenant du salon, puis un autre, et encore un autre. Le bruit des chaises qui tombent à terre aussi, et celui des assiettes qui se fracassent sur le sol. Il n'y avait plus à douter: ses deux frères se battaient, et ils avaient l'air acharnés. Alors cette fois-ci, il en était sûr: il partait. Il ne voulait plus vivre dans cette maison de fous où deux personnes pouvaient se battre sans qu'aucun ne daigne intervenir. Il était même quasiment certain que son père avait donné sa bénédiction à James, puisque ce dernier était le fils idéal à ses yeux.

 

Il attrapa donc le vieux sac de voyage qui était rangé sous son lit et y fourra une grande partie de ses affaires. Il fit subir le même sort à son sac de sport, en réservant tout de même une place conséquente pour les dernières affaires de Mikaël, qu'il avait dit vouloir emporter. Puis il mit toutes ses affaires de dessin dans un grand sac à dos. Il porta le tout dans le couloir. Il passa devant ses frères, toujours en pleine bataille sur le sol du salon, et qui ne firent absolument pas attention à lui, ouvrit la porte d'entrée et déposa le tout sur le palier. Il revint ensuite chercher ses dernières affaires, à savoir ses trois cartons à dessin, qu'il mit dans un grand sac en toile noire prévu à cet effet, son portefeuille qu'il avait oublié de mettre dans son sac à dos, et son portable. Il écrivit sur un post-it un message laconique -"Je m'casse. Dan"- qu'il laissa sur son bureau vide, et repartit sur le palier déposer ses cartons à dessin.

 

Enfin, il revint une dernière fois dans l'appartement pour contempler James et Mikaël. Mikaël était pour l'instant en position de faiblesse, écrasé sous le poids de son frère. Alors d'un coup de pied bien placé dans les côtes, et d'un autre dans la tête pour étourdir sérieusement l'aîné, Dan le libéra. Il l'attrapa par le bras, le releva et lui fit.

 

-Viens, on se barre.

 

Et avant que James ne se relève, ils étaient sur le palier à ramasser toutes leurs affaires. Ils avaient déjà dévalé un peu plus d'un étage lorsqu'ils entendirent la voix de James déchirer leur silence haletant.

 

-Mikaël! Dan! Bande de connards!

 

Ils ne s'arrêtèrent pas et continuèrent de dévaler les escaliers aussi vite que leurs jambes et leur chargement le leur permettaient.

 

-Vous êtes bannis! Si jamais vous remettez les pieds sur mon territoire, je vous ferai descendre!

 

Plus que quelques mètres et ils seraient dehors, laissant derrière eux la violence familiale et les menaces de mort. Dan, sortant le premier, faillit rentrer dans une poussette et il dut s'excuser platement envers la mère devant un Mikaël hilare. Ce qu'il venait de se passer ne semblait pas les affecter plus que ça, comme s'ils s'y étaient préparés. Cependant, on les sentait toujours tendus et sur le qui-vive, notamment Mikaël, qui avait beaucoup plus d'expérience dans ce domaine là. Alors, dès que la mère et l'enfant se furent éloignés, il empoigna le bras de Dan et l'obligea à avancer à grand pas dans une direction quelconque. Après trois carrefours, il ralentit un peu l'allure et lui lâcha le bras. Dan en profita pour lui poser la question qui le taraudait depuis plusieurs centaines de mètres.

 

-On va où?
-Je sais pas. Le plus loin possible de là-bas, c'est tout. Dès que tu vois une station de métro ou un arrêt de bus avec un bus, on embarque dedans.
-D'ac.
-T'as un endroit où dormir ce soir?

 

Mikaël ne lui avait pas demandé pourquoi il avait pris toutes ses affaires, ni pourquoi il le faisait maintenant, mais il l'avait accepté et compris implicitement. Il se souciait juste des questions pratiques.

 

-Oui.
-Où ça?
-Chez toi.

 

Mikaël lui lança un regard étonné puis sourit.

 

-T'es gonflé, toi.
-Je sais, fit-il avec le même sourire complice. Mais sérieusement, j'ai nulle part où dormir. Je peux me trouver une colloc' d'ici quelques jours, mais pour ce soir, c'est pas possible.
-Je m'en doute. Faut juste espérer qu'il fasse pas trop la gueule.
-Qui?
-A ton avis?
-Ton mec?
-Gagné! Ah, voilà un bus! Allez, on le prend! En plus, celui-là va à peu près dans la bonne direction.

 

Les deux frères montèrent dans le bus avec tout leur barda, direction Manhattan.

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commentaires

Raf 29/06/2010 16:27



Oulà, le pere et le grand frere caricaturaux!  On comprend mieux Mick apres ca, hé!


Et c'est cool pour Dan! Enfin, relativement quoi. Au moins il echappe a ca. Vivre un peu dans l'appart de Peter, ca devrait aller quand meme



Skorpan 30/06/2010 21:07



Ouais, très caricaturaux, mais putain que j'ai eu du mal à les faire. Parce qu'au début j'étais parti sur beaucoup plus caricatural (honte à moi!). Genre le père qui s'énerve, insulte à tout va
et finit par le laisser plus mort que vif. Et le grand frère qui l'encourage, voire participe. Mais au final, je préfère ce que j'ai fait. Un père plus calme, plus froid. Le patriarche dans toute
son autorité, dans toute sa splendeur. Et le frère, le petit chien à la botte de son père, et de son chef de gang.


Et Dan c'est mon petit chouchou. :-p



Merlin 21/06/2010 16:27



Aie... Ca s'est nettement moins bien passé que pour Peter... Ben j'espère qu'il saura réconforter Mikael x) Pis j'aime beaucoup le petit frère ! Merci pour ce chapitre (avec le bac j'ai failli
oublier de venir voir !) qui était moins réjouissant que d'habitude, mais bien quand même !



Skorpan 21/06/2010 19:55



Bah dis donc, le petit frère, il a du succès! XD Et c'était un peu prévisible que ça se passe moins bien que pour Peter, et pis je voulais pas faire le monde des Bisounours où tout le monde il
est beau, tout le monde, il est gentil.


Merci en tout cas de ta visite et bonne chance pour la fin du bac!



mapuce.bb (béa) 21/06/2010 10:37



Ah non, non! Me dit pas que Peter va le laisser tomber pour son frère Dan se serait vraiment nul de chez nul!


Pour la possessivité pourquoi pas mais pitié....... laisse les ensembles hein sinon ça va faire trop d'émotion pour mon ptit coeur.  et puis Mickaël mérite peut être qq jours de repos sans histoire?!



Skorpan 21/06/2010 19:53



Hé hé! *sourire sadique* *prend une voix d'outre tombe* C'est moi le maîîîîîîîîîîîîîître! Et c'est moi qui déciiiiiiiiiiiiiiide! *sort dans un rire sadique qui résonne sur ton le blog*


 


(désolée, mais 3h d'épreuves, ça abîme le cerveau ^^')



Lilie 20/06/2010 23:27



Mouhahaha ! Je me demande comment va réagir Peter XDDD


Je l'aime bien sinon ce petit Dan moi =D


Par contre la fammile de Mikaël laisse tomber -_- Pov' p'tits gars ! Enfin j'ai adoré la fin du chapitre ^^ Trop bien :p L'incruste du petit frère hhihi :p


 


Enfin très bon chapitre comme d'habitude :p


Je vais bien profiter du prochain puisqu'après y a la pause ^^ Enfin la dernière fois elle est passé vite (j'ai tout relus ça doit être pour ça XD)


 


Aller, bisousssss !



Skorpan 21/06/2010 00:06



Comment va réagir Peter? Hum... Tu crois qu'il serait capable d'attraper une tapette à mouches et de taper Dan avec parce qu'il est comme un moustique qui vient déranger la nuit d'amour qu'il
avait sûrement imaginé avec son homme? *réfléchit* *réfléchit longuement* *sors avant que d'autres idées farfelues ne lui viennent*


Dan, je vais essayer de pas le laisser tomber en cours de route. Va falloir que j'y pense sérieusement. ^^'


 


Pour la pause, cette fois-ci, je ne sais pas combien de temps elle va durer. Et la dernière fois, certains se sont plaints... *ange* (alors qu'elle avait duré à peine deux mois! :o)


 


Bisous à toi!



sandra 20/06/2010 22:35



j'adore tn histoire mais la tu nou laisse trés impatien de découvrir la suite puisque aprés tu fera une pausse


voila j"atten la suite avec bocoup d impatience continu c est géniale



Skorpan 21/06/2010 00:02



Thanks! ;-) Mais va falloir quand même prendre ton mal en patience: il y aura 7 jours d'attente, pas un de moins! x)



mapuce.bb (béa) 20/06/2010 22:06



Ouf! Ouf!


J'ai le coeur qui bat encore la chamade... et les mains qui tremblent tellement j'ai eu la pétoche pour Mickael. Il doit être drôlement arrangé avec cette bagarre. J'espère qu'il ne fera pas
d'autres crises. j'ai vraiment beaucoup de peine pour lui.


Entre le père et le grand frère, franchement il est servi! c'est pas une grosse perte s'il ne les voit plus au contraire bon débaras


Et la mère, je lui aurais bien foutu 2 tartes pour etre autant aveugle et passive.


Je suis sûr que Peter n'en voudra pas à Mickael de ramener Dan pour qq jours. je pense qu'il sera plus en colère après James et son père et qu'il aura beaucoup de peine pour Mickael.


Je m'emerveille toujours autant en lisant ton histoire. je la trouve tellement touchante et j'ai toujours hate d'être au dimanche suivant.


J'adore.



Skorpan 21/06/2010 00:01



Moi, je crois que j'aurais aussi mis deux tartes à sa sœur! XD Mais bon, je vais leur accorder le bénéfice du doute, à elle et à sa mère: on ne sait pas encore tout ce qui s'est passé dans cette
famille de dignues. ^^


 


Quant à Peter... Sait-on jamais? Si ça se trouve on va découvrir un côté très possessif de sa personnalité? Ou alors il va trouver Dan plus mignon que Mikaël? XD *ne jamais être sûr de rien avec
moi*


 


Bref, j'arrête de dire des conneries et je suis contente que tu aimes toujours. A dimanche!



Så Här Är Det!

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En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


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seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

François Mauriac 

Andra saker ni kan se

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Vad som helst...



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"Tout est une question de goût. Toi tu aimes les femmes, moi j'aime les hommes, et lui aime les deux. Où est le problème?"
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Lyssna!