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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 23:20

En cette date si symbolique du 11.11.11 (11 novembre 2011, pour ceux qui auraient pas compris, soit vendredi dernier), je suis allée au concert de Thirty Seconds To Mars (30STM) au Zénith de Paris, avec mon n'amoureuz transie de Grenoble, Tatie Choukette-sama. J'avais déjà loupé le concert de juin à l'Olympia (salle ô combien prestigieuse), donc je ne voulais pas rater celui-là! D'autant plus que d'après ce que j'avais vu, leurs lives n'avaient rien à envier aux meilleurs. Alors voilà! Je me suis lancée dans la bataille, et Tatie a pris nos billets. Peu importait le fait que je ne les connaisse que depuis peu de temps, que je ne sois pas fan. J'aimais leur musique, ça me suffisait pour aller les voir en concert. Et puis comme souvent j'apprécie encore mieux l'artiste après un concert, je n'ai pas hésité une seule seconde.

Bref, en un mot comme en plusieurs, voilà ma review de ce concert. Vous pourrez trouver celle de Tatie ici.

 

(Pour ceux et celles qui attendent une review de fan, complètement dithyrambique, passez votre chemin, ce n'est pas ça).

 

 

 

 

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      On se pointe donc, vers 10h30 en ce vendredi matin bien froid, devant la salle du Zéntih. Y'a déjà quand même un petit paquet de monde. Mais je ne regrette pas de pas être arrivée à 8h comme je l'avais imaginé initialement. Vu le monde qu'il y a, je suis sûre d'être bien placée en fosse. On se renseigne: queue fosse? Queue gradins? Niet? Bon, ok, niet. Tout est mélangé (grossière erreur du Zénith, vous comprendrez ensuite): gradins, fosse, allez tous ensemble! On s'installe tranquille dans la queue. On sympathise avec nos voisines de devant, on se prend un sacré coup de vieux (7 ans dans la gueule à peu près): première ES et S, alors que nous, on a déjà entamé nos études supérieures depuis belle lurette! Mais l'ambiance est sympa. On devise sur des choses diverses, un peu du groupe (elles ont fait l'Olympia, ont des places gradins alors qu'on a des fosses), beaucoup d'autres choses. On se garde mutuellement les places, pour aller chercher à manger, faire un tour aux toilettes, etc. Bref, une queue bien sympathique! (vu mon caractère timide, c'était la première fois que je sympathisais autant dans une queue de concert, et pourtant j'en ai fait quelques unes, et des longues)

 

      Jusqu'au début de l'après-midi où les choses commencent à se gâter. En effet, des plus en plus de gens commencent à arriver. Et de plus en plus de gens commencent à doubler. Non, si on s'est mis en ligne derrière les "portes", en laissant des vides entre les portes, c'est pas pour que vous veniez combler ces vides! Bref, je vous passe les détails, mais on rejoint plus avant dans la queue des amies de nos connaissances de queue (autant vous le dire tout de suite, elles étaient complètement groupies, se sont peinturlurées de rose, et m'ont niqué mon sac). A partir de 16h, il y a eu un mouvement de foule (à cause des Golden Tickets il me semble). Tout le monde debout, mais ça reste soft. Quand il commence à faire noir, un mec vient nous interviewer pour faire une sorte de documentaire, un road-trip sur la tournée française de 30STM (son site ici). C'était bien sympa, le mec très agréable, et alors qu'au départ on était 6 à être interviewées, on s'est retrouvés à 4: nos deux premières, Tatie (qui ne connaissait rien d'autre du groupe que leur musique), et moi-même. Les deux autres groupies ont préféré continuer à se peindre en rose plutôt que d'échanger quelques points de vue sur le groupe. Peu de temps après, second mouvement de foule. On est plus coincés, mais ça reste respirable. On fait connaissance avec des petites jeunes (13 ans), avec la mère de l'une d'elles, pour qui c'était leur premier concert (j'ai un peu halluciné: mon premier je l'ai fait à 16 ans, et jamais mes parents m'auraient accompagnée). Petite discussion agréable, surtout le moment où je leur ai dit que là, on n'était pas serré (la mère avait déjà un peu de mal). On leur passe quelques petits trucs acquis par l'expérience: enlever les bouchons des bouteilles d'eau, les mettre dans une poche, avoir chacun son billet (parce que c'est facile d'être séparé), etc. Au moment de l'ouverture effective des portes, elles ont compris pourquoi j'avais dit qu'on était pas serrés auparavant. Ca m'a bien fait rire. Tatie s'est fait engueuler par un mec qui lui reprochait de le pousser (Mais mon petit père, c'est une queue! Il y a des mouvements de foule! Si t'en veux pas, tu te casses!), et Tatie qui se défend, puis qui me glisse à l'oreille, vu l'énervement du mec: "Dis, tu crois qu'il est amoureux de Jared?". J'ai explosé de rire.

 

      Tant bien que mal, on finit par arriver dans le petit couloir entre les barrières. Et là, première erreur du Zénith: les mecs de la sécurité ne filtrent pas! Ils vérifient juste qu'on a notre billet, et donc on arrive en flot continu au niveau de la fouille (en tout cas, pour notre porte). Donc la fouille se fait à l'arrache, on a pas le temps de préparer nos sacs ni nos bouteilles (on a dû jeter un bouchon sur nos 3 bouteilles, devant une meuf des plus agressives). Enfin, on arrive à l'entrée de la salle. On valide nos tickets et on peut rentrer dans la salle. On passe devant le merch sans même y jeter un œil et on rentre dans la fosse. Et là de nouveau, contrôle des billets! Et forcément, il y avait des gradins qui avaient pris l'entrée fosse et qui bloquaient le passage, et nous, qui savions être au bon endroit, devions nous manifester un peu fortement pour entrer en fosse. Bref, voilà le grand reproche que je fais au Zénith (et dont j'ai parlé plus haut): la séparation des queues dès le départ aurait évité des embouteillages, et je ne vois pas trop l'utilité de contrôler trois fois les billets! Deux fois ok, trois ça commence à devenir soûlant.

 

 

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      Une fois dans la salle, on attend avec impatience le début du concert. L'ambiance est pas trop mal. Mais à vue d'œil, j'aime pas la configuration de la salle. J'aurais pas aimé être dans les gradins. On est situé du côté droit, en face de la batterie de Shannon, avec toutes les photos d'Echelons sur la grosse caisse. On est à quelques mètres à peine de la scène, et de l'avancée sur notre gauche. Bref, bien placées (si on exclut les deux granes perches qui accompagnaient leurs copines juste devant nous. Mais bon, on se dit qu'une fosse, ça bouge).

 

      Première partie. Our Mountain. Sincèrement: (à l'attention du tourneur ou de la production) ECOUTEZ LES WARM-UP BANDS AVANT DE NOUS LES BALANCER!!! MERCI! Voilà, c'était le second coup de gueule de la review, et pas le dernier. Ce groupe était inintéressant, n'a pas du tout chauffé la salle, le chanteur ne semblait pas en rythme à certains moments, on n'entendait pas toujours ce qu'il chantait (mauvaise balance? Ou juste pas de voix?)... J'ai carrément pris les bassiste pour le guitariste, et vice-versa au début (et Tatie a été plutôt d'accord avec moi). Les seules choses que j'ai retenues de cette première partie sont: la chemise à pois immonde du chanteur, la superbe barbe du batteur (se prend-il les baguettes dedans, telle est la question!), le fait que le chanteur avait pris soit trop de cachets, soit pas assez, mais il était clairement dérangé. Ah? Et vous vous demandez au niveau musical ce que j'ai retenu? Bah c'est simple: j'ai apprécié quelques micro passages de deux chansons sur la demi-heure de warm-up qu'ils ont fait. Après, il y en a qui ont apprécié, je ne dis pas. J'ai vu leur CD partir au merch, et des filles discuter avec le groupe après le concert (d'ailleurs, en prenant le métro, on a entendu une fille hurler qu'elle s'était faite inviter par la 1ère partie pour le concert du lendemain). Bref, vous l'aurez compris, je vais rayer cette première partie de ma mémoire.

 

      Passons maintenant à l'entracte. Relativement calme. J'ai retrouvé une fan d'Indo juste derrière moi, c'était marrant. On a discuté du futur concert de février, de Paradize +10, du futur album... Il y a bien au quelques olas, mais rien d'extravagant. (perso, je trouve les attentes d'Indo beaucoup plus énergiques et entraînantes que celle qu'il y a eu ce soir là. Après, c'est mon avis, et on pourra me reprocher d'être fan d'Indo donc non objective, et de n'avoir fait que des grosses salles: Bercy, SDF, Angers... Ah! Si, quand même! Le Grand Rex!)

 

      Et enfin! Thirty Seconds To Mars arrive! On voit d'abord Shannon, sur sa batterie. Puis un mec débouler de nulle part pour aller sur le devant de la scène, puis se carapater vers le fond (après coup, j'ai compris que c'était le bassiste). Tomo a bien dû apparaître à un moment donné mais je l'ai pas calculé. Et finalement, en dernier, comme toute vedette qui ménage son effet, Jared est apparu devant la Triade, en chantant Escape. Ca a mis dans l'ambiance tout de suite. On s'est un peu beaucoup fait compresser et balader dans la fosse (plus qu'aux concerts d'Indo ou de The Ark), et ce pendant tout le concert, surtout quand Jared nous exhortait "Jump! Jump! Jump!". Euh... Oui. Moi je veux bien mais j'ai pas la place! XD (autant vous dire que je me suis fait marcher sur les pieds un nombre incalculable de fois, que j'ai cru que j'allais pommer mon sac en bandoullière, qui était un peu trop bas sur mes cuisses, et que j'ai flippé quand j'ai vu des barres verticales apparaître sur l'appareil photo d'un pote qui me l'avait prêté pour l'occasion (le mien étant mourru), et là je me suis dit: "Putain, il fait chier Jared! J'aurais pas dû l'écouter, et pas jumpé du tout!" XD) Donc, très bon début de concert.

 

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      Jared lui aussi, il jump partout. Il court partout, il est partout. A tel point qu'il efface les autres. Réellement. Moi qui critiquait dans mon "interview" les gens qui assimilaient 30STM à Jared, j'ai compris pourquoi il le faisait. On ne voit que lui en concert! Shannon, je ne l'ai vu que parce qu'il était en face de moi (bon, ok, à la batterie, c'est pas simple d'être présent sur scène, mais quand même). Et Tomo, j'ai dû l'entrapercevoir que quelques minutes. Oui, oui, je vous assure! Il n'est jamais, au grand jamais, venu de notre côté de la scène. Je dois avoir grand maximum 5 photos de lui, et 3 potables, et pourtant je suis une maniaque du déclic (quoique, dans ce concert, ça a été dur). Donc voilà mon premier grand reproche à ce concert: certes, Jared occupe très bien la scène, l'espace, et c'est très bien, parce qu'avec un groupe de 4, avec 3 qui peuvent bouger, c'est parfois pas simple. Mais il l'occupe de la mauvaise manière je trouve. Il a une très bonne interaction avec le public, mais l'interaction avec les autres membres est presque inexistante. Il ne va pas jouer avec Shannon ou Tomo, comme Nico le fait avec Oli, Boris ou Shoes (oui, encore et toujours Indo, mais c'est ce qu'il y a de plus simple. Si je vous sors The Ark, Syd Matters, Pierre Lapointe ou DSLZ, vous allez pas capter). Bref, tu sors du concert, tu as vraiment envie de dire 30STM=Jared.

 

      Revenons-en au concert maintenant. Après Escape, il y a eu Night Of The Hunter, puis A Beautiful Lie et This Is War, avec les magnifiques images des clips derrière. On était vraiment à fond dedans. Il y a juste eu un petit défaut, dont je reparlerai plus tard, à l'occasion de From Yesterday. Ensuite, 100 Suns, Search And Destroy et Vox Populi (où là c'était vraiment Vox Populi, j'ai adoré! Entendre ces chœurs en "vrai", c'était superbe!). L490 avec Shannon et son bol tibétain, c'était très bien aussi. Ca procure une sensation d'apaisement après l'excitation de Vox Populi qui était très agréable! Et puis ça permet à Jared de se faufiler par derrière (sans mauvais jeux de mots) jusqu'aux gradins (centre du centre), où il fait une petite session acoustique guitare-voix.

 

      Gros défaut de cette session acoustique: il n'y avait pas de caméras! Donc, nous pauvres fosseux, nous n'avons quasiment rien vu. Ah, si! Une tâche claire! Ah oui! C'est la guitare de Jared! D'ailleurs, à bien y réfléchir, c'était un défaut sur tout le concert: peu de caméras. Ca m'a peu gêné parce que j'étais devant et je voyais bien. Mais ceux qui étaient derrière ont dû morfler. Donc, revenons-en à l'acoustique. Alibi, The Story et The Kill en set-list (vous avez les vidéos à la fin, et sorry pour la qualité image: mon appareil photo ne connaît pas la mise au point), avec un petit discours de Jared entre qui était très très drôle. ("And lift up your cell-phones, your iPhones, iPad, maxi-Pad...", "Or in French, The Kiiiiil", "Jared, give me The Kill! Jared, kill me! No!") Donc, j'ai beaucoup aimé cette session acoustique, adoré l'idée de la faire en gradins (malgré le manque de caméras), et putain The Kill comme ça en acoustique, avec toute la salle qui reprend, c'est juste magique!

 

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      Retour à la scène, et c'est parti pour From Yesterday! Et là, je sais pas, grosse déception. Pourtant c'est une chanson que j'adore, que je connais. Mais j'ai eu du mal à chanter dessus (un peu comme depuis le début du concert, où d'habitude, je chante les paroles, juste ou faux, peu importe, je m'exprimer, en français ou en anglais, mais je profite à fond, mais pas là, bizarrement). Alors mon analyse a posteriori me dit que c'est à cause de deux choses: d'une, les balances ne mettaient pas assez en avant la voix de Jared (et le premier qui me dit que c'est à cause des boules quies peut aller se rhabiller! Quand on tient à ses oreilles et à profiter de pleins de concerts, on met des boules quies!), et de deux, je pense que Jared se reposait trop sur le public. Il nous guidait pas assez. J'arrivais pas à caler les débuts des couplets, ou du refrain. Et ça m'a énervée. Laisser chanter le public un maximum, c'est bien, c'est beau, ça peut-être magnifique, mais c'est mieux sur des chansons plus calmes (re-Indo: Tes yeux noirs ou JDALL; bon ok, le public chante tout seul aussi sur 3 nuits par semaine et L'Aventurier, mais c'est pas la même chose: les deux groupes n'ont pas tout à fait le même background). Mais sur des chansons un peu plus énergiques, comme From Yesterday, c'est bien d'être pas mal guidé, la chanson n'en devient que plus entraînante. Perso, à la fin, j'ai eu l'impression que Jared nous avait laissé faire le boulot à sa place. Merci bien, mais c'était pas ça que je voulais.

 

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      Ensuite, nouveau petit speech de Jared qui a fait monté son sosie sur scène. A mourir de rire! Jared qui n'en revient pas: "And the shoes! Look at the shoes! Waow!". Et qui va même vérifier quelque chose sous le T-shirt du mec. Moi, ne sachant plus si Jared avait un tatouage à ce niveau là ou pas, je me suis dit que c'était peut-être pour ça. Tatie a été plus directe: il veut voir s'il porte aussi le même caleçon! XD Quoiqu'il en soit, le petit Clermontois était bien gêné et s'est reculé d'un coup. Ensuite, Jared lui a demandé d'annoncé le nom de la prochaine chanson. "Closer..." Avant qu'il ne lui retire le micro! Petit blague made in Jared. Donc notre sosie a dû recommencer l'annonce: "Closer to the edge!!" La chanson était très bien en live, mais bon, évidemment, quand tu as vu pas mal de fois le clip, tu t'attends au même niveau en vrai. Et ce n'était pas le cas. Je sais pas si c'est nous ou quoi, mais il y avait un souci avec le "No, no, no, no!". Pas assez percutants. Mais ce n'est que mon humble avis.

 

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      Et c'est là que va intervenir mon 3ème coup de gueule de la review. Le groupe s'est retiré (la pause avant le rappel quoi, bien que je trouvais que cela intervenait assez tôt), et perso, je m'attendais à être plongée dans le noir 5-10min. Normal quoi. Mais non! Ils ont peut-être cru nous faire plaisir en passant le clip de Hurricane. Et bien ils se sont fourrés le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Ok, c'était sympa au début. C'est un clip bien fait, assez sulfureux. Mais quand tu vois que c'est la version censurée, déjà tu tires la gueule. Et quand tu arrives au "Chapter Two" et que tu vois toujours aucun membre sur scène, tu tires encore plus la tronche. Et quand t'arrives au "Chapter Three" et que pas un bout de Tomo, Shannon ou Jared n'est en vue, tu t'énerves. ILS NOUS ONT PASSÉS UNE PUTAIN DE BANDE AUDIO PENDANT UN LIVE!!! Et ça, c'est inadmissible! Totalement inacceptable! Sauf dans deux cas particuliers: lors des intros, surtout si il y a vidéos avec et qu'il n'y a pas de voix; et lors des duos virtuels (un qui chante en vrai, l'autre sur bande audio parce qu'il n'est pas là). En plus, j'adore cette chanson, les paroles résonnent vraiment en moi, et je la voulais en live. Et je me tape une PUTAIN DE BANDE AUDIO!!! Rien que ça, ça m'a gâché tout le concert.

 

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      Et la cerise sur le gâteau, ça a été le rappel: un seul rappel, une seule chanson. Le classique Kings and Queens (je me suis retrouvée aux barrières à ce moment là). Le petit truc sympa a été qu'il a fait parler un petit gamin d'une dizaine d'années avec une crête rose, belge, qui pigeait pas un mot d'anglais, à qui il a demandé de nous demander si on était prêts. Le gamin l'a regardé style, j'ai pas capté. Donc il lui a soufflé à l'oreille. "Are you ready?" Puis il lui a demandé au micro "Louder!". Et le petit qu'on voit tout perdu de pas comprendre ce que dit Jared. Donc ça a fini en "Are you ready ready?". C'était vraiment très mignon. La chanson en elle-même était très bien. Ca m'a bien fait marrer quand il nous a tous fait asseoir, avant de tous nous faire "Jump!". Mais voilà, il n'y avait qu'UNE SEULE PUTAIN DE CHANSON ET UN SEUL PUTAIN DE RAPPEL!!! (c'était le 4ème coup de gueule de la review, si vous n'aviez pas capté).

 

 

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      Après le concert, on est pas resté très longtemps: juste le temps de faire un tour au merch (un poster et les bracelets), et aux toilettes quand il n'y avait plus personne (et j'ai eu droit à un commentaire très agréable de la part des videurs vu qu'ils voulaient fermer après moi: "Ah bah enfin! J'ai cru qu'il allait falloir appeler le plombier."). On a pas attendu que le groupe sorte et on est rentré chez moi.

 

 

 

      En conclusion, c'est rare que je pousse autant de coups de gueule sur une review. D'habitude je suis plutôt du genre laudative, mais là je suis restée sur ma faim (d'autant plus que le concert a duré moins de deux heures), et j'ai comme qui dirait les crocs!

 

      Je ne sais pas si ce format de concert est spécifique à la France (c'était mon premier concert d'eux), ou à l'Europe, ou s'ils les font tous comme ça. Mais c'est dit, tant qu'ils ne changeront pas, je n'irais pas les revoir. Parce que bon voilà, 15 chansons dans un concert (et je suis gentille, je compte Hurricane), ça fait peu. Trop peu pour moi. Ca fait limite penser à un concert de fin de festival. Ou à des très vieux lives.

 

Toutes mes photos se trouvent ici. (et il y en a quelques unes de bonnes, et des très drôles)

 

Et voilà les vidéos:

 

 

 

 

 

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Published by Skorpan - dans Musique
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 18:55

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Eh oui! Je me lance finalement dans la publicité "autorisée" sur mon blog, via un partenariat d'auteur avec Overblog. Je ne cède en aucun cas mes doits sur mes textes, mais je me suis dit que quitte à ce qu'il y ait de la publicité sur le blog (ce qui arrive lorsque je ne suis pas active dessus), autant qu'elle me serve à quelque chose. Et puis, je suis une pauvre étudiante. Alors toutes les rentrées sont bonnes à prendre (bien que je ne pense pas faire des mille et des cents avec cela, je verrais bien d'ici quelque mois combien je réussis à me faire ^^).

 

Bref, tout ceci est en cours de test et d'élaboration, donc si vous avez des remarques à me faire concernant la place des pubs, ou d'autres choses, faites-le! De préférence en réaction à cet article. Je vais également changer de moi-même le format des pubs pour voir ce que ça donne, ce qui gêne le moins la lecture, etc.

 

Sur ce, je vous annonce que deux reviews de concert sont à paraître (30STM et Pierre Lapointe), et probablement une review de film (Watercolor). Peut-être également un vieux texte à moi.

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Published by Skorpan - dans Saker och ting
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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 10:00

Suite à un défi sur Le Monde du Slash, j'ai pondu ce petit drabble. Rien d'extraordinaire mais il m'a bien fait marrer.

Le fandom est le groupe américain 30 Seconds To Mars (site officiel ici), et c'est un Shomo, c'est-à-dire qu'il s'agit du couple Shannon Leto (batteur) et Tomo Miličević (guitariste).

 

Bref, le voici! Bonne lecture! =D

 

 

 

Night-Club.jpg

 

 

Le réceptionniste de l'hôtel fit signe à Jared que le taxi qu'il avait commandé venait d'arriver. Le chanteur le remercia d'un signe de tête, puis tapa sur l'épaule de son frère en lui indiquant la sortie.


-Le taxi est là. On y va.
-J'te suis.

 

Il prit la main de Tomo dans la sienne et sortit de l'hôtel pour monter dans le taxi à la suite de son frère qui indiqua au taximan où ils allaient.

 

-Au night-club 54.

 

Puis la voiture fila dans la nuit se perdant peu à peu dans le dédale des grandes avenues new-yorkaises. Finalement ils arrivèrent à bon port au bout d'une demi-heure, à en juger par les néons qui brillaient au-dessus du porche, et de la queue monstrueusement longue devant ce même porche. Jared paya le taxi, puis se présenta directement à l'entrée de la boîte. Il parlementa quelques minutes avec les deux videurs, et sous les regards envieux de ceux encore dans la file d'attente, il passa les portes du night-club, suivi de son frère et de son guitariste. Ils déposèrent leurs vestes au vestiaire, puis descendirent au sous-sol, d'où de la musique non identifiable sortait à grand renfort de décibels. Les trois hommes se dirigèrent directement au bar, commandèrent chacun une bière pour commencer la soirée doucement, puis se retournèrent pour observer les danseurs d'un soir, s'imprégner de l'ambiance. Au bout de quelques minutes, Shannon prit la parole.

 

-Dis, Jay, tu nous avais bien qu'on sortait dans une boîte gay ce soir?
-Oui.
-Et ce soir, c'est soirée spécial 'Je retourner ma veste'? Ou peut-être 'Jouons pour l'autre bord'?
-Euh... Non, je ne crois pas, répondit-il avec hésitation, le spectacle qui s'étalait sous ses yeux remettant en cause sa conception d'une boîte gay.
-Alors pourquoi? Pourquoi nom de dieu tous les mecs sont en train de peloter des nanas? Et uniquement des nanas? lui demanda-t-il, accrochant le regard d'un Jared plus que confus de la situation. Alors, frangin? Je croyais qu'on avait dit qu'on alternait les boîtes où on allait. Une fois gay, une fois hétéro, que tu puisses satisfaire ton côté hétéro de temps en temps. Qu'est-ce qui se passe? La dernière fois, tu as trop maté les mecs, t'as fini ta soirée avec un mec au lieu d'une nana, et tu veux te rattraper?
-Mais non, mais non! se défendit le chanteur, devenant de plus en plus pivoine au fur et à mesure que les reproches de son frère tombaient, et qu'il devenait de plus en plus énervé.
-Je sais pas ce qui se passe, je suis aussi déçu que toi Shan, plaida-t-il. Si ça se trouve c'est le site qui s'est planté en disant que c'est une boîte gay. Ou alors ils font un soir sur deux, et on est tombé sur le mauvais soir. Ou ils font une soirée de conversion. Ou de test, pour tous les mecs gays qui ont voulu tester les femmes sans jamais oser. Ou alors c'est un rassemblement fifty gays-fifty lesbiennes, et ils s'amusent à parodier les hétéros. Ou alors... continua-t-il, enchaînant les explications de plus en plus farfelues.
-Ou alors, la porte de cette boîte est en fait un passage spatio-temporel qui nous mène directement dans une boîte hétéro sur une autre planète dans 3500 ans! le coupa Shannon brutalement.
-Ou alors, on s'est tout simplement trompé de boîte, intervint Tomo, se collant dans le dos de son petit-ami et lui déposant des baisers sur la nuque pour le calmer.
-Comment ça? firent les deux frères, Shannon manquant de défigurer le guitariste en se retournant violemment.
-Tout à l'heure à l'hôtel, t'avais pas dit que la boîte s'appelait Studio 54?
-Si... Pourquoi?
-Parce qu'on est dans une boîte qui s'appelle N°54, expliqua-t-il en désignant les serviettes en papier qu'ils avaient eu avec leur bière. Pas tout à fait la même chose, nan?


L'explication de Tomo laissa pensif les deux Leto, jusqu'à ce qu'ils s'exclament en parfaite synchronisation.

 

-Oh putain de merde!

 

Et avant qu'il ne prenne à Shannon l'idée de se ruer sur Jared pour lui faire payer son erreur, Tomo l'entraîna sur la piste de danse, lui roula un patin monstrueux qui fit trembler Shannon de tout son corps, et il s'exclama avec entrain.

 

-Allez chéri! Choquons tous ces hétéros!

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Published by Skorpan - dans One-shot
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 23:00

Avec toute cette histoire de DSK et d'autres choses plus personnelles, j'ai failli oublié cette journée, qui est quand même importante, surtout sur ce blog. Je n'ai pas le courage ce soir de faire quoi que ce soit de construit, comme j'avais fait l'année dernière. Peut-être plus tard. Mais maintenant, non. Je mets juste à jour l'album sur l'homophobie.

Je vais donc laisser les autres parler à ma place.

 

Trois-amours.jpg

 

Têtu a fait un article qui résume bien les actions d'aujourd'hui, et qui est très intéressant à lire, ici.

 

Belle BD, La plus belle fleur du monde, ici.

 

Et enfin, last but nit least, mon préféré, de l'association irlandaise BeLonG To. Oui, je suis d'accord, c'est pas toujours compréhensible (foutus irlandais! XD), mais l'image a le mérite d'être clair, tout comme le message.

 


 
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Published by Skorpan - dans Sexualité
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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 00:30

 

The-Ark---Arkeology.jpg

 

 

The Ark se sépare. Mon groupe préféré après Indo. C'est la première fois que je vis ça. Je le sais depuis des mois. Je le sais. Je le sais. Je le sais vraiment. Mais je n'arrive pas à réaliser. Toujours pas. Même si j'ai fait le voyage jusqu'en Suède pour voir un concert de leur tournée d'adieu. Magnifique. Superbe. The Ark quoi.

Ils l'ont dit et répété pendant le concert. Que c'était fini. One of us is gonna die young, ils chantaient il y a quelques années. Ils l'ont rechanté samedi. Et c'est tellement vrai maintenant. Forever young, qu'ils ont dit aussi pendant le concert. Et ça aussi, ça va être vrai. C'est en partant au sommet qu'on reste éternel.

Pourtant, je veux pas. Je veux pas qu'ils partent. Je m'accroche aux dernières bribes d'espoirs.
Calleth you, Cometh I. So calleth I, cometh you?
Cet été peut-être. Sofiero. Helsingborg. Une dernière fois. La dernière avant... La dernière tout court en fait. Parce qu'après vous serez... vous ne serez plus.

The Apocalypse Is Over. Et c'est bien dommage.

Je veux les voir.

 

 

 


 
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Published by Skorpan - dans Musique
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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 23:36

Eh oui, lemon et citron, c'est pas la même chose, n'en déplaise aux linguistes!

Citron, c'est le fruit, vous savez, ce truc jaune super acide, et que j'adore personnellement.

Et lemon, c'est "une scène décrivant un rapport sexuel explicite" selon Wikipédia. Mais là, on va explorer les profondeurs du lemon, et ne pas s'en tenir à cette description certes correcte, mais peu poussée. XD

 

 

 

Deux-hommes-au-canape.jpg

 

 

       La première chose à savoir, c'est ce que représente le lemon, et qu'il en existe différentes sortes. Différentes gradations en quelque sorte. Il y a le lime (citron vert), qui est une sorte de lemon soft. C'est-à-dire que ce n'est pas explicite, il n'y a pas de mot crus, et en général, les persos ne vont pas au botu de l'acte, ou alors celui-ci est passé sous ellipse. Bref, ça fait travailler votre imagination! Le lemon, lui par contre, est explciite. Largement et complètement explicite. C'est du sexe raconté, écrit, sans pour autant tomber dans la pornographie.

 

       En général, les lime et les lemon s'insèrent dans l'histoire, dans un scénario plus complexes. Mais il se peut aussi que le lemon constitue l'histoire elle-même. Il s'agit alors d'un PWP, pour Plot? What Plot?, ce qui donne en français: intrigue? Quelle intrigue? Ou alors, ça peut aussi vouloir Porn Without Plot (Porno sans intrigue), même si je préfère la première définition de l'acronyme. Ca peut paraître assez négatif comme description. Après tout, une histoire sans scénario, avec juste du sexe pour du sexe, c'est pas très intéressant. T'en as lu dix, t'as lu les dix suivants. Mais les bons auteurs de fanfics arrivent très bien à faire de magnifiques PWP, entre autres parce que les persos étant déjà connus des lecteurs, ils ont déjà une personnalité et un passé. Et donc en quelques lignes, à mots couverts, ils peuvent construire une intrigue, ou quelque chose qui y ressemble. C'est plus difficile par contre pour les persos originaux. Parce que les lecteurs ne connaissent du passé et du caractère des personnages que ce que l'auteur en dit. Il n'a aucun a priori, ou connaissance, sur eux: ce sont des entités totalement blanches que l'auteur doit noircir selon ses désirs. Par exemple, Métro, boulot, dodo? était PWP avant de se transformer en une fic à chap' selon vos désirs et réclamations. ;-)

 

       Mais ce qui fait un bon PWP, ce n'est pas seulement le fait qu'il y ait une histoire, même en demi-teinte, derrière, entre les deux personnages, mais c'est aussi et surtout le lemon. Pour faire un bon PWP, il faut un bon lemon, et de ça dont je vais vous parler.

 

 

 

Un bon lemon se construit selon deux axes, le deuxième pouvant être absent.

 

       1. Il faut que ça soit bien écrit. Mais vraiment bien écrit. Je ne dis pas de rester poli et prude du début à la fin du lemon, ça serait limite plus comique qu'autre chose. Et puis de toute façon, on peut avoir un vocabulaire vulgaire pour un lemon, et bien écrire. Là n'est pas le problème.

 

       Déjà, la première chose, c'est qu'il faut que le lemon soit cohérent avec le reste du récit. Ca sert à rien de passer à un registre vulagire si pendant le reste du récit on est dans un registre distingué. Ou alors faut maîtriser la chose: faire ça de façon classe, et surtout, surtout, que cela serve à quelque chose. Que par ce changement de registre, l'auteur veuille nous dire, nous montrer quelque chose. De même, il faut que les personnages restent cohérents à ce qu'ils sont dans le reste du récit. Je ne dis pas qu'un personnage timide doit rester obligatoirement passif, mais s'il devient actif avec un délire dominant/dominé agrémenté de SM, faut quand même expliquer la chose et ne pas nous l'envoyer en pleine gueule sans SAV.

 

       Seconde chose, il faut que le lemon soit cohérent en son sein. Que l'ensemble du lemon ressemble à quelque chose d'uniforme, faisant parti d'un tout, et pas que ce soit un patchwork.

 

       Troisième chose, ne faîtes pas un copier-coller de phrases lues, lues et relues dans d'autres lemons! Ce sont des phrases toutes faites et personnellement, en tant que lectrice, ça me saoûle de relire toujours les mêmes expressions. Exemple typique: le "torse finement musclé"! A croire que tous les persos ont un torse finement musclé! -_-' Et puis c'est quoi d'abord un torse finement musclé? Donc là, l'idée c'est qu'au lieu de dire un torse finement musclé, vous pourriez décrire ce torse. Ou alors carrément vous décidez que ce torse n'est pas finement musclé, mais qu'il a un peu de graisse en trop, par exemple.

 

       Quatrième chose, utilisez des synonymes. Répétez le "sexe de machin" pendant tout le lemon est barbant. Donc variez! Mais n'allez pas sortir du registre et du contexte choisis pour votre lemon. Utiliser "son petit trou d'amour" pour désigner l'anus dans une scène de quick sex d'un soir bien vulgaire ne va pas du tout!

 

 

       2. Il faut que le déroulement soit bon. Je m'explique: un lemon où dès le premier baiser on sait que untel va baiser/faire l'amour à tel autre et dans quelle position et qu'ils vont tous les deux s'endormir tout de suite après l'acte n'a aucun intérêt. A moins que le petit 1 soit vraiment bien "respecté" (j'ai pour habitude de penser que si c'est super bien écrit, on pourrait me faire lire tout et n'importe quoi, alors voilà...).

 

       Le maître mot, ce qu'il faut suivre à la lettre, pour un lemon, c'est: changement! Variations! Faire une réplique ausi-exacte de vos autres lemons, que ce soit de l'histoire que vous écrivez ou d'une de vos précédentes histoires, n'est intéressant ni pour vous, en tant qu'auteur, ni pour le lecteur.

 

       Et il y a une infinitié de choses sur lesquelles on peut agir pour faire varier les lemons:

-les personnages: ça paraît con à dire, mais normalement chacun de vos personnages ont une personnalité qui leur est propre. Et comme chacun sait, les personnages se font un malin plaisir de prendre en main l'histoire à la place de l'auteur, et c'est la même chose pour les lemons. Donc déjà ça, c'est sensé différencier vos lemons d'une histoire à l'autre.

-les lieux: faire un lemon bien au chaud dans un lit, sur la banquette arrière de la voiture, ou encore au fin fond des toilettes d'une boîte de nuit branchée, peuvent donner lieu à pleins de situations différentes. Utilisez-les!

-la relation sexuelle en elle-même: ce n'est pas obligé de faire machin toujours passif et truc toujours actif. Demandez à n'importe qui de la communauté gay: oui, il y a des gens qui aiment les deux! Et qui changent régulièrement! Donc s'il-vous-plaît arrêtez avec les stéréotypes: oui, le grand baraqué que vous avez toujours mis en top peut être bottom une fois de temps en temps! De même, ce n'est pas obligé de faire aller les persos jusqu'à la pénétration à chaque fois: une masturbation bilatérale (désolée, mais ça me fait marrer à chaque fois que j'écris ça comme ça, cherchez pas, je suis frappée! XD), ou une fellation, c'est aussi un lemon! Et c'est aussi bien!

-l'après-lemon: non, tous les hommes ne sont pas des rustres, et ne s'endorment pas directement après l'acte. Donc pensez à changer vos fins de lemons. De même, ne coupez pas les chapitres juste à la fin des lemons, après qu'ils aient chacun éjaculé, comme si c'était la fin de la relation. C'est assez nul comme manière de faire.

-le style: changez de registre, changez de point de vue... De plus, vous n'êtes pas obligés de tout raconter. Vous pouvez raconter que le début, que la fin, ou que le milieu, ou comme vous voulez.

 

       Bref, le tout est de surprendre le lecteur! Et si vous êtes à court d'idées, inspirez-vous de vos propres expériences!

 

 

 

       Maintenant, le mot de la fin: pitié, pitié, faîtes de vos lemons des "outils" de prévention! Véhiculez un message de safe sex! Donc capote! Capote, capote, capote! C'est pas compliqué, et ça ne change rien pour vous. Ou alors: tests avec relation fidèle, etc (je vais vous faire tout un discours là-dessus, j'aurais l'occasion de le faire à un autre moment).

Le seul moment où j'accepte qu'on déroge à cette règle, c'est si cela sert à l'histoire, sous-entendu, il va y avoir une contamination par la suite, ou alors cela sert à illustrer le comportement irresponsable, ou auto-destructeur du personnage, mais dans ce cas-là, dîtes-le, en note d'auteur, qu'il faut se protéger. C'est vraiment important.

 

 

 

       Bref, en vous souhaitant beaucoup d'acidité pour la suite! Moi je retourne à mon boulot et à mon citron qui ne veut pas se commencer.

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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 01:15

Désolée pour la longue attente, mais j'ai du mal à avancer sur la suite, un lemon qui bloque. ^^' Donc voilà, petite suite pour cette nouvelle année, en espérant que vous ne m'en voulez pas trop.

 

Bonne lecture!

 

PS: c'est le 100ème article du blog! Youhou! \o/ XD

 

 

 

Dressage.jpg

 

 

      Le lendemain midi, sur le terrain du Club Hippique de Philadelphie, Mikaël s'inquiétait de ne toujours pas avoir vu son compagnon. Pourtant, il avait déambulé dans le club, étant donné qu'il n'avait pas grand chose à faire ce matin là. Juste à dérouler un dressage avec Gallium, à 9h04. Depuis, il ne faisait que marcher entre les camions et les diverses installations et carrières. Il discutait avec quelques connaissances, regardait les performances de quelques cavaliers, mais toujours ses yeux scrutaient la foule à la recherche de son inspecteur préféré. Plusieurs heures plus tard, à l'heure du déjeuner, il ne l'avait toujours pas vu, et cela commençait à le préoccuper.

 

La seule chose rassurante, en quelque sorte, était qu'il n'avait pas vu Stefen non plus. Peut-être que ces deux-là ne travaillaient pas ce weekend-ci. Mais il doutait que Peter ait oublié de le lui dire. Ou alors c'était une décision de dernière minute, imposée par leur chef, et que comme ils n'avaient pas réussi à se joindre la veille, il n'en était évidemment pas informé. Un coin de son esprit imaginait aussi la possibilité que sa relation avec Peter ait été découverte, et que Peter était en garde à vue, et que c'était pour cela qu'il ne pouvait pas venir. Mais comme lui-même n'avait pour l'instant pas été inquiété, il rejetait à chaque fois cette hypothèse au fin fond de ses pensées.

 

Finalement, il arriva près de la grand tente où les résultats, préliminaires et finaux, étaient affichés. Il y jeta un coup d'œil et s'aperçut que ceux de son épreuve de dressage étaient déjà affichés. Il chercha quelques secondes son nom, et constata qu'il avait dressé en -25, classé septième. Bon résultat, mais il avait fait mieux. Gallium s'était révélé plus dur à la jambe que d'habitude et il avait manqué de précision à cause de cela. Il alla au bureau récupérer son protocole et tomba sur une silhouette familière.


-Ah! Monsieur l'inspecteur Lashon! Quel plaisir de vous revoir! s'exclama-t-il, avec une pointe d'ironie, vu qu'ils étaient loin d'être seuls.


Stefen sursauta en entendant Mikaël l'appeler et se retourna pour le saluer, un très léger sourire aux lèvres.

 

-Monsieur Blowsworth, quel plaisir de vous voir. Comment allez-vous?
-Bien, je vous remercie, répondit-il avant de s'adresser à la jeune femme derrière le bureau. Bonjour, je voudrais mon protocole de dressage de ce matin, Mikaël Blowsworth sur Gallium, numéro 412.
-Belle journée pour un concours, n'est-ce pas? enchaîna Stefen.
-Oui, oui. Pourtant je ne vois pas votre collègue, l'inspecteur MacLean. Il a eu si peur de se prendre un coup de soleil qu'il est resté chez lui? demanda cette fis-ci Mikaël, essayant de savoir où était Peter.
-Si l'on veut. Le chef O'Brian a préféré le mettre au repos ce weekend, il le trouvait fatigué, expliqua Stefen, énonçant le mensonge mis au point avec Peter la veille.

 

Ce dernier voulait préserver Mikaël de toute inquiétude pendant le concours et avait décidé de lui annoncer son retrait de l'enquête que le lundi soir.

 

-Mais je vous présente son remplaçant pour ces quelques jours, continua-t-il en désignant son nouveau co-équipier, debout à côté de lui. Tobias Lambert. Il vient de la brigade de stupéfiants.
-Oh... Je suis impressionné! se moqua Mikaël. Encore un qui n'y connaît rien! Sur ce, je vous souhaite une bonne fin de journée, messieurs, j'ai un déjeuner qui m'attend.

 

Le cavalier attrapa le protocole que lui tendait la jeune femme puis sortit de la tente des résultats. Il se dirigea aussitôt vers celle d'où sortait l'odeur grasse des saucisses-frites et commanda un panini au jambon. Dès qu'il l'eut entre les mains, il quitta la zone des tentes, grouillante de monde, demanda la direction des prés et alla s'y réfugier. Une fois assis dans l'herbe, le panini déjà bien entamé en cours de route, il sortit son téléphone de sa poche et appela Peter. Celui-ci répondit quasi-immédiatement.

 

-Hey! Comment tu vas? demanda-t-il, le ton joyeux.
-... Moyen. J'avais envie d'entendre ta voix, avoua Mikaël, qui avait été pris d'une certaine mélancolie le temps d'arriver dans un endroit calme.
-Hey, hey... Qu'est-ce qu'il se passe?
-... Je sais pas... Je suppose que je viens de retomber sur terre après un beau rêve, soupira-t-il.

 

Peter prit peur à ces mots, mais tenta de rester le plus calme possible, et d'une voix douce, il encouragea son amant à se confier un peu plus.

 

-Qu'est-ce que tu veux dire? Il s'est passé quelque chose?
-Oui... Il se passe que t'es pas là ce weekend, alors que tu devrais l'être. Et ça c'est pas normal. Je crois pas à ce que Stefen m'a dit. Je crois pas que ton chef t'aie obligé à rester à la maison. Tu ne me fais pas confiance, j'aime pas ça, acheva-t-il d'expliquer.
-Bien sûr que si, je te fais confiance. Comment tu peux croire le contraire Mikaël?
-Alors pourquoi tu m'as pas dit que tu avais été déchargé de l'enquête? asséna-t-il, n'essayant pas de ménager son compagnon.
-Hein?
-...
-Mais... Mais... Comment tu sais ça? s'étonna Peter après avoir repris ses esprits. Personne n'est au courant quasiment. C'est pas possible que tu sois au courant. Non, non, c'est pas vrai. Ca se peut pas. Nan.

 

Mikaël laissa Peter se perdre dans des phrases qui commençaient à n'avoir ni queue ni tête pendant encore quelques secondes avant de reprendre la parole, un peu amer.

 

-Calme-toi Peter. Personne ne m'a rien dit. Je l'ai deviné tout seul. Je sais que je suis pas mal occupé, que je cours toujours partout, et que je donne l'impression de me foutre de tout assez souvent, mais je te connais Peter. Peut-être pas aussi bien que je le devrais, mais suffisamment pour savoir que si tu ne viens pas à un concours où t'étais censé venir, et sans me le dire, c'est pas à cause d'une histoire de repos.
-...
-Alors... Pourquoi t'as été déchargé de l'enquête? finit-il par demander, après avoir avalé difficilement la dernière bouchée de son repas de fortune. Est-ce qu'on sait pour... nous?
-Non, non, pas du tout, s'empressa de le rassurer l'inspecteur. Disons que j'ai préféré prendre les devants et c'est moi qui ai demandé à être changé d'enquête.
-Sans m'en parler?
-Je voulais pas t'embêter avec ça, et te perturber pour ce weekend. J'ai fait la demande hier et le chef me l'a accordée tout de suite.
-Mais pourquoi t'as pas voulu en discuter avant? On aurait pu trouver une solution, nan? insista-t-il, les sanglots au bord de la voix de se sentir si impuissant à aider son amant.
-Hey Mikaël, pleure pas... C'est une décision que j'ai prise tout seul parce que je voulais la prendre tout seul. Il s'agit de mon travail, expliqua-t-il en appuyant sur le déterminant possessif. Et dans une relation, je pense que c'est mieux de ne pas faire d'ingérence dans le travail de chacun. Je sais que c'est compliqué vu la situation, mais j'essaie au maximum de respecter ton travail et de te laisser gérer. Pour mon boulot, je voulais te le dire lundi soir, quand le concours serait passé, et que j'aurais commencé à bosser sur ma nouvelle enquête, comme ça, j'aurais pu répondre à pas mal de tes questions je pense. Tu comprends?

 

Le ton de Peter était presque suppliant. Il se rendait compte qu'il avait fait une erreur en ne tenant pas Mikaël au courant de sa décision. Celui-ci l'aurait respectée, il en était quasiment certain, et n'aurait pas tenté de le faire changer d'avis par tous les moyens, comme Sonia l'avait déjà fait auparavant. Son ancienne relation influençait largement celle qu'il avait avec Mikaël, que ce soit dans un sens ou dans un autre, et cela l'énervait. L'énervait, le stressait et l'inquiétait. D'autant plus que Mikaël ne lui avait toujours pas répondu à l'autre bout du fil.

 

-Mikaël?
-Oui, oui, je suis toujours là...

 

Il renifla un bon coup avant de reprendre la parole.

 

-Tu sais, je crois que je comprends ce que tu as voulu faire, et pourquoi tu l'as fait. A ta place, j'aurais réagi pareil. J'aime pas qu'on s'occupe de mes affaires, et j'envoie chier tous ceux qui le font, en général. A part My, William et un peu Mary. Et puis toi maintenant. Même Ed et Charlie, je les mets le plus à l'écart possible...
-...
-Bref... Tout ça pour dire que je t'en veux pas vraiment. J'ai surtout été déçu de pas te voir. Mais on se revoit dans moins de deux jours, alors ça va, rit Mikaël, voulant détendre l'atmosphère un peu lourde après ces aveux.
-Oui, ça va, c'est dans pas trop longtemps, répondit-il sur le même ton, souhaitant lui aussi passer à quelque chose d'un peu plus trivial. Mais tu vas quand même me manquer horriblement jusqu'à lundi. Dis, tu peux m'appeler après tes épreuves? Parce que sinon, je sens que je vais m'en faire beaucoup trop. Déjà que ce matin, je tournais en rond dans l'appart'.
-D'accord! promit-il d'un rire joyeux. Mais tu devrais faire un peu de peinture en m'attendant. Je suis sûr que ça te ferait du bien.
-Mmmh, pas faux. Tu sais que t'as de bonnes idées toi de temps en temps?
-Seulement de temps en temps? Tout le temps tu veux dire!
-Vantard, va! Au fait, Dan a trouvé où loger. C'est une colocation chez un de ses copains de l'école. Je vais l'aider à emménager cette après-midi.
-C'est super ça! s'enthousiasma Mikaël. Ah putain! Je viens de me souvenir qu'on l'a pas encore remercié pour le dessin qu'il nous a fait. Tu pourras le faire pour moi?
-Bien sûr.
-Bon, faut que j'y aille. Je vais pas tarder à remonter en selle pour le Grand Prix de tout à l'heure. Je t'appelle après.
-Ca marche.
-Bisous. A tout à l'heure, conclut-il avant d'éloigner son téléphone pour raccrocher.
-Hey, Mikaël? le retint le plus vieux.
-Ouais?
-Merci d'avoir compris, je sais pas ce que je ferai sans toi. Je t'aime, tu peux pas savoir comment je t'aime, avoua-t-il, emporté par l'émotion qui resurgissait.
-Bien sûr que si, je sais, répliqua son amoureux, souriant, juste avant de mettre fin à l'appel.

 

Bien sûr que si, il savait, puisqu'il l'aimait de la même manière.

 

Mais ce n'était pas le tout ça. Il avait encore beaucoup de choses à faire avant que le journée ne soit finie et qu'il ne puisse le rappeler, entendre sa voix, s'en délecter et être heureux rien qu'avec ça. Vraiment, si on lui avait dit qu'un jour, quelqu'un serait capable d'avoir une telle influence, en bien et en mal, sur son moral et sur lui tout entier, il ne l'aurait pas cru. Et pourtant. Et pourtant Peter existait bel et bien, et faisait partie de sa vie, jusqu'au bout, il l'espérait.

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 23:59

Happy New Year!

Bonne Année!

¡Feliz Año Nuevo!

 

 


 

 

Les paroles ne sont pas des plus joyeuses, mais ABBA étant un de mes groupes préférés...

 

Et ma bonne résolution pour 2011: m'occuper mieux de ce blog par rapport à ces dernières semaines.

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Published by Skorpan - dans Saker och ting
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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 22:35

Ca m'a pris d'un coup d'écrire cet article: je me suis rappelé du coup de gueule de quelqu'un contre les personnages stéréotypés, notamment en yaoi: le beau brun ténébreux actif et le petit blond naïf passif. Donc je me suis dit: pourquoi pas un article là-dessus?

 

 

 

QAF-1.jpg

 

 

Le héros, son mec, et les autres.

Ou le héros, sa meuf, et les autres.

Ou bien l'héroïne, son mec et les autres.

Ou encore l'héroïne, sa meuf et les autres.

Bref, le personnage principal, son faire-valoir, et les autres.

 

 

      C'est un schéma classique qu'on retrouve dans bon nombre de fictions, y compris les miennes, et qu'on peut décliner à l'infini. Dans Crampons et autres fantaisies hippiques, le héros, c'est Mikaël Blowsworth, son faire-valoir, c'est Peter MacLean, et les autres, ce sont My Andersson, Stefen Lashon, Nathaniel, William Hawlbird, etc.

 

C'est vrai pour les ficitons sur le net, mais c'est également vrai pour les récits publiés sur du papier, comme dans les romans de Marc Levy par exemple. Cependant, c'est en général un peu plus compliqué. Prenons le cas de la saga Harry Potter, Harry est le héros, c'est incontestable. Son faire-valoir, par contre, change selon les situations: Hermione et Ron sont réguliers, mais on a aussi Draco, par opposition, et évidemment Voldemort. Les autres sont le reste de la famille Weasley, les parents Potter, Hagrid, de même que Dumbledore (quoique ce dernier entre dans une autre catégorie, celle de "guide"). Et pour un exemple encore un peu plus compliqué, entrons dans l'univers du Seigneur des Anneaux: le héros change selon les situations, les faire-valoirs aussi, de même que les autres (mais si on respecte la découpe en livres qu'avait faite Tolkien, ça devient quand même un peu plus simple).

 

Bref, tout ça pour vous montrer que toutes les histoires sont à peu près formées sur le même schéma, cuisiné à différentes sauces.

 

 

      Et c'est là que le bât blesse! Parce que certains pensent qu'avoir ce schéma suffit à faire une histoire. Mais ce n'est que la base, l'architecture. C'est comme une recette de cuisine: vous avez beau avoir la liste des ingrédients, si vous connaissez pas les proportions, ni l'ordre dans lequel il faut les mettre, non plus que comment faut faire cuire le tout. Et qu'en plus, les ingrédients sont de mauvaise qualité, bah, je vous assure, votre plat sera dégueulasse. Et c'est la même chose avec les fics: un héros sans saveur ne donnera qu'une fic mauvaise.

 

Attention! Je ne dis pas qu'il faut avoir un héros bien propre sur lui, génial sous tous rapports. Je dis qu'il faut avoir un héros travaillé. Un héros avec du caractère, avec des défauts, et surtout avec une histoire! Une histoire qui commence avant le récit. Le héros doit avoir une certaine consistance: c'est quand même sur lui que repose toute l'histoire!

 

Pareil pour le mec du héros. C'est son faire-valoir: c'est lui qui va mettre le héros en valeur, du moins à certains moments, alors il ne faut pas qu'il fasse la potiche du héros. On ne doit surtout pas avoir l'impression d'avoir une plante verte dans le salon du héros, aussi belle soit la plante! Le plus simple pour donner de la valeur au faire-valoir, c'est de l'opposer au héros. C'est bien connu qu'on se construit par contradiction, par opposition (aux parents par exemple). Bah là, c'est la même chose. Quelqu'un qui dit amen à tout ce que dit et fait le héros n'est pas intéressant en soi (sauf si bien manié, avec un genre de double-personnalité, mais là, faut gérer).

 

Enfin, il y a les autres. C'est là en général que ça fait le plus mal. Ils se ressemblent tous, et sont interchangeables. Hey! C'est pas comme ça que ça marche. Dans la vie, on n'est pas interchangeable, alors dans les fictions non plus. Ils doivent avoir des caractères différents, pas forcément de façon nette et tranchée, parce que cela risque d'être caricatural, mais il faut que dans la tête de l'auteur, ils soient tous bien différenciés. Ce n'est pas simple, je l'admets, et ma petite astuce, pour ceux qui reviennent le plus souvent (My, Stefen, William, dans Crampons), c'est d'inventer leur passé. Je ne vais peut-être pas l'utiliser dans la fiction, mais ça va m'aider à définir leurs caractères.

 

 

      Maintenant que j'ai rappelé rapidement l'importance de creuser ses personnages (leur passé, leur psychologie et leur caractère), je vais peut-être vous donner mes petits trucs ou astuces, pour ceux qui ont un peu du mal.

 

Pour les histoires courtes, je prépare en général tout dans ma tête pendant plusieurs semaines. L'élaboration de nombreux scénarios différents dans ma tête va me permettre de construire la personnalité des personnages au fur et à mesure, et j'élimine ainsi les scénarios non cohérents. Je ne note rien dans ces cas-là, car tout est dans la tête.

 

Pour les histoires plus longues, je ne suis pas capable de faire le scénario entier dans ma tête: je n'ai que quelques étapes importantes de l'histoires. Ensuite je travaille au fur et à mesure comme pour les histoires courtes, sauf que je ne prends pas plusieurs semaines pour réfléchir, ou plutôt: je prends plusieurs semaines pour réfléchir, mais sur plusieurs passages à la fois. Ce que je suis en train d'écrire aujourd'hui, j'y avais déjà pensé il y a deux-trois semaines au moins, et ça a évolué en même temps que j'écrivais les évènements qui précédaient. Je ne sais pas si je suis très claire. La grosse différence avec les histoires courtes, c'est que je prends des notes pendant que j'écris l'histoire. Déjà, je définis toujours le physique des personnages principaux au préalable, ainsi que leur âge. Cela permet de ne pas se tromper par la suite, de faire brunir un blond ou de rajeunir un vieux de la vieille. Et si j'écris certaines caractéristiques des personnages, même anodines, je le note: il se ronge les ongles, il aime bien lire des comics, il fronce les sourcils lorsqu'il ment, etc. Personnellement, j'ai du mal à définir entièrement le caractère de mes personnages dès le départ: je le modèle pendant que j'avance dans l'histoire. Puisque comme chacun sait, les persos peuvent n'en faire qu'à leur tête. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je ne fais de présentation du personnages principal en incipit: d'une, je trouve ça chiant, inutile et ça gâche le plaisir, et de deux, je ne sais pas encore ce que deviendra mon personnage principal.

 

Bref, je m'égare! Mais pour résumer: pour construire un personnage, il faut avoir une idée de ce qu'il va devenir et son rôle dans l'histoire, noter au fur et à mesure ses caractéristiques, et ne pas hésiter surtout à remodeler l'histoire, voire à abandonner certaines scènes qu'on avait prévu (pour les remplacer par d'autres) car cela ne correspond plus à la personnalité du personnage.

 

 

Sur ce, je vous souhaite une bonne écriture! (pour changer! XD) (et vous aurez reconnu dans l'image la série américaine Queer As Folk, c'est marqué dessus, d'ailleurs, qui illustre également ce que j'ai dis au début)

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 22:37

Oulà! J'ai failli oublié de publier! Honte à moi! Vous pouvez remercier Clemzy, qui m'a mis un petit commentaire sur Prix d'Excellence, et cela m'a rappelé que je devais publier la suite. ^^

Sinon, dans les nouvelles, allez faire un tour sur l'Annuaire Yaoi créé par Merlin. Pour l'instant, c'est un peu vide, mais cela promet de grandes choses lorsque cela sera bien développé. ;-)

Sur ce, bonne lecture! =D

 

 

 

Crampons-77.jpg

 

 

      Peter fut le dernier à rentrer à l'appartement, plus tard que ce qu'il avait prévu: il avait eu une réunion organisée à la dernière minute par le chef. Mais après tout, il ne s'en plaignait pas: celle-ci l'avait conforté dans la décision qu'il ruminait en silence depuis plusieurs jours. Et la voix des deux frères discutant vivement dans le salon le rassura dans la justesse de cette décision. Il craignait juste d'avoir un moment de faiblesse au moment de la mettre en pratique, mais il verrait cela plus tard. Pour l'instant, il comptait seulement se consacrer entièrement à son amant, et un peu aussi au frère de celui-ci. Il trouva les deux hommes dans le salon, assis sur le canapé. Dès qu'il le vit, Mikaël se leva pour aller à sa rencontre et déposa un baiser léger sur ses lèvres.

 

-Salut toi, dit-il.
-Salut, ta journée s'est bien passée? Pas de chute?
-Non, du tout. Tout s'est très bien passé, même si j'étais un peu crevé.

 

Peter l'embrassa alors à son tour, sur la tempe, tandis que du coin de l'œil il s'apercevait que Dan suivait leur conversation avec une mine des plus intéressées.

 

-Au fait, j'étais inspiré pour le dîner de ce soir, continua Mikaël. Tortilla de patatas, mais quand je me suis aperçu qu'il fallait faire cuire des pommes de terre qu'on a pas, d'un coup j'ai tout de suite été moins inspiré, rit-il.
-Rooh, espèce de flemmard! En plus c'est super bons les tortillas, râla Peter, uniquement pour la forme. Bon, tu me laisses poser mes affaires et je t'aide pour le dîner?
-D'ac!

 

Peter l'embrassa à nouveau, sur la bouche cette fois-ci, puis partit en direction de la chambre, laissant glisser ses doigts sur les reins de son homme, l'air de rien. Celui-ci lui sourit et alla se rasseoir avec son frère.

 

Une fois dans la chambre, Peter posa son sac à côté de l'armoire, à sa place habituelle, rangea son arme dans le tiroir de sa table de nuit et enfila une tenue un peu plus décontractée et joyeuse qu'un pantalon gris et une chemise blanche. Lorsqu'il revint dans le salon, il posa sa main sur l'épaule de son amant et d'un regard l'invita à le rejoindre dans la cuisine, laissant Dan seul le temps de préparer le repas.

 

Dan avait regardé tout le petit manège de tendresse entre les deux hommes d'un œil attentif. La complicité entre les deux était évidente, même si d'après ce qu'il avait compris, cela ne faisait pas si longtemps qu'ils étaient ensemble. Il ne se souvenait pas que Mikaël avait eu les mêmes gestes envers la seule petite amie qu'il avait rencontrée il y avait quelques temps de cela. C'était une étudiante en droit, dans son souvenir, et Mikaël, même s'il se disait très amoureux, imposait entre eux une certaine distance, du moins en public. Par contre, à voir Peter et Mikaël préparer à manger ensemble, chipotant sur les quantités d'épices à mettre ou sur le mode de cuisson, cela lui rappelait le frère d'un de ses amis de l'école, ainsi que sa copine, qui leur avaient gracieusement préparé à manger avant qu'ils ne partent au vernissage d'un de leurs professeurs. Ces deux-là filaient le parfait amour depuis près de cinq ans, et il se prit à espérer que cela serait de même pour Mikaël et Peter. Car au final, malgré leur univers totalement différent, ils ne détonnaient pas ensemble. Ils semblaient au contraire se compléter, sans que l'un ait un ascendant sur l'autre.

 

A force de réfléchir, Dan ne vit pas le couple finir de tout mettre à cuire et revenir dans le salon, leurs doigts se frôlant à la moindre occasion. Ce ne fut que lorsqu'il s'assirent dans le canapé qu'il les remarqua, sursautant légèrement.

 

-A quoi tu pensais? demanda Mikaël, un léger sourire moqueur sur les lèvres. A Cristina, la jolie jeune femme de troisième année?


Dan ne rougit même pas à l'évocation de sa peut-être future copine et répondit sincèrement aux deux hommes, regardant plus particulièrement Peter.

 

-Non, je me disais juste que vous formiez un beau couple.
-Hein?!

 

La bouche de Mikaël resta entr'ouverte tellement il était étonné par ce que venait de dire son frère, Peter cligna plusieurs fois des yeux pour être sûr de ne pas être un peu dans les vapes, et Dan les regardait avec un sourire amusé. Finalement, Peter fut le premier à se reprendre et en se tournant vers Mikaël, il lui dit d'un ton incrédule.

 

-Dis, c'est moi ou ton frère vient de dire qu'il m'acceptait comme beau-frère?
-Heu... Je sais pas... J'ai cru entendre ça aussi... Devait y avoir un truc pas net dans le piment d'espelette qu'on a goûté tout à l'heure.
-Ou dans la bière qu'on a partagé.
-Ou peut-être tout simplement que vous avez bien entendu, suggéra Dan, toujours souriant.
-Nan, nan, ça c'est pas possible! contra aussitôt Mikaël. C'est pas possible que toi, mon petit frère, qui m'a fait tout un foin lorsque t'as appris que je sortais avec Samantha, accepte en deux petits jours que je sorte avec Peter! Et sans bouder en plus!
-Que veux-tu, j'ai grandi!
-Peter, pince-moi! Mon frère a grandi, c'est pas normal!

 

L'aîné partit alors d'un grand rire devant la mine effarée de son homme, et plutôt que de le pincer, il préféra l'embrasser pour l'assurer qu'il ne rêvait pas.

 

-Hep les ventouses! Je suis encore là! intervint Dan.

 

Il se leva alors et s'installa sans plus de cérémonies entre les deux hommes. Leur adressant à chacun un grand sourire, il demanda, avec l'air d'un gamin qui n'attend qu'une chose: d'être gâté par ses aînés.

 

-On mange quoi ce soir?

 

Trois rires éclatèrent soudain dans le salon et le reste de la soirée se passa dans la bonne humeur.

 

 

     Le lendemain, en fin de matinée, Peter se trouva devant la porte du bureau de son chef. C'est lui qui avait demandé à le voir, mais maintenant, il hésitait. On hésite toujours avant les grandes décisions, se dit-il, d'autant plus si elles sont nécessaires et que l'échéance est déjà passé. Alors il toqua, deux coups doucement. Puis deux coups plus fort. Et Kenneth O'Brian lui dit d'entrer. Peter poussa la porte, la referma doucement derrière lui et alla se placer devant le bureau du chef, debout, les mains derrière le dos.

 

-Tu voulais me voir MacLean?
-Oui, chef. Je voudrais changer d'enquête.
-D'enquête ou de service?
-Juste d'enquête, chef.
-Donc ce n'est pas à cause d'un problème avec l'un de tes collègues, analysa le chef, qui même s'il n'allait plus vraiment sur le terrain, n'en gardait pas moins un esprit remarquablement déductif et aiguisé.
-Non, chef. Je souhaiterais même continuer à faire équipe avec Stefen Lashon une fois l'enquête D939.363 terminée.
-J'en tiendrai compte. Mais alors, pourquoi veux-tu être retiré de l'enquête?
-Parce qu'elle me prend beaucoup de temps, chef. Et que cela se ressent sur ma vie privée.
-Je croyais que tu avais rompu avec ta fiancée, se rappela-t-il. Tu dois avoir du temps libre, par conséquent.
-Je dois m'occuper de mes parents, chef.
-Tu vis chez eux, si je ne m'abuse. N'est-ce pas suffisant, MacLean?

 

Peter s'insulta mentalement d'avoir oublié qu'il avait couvert son emménagement avec Mikaël en disant qu'il était retourné vivre avec ses parents. Mais il n'en laissa rien paraître, et répondit à l'inspecteur O'Brian avec un aplomb certain.

 

-Certes, mais cela n'est pas l'avis de mes parents.

 

Peter s'arrêta là, comme si cela expliquait tout, ayant peur de s'enfoncer trop dans le mensonge et de s'y embourber lourdement. Evidemment, son chef resta sceptique.

 

-Je ne te pensais pas autant à la botte de tes parents, MacLean. Mais soit. Dès ce soir, tu ne participes plus à l'enquête. Donc pas question que tu sois sur le concours de ce weekend. On a un renfort des stups qui doit arriver en début d'après-midi. Cinq hommes que j'avais demandé pour aider nos équipes à bosser sur les réseaux de drogue du coin, notamment celui dont fait partie James Blowsworth. Tu prendras l'un d'entre eux pour le briefer sur tes résultats d'enquête, et il fera équipe avec Lashon. Il te remplacera. Tu sauras son nom après le déjeuner.
-Entendu chef, s'empressa-t-il de dire, tout à la fois heureux que sa requête soit acceptée, mais aussi angoissé par la nouvelle donne que venait d'imposer O'Brian dans l'enquête.
-Quant à ta nouvelle affectation, tu la connaîtras lundi. Sur ce, tu peux disposer, MacLean.
-Bien chef.

 

Peter le salua et sortit calmement. Avisant sa montre, il décida de prendre sa pause déjeuner et il rejoignit son bureau pour prendre son porte-monnaie. Au passage, il invita Stefen à le suivre. Celui-ci accepta sans problème, se doutant que son ami, au sortir du bureau du chef, avait des choses à lui apprendre. Après quelques palabres, ils optèrent pour un McDonald's. Il y avait à chaque fois tellement de bruit dans la salle qu'il serait impossible pour quiconque de suivre leur conversation. Après cinq minutes de queue et à peine une minute d'attente entre la formulation de leur commande et l'arrivée effective de celle-ci sur leur plateau, ils montèrent au second étage, à la recherche d'une table de libre, relativement loin de l'escalier. Ils en dénichèrent une dans le coin au fond à gauche, accolée à la baie vitrée. Ils la nettoyèrent à coup de serviettes en papier, puis s'installèrent. Stefen attaqua directement son Big Mac tandis que Peter préféra quelques potatoes à son cheeseburger en premier lieu. Quelques bouchées plus tard, l'estomac en partie apaisée, Stefen voulut savoir ce qu'il s'était passé.

 

-Alors, qu'est-ce que le chef te voulait?
-Tu devrais plutôt dire: qu'est-ce que je voulais au chef?
-Hein? s'étonna Stefen. C'est toi qui a demandé à le voir? Pourquoi?
-Ouais, c'est moi qui ai demandé. Je lui ai dit que je voulais changer d'enquête. Et il a accepté. Je saurais lundi sur quelle nouvelle affaire je travaille.
-Hein?! s'exclama de nouveau le jeune homme. Mais... mais pourquoi? Ca va pas la tête? Je croyais que tu voulais garder un minimum de contrôle sur tout ça! Ca va pas le faire si tu te barres!
-Eh! Calme-toi Stefen, c'est pas la peine d'en faire tout un plat.
-Mais bien sûr que c'est la peine! Et pourquoi tu m'en as pas parlé avant d'abord!?

 

Peter souffla, un peu agacé, mais surtout fatigué. Il savait que ça allait se passer comme ça, et pourtant, il avait préféré tenir Stefen dans l'ignorance jusqu'au moment où cela serait trop tard pour faire un retour en arrière.

 

-Je t'en ai pas parlé parce que je me doutais que t'allais pas être d'accord. Et j'avais pas envie d'entendre tes arguments. T'aurais fini par me convaincre, et ça je veux pas.
-Je t'aurais convaincu parce que tes propres arguments pour renoncer ne tiennent pas, Peter. Voilà tout! Je comprends pas comment t'as pu faire une telle connerie! s'énerva Stefen. Le meilleur moyen de préserver ta relation avec lui, c'était de rester au cœur de l'enquête, pour être au courant de tout, quitte à risquer de perdre ton boulot. Et là, tu viens de te retirer de ton propre chef. Tu as abandonné Peter! Et ça te ressemble pas ça! Je comprends pas, je comprends vraiment pas, Peter, finit Stefen doucement, abattu par la décision de son ami.

 

Peter attrapa une potatoe et la mangea à petites bouchées avant de reprendre la parole.

 

-Ouais, t'as raison, j'ai abandonné, ça me ressemble pas. Mais j'en pouvais plus. Je faisais bonne figure auprès de tout le monde, et surtout auprès de Mikaël, qui avait besoin de moi, qui avait besoin que je sois fort, après tout ce qui vient de se passer avec sa famille.
-Qu'est-ce que tu veux dire par "tu faisais bonne figure"?

 

Alors Peter lui raconta. Il lui raconta la fatigue. Il lui raconta le stress. Il lui raconta les nuits entrecoupées de cauchemars. Il lui raconta Mikaël dont il évitait les regards interrogateurs et soucieux à coups de baisers. Il lui raconta Dan. Il lui raconta le masque qu'il mettait chaque matin en se levant. Il lui raconta le masque que Mikaël mettait lui aussi. Il lui raconta leur pudeur, leur honte peut-être aussi, à l'enlever en présence de l'autre. Seule la nuit l'enlevait pour quelques heures. Alors Stefen vit les larmes. Et il comprit. Il comprit tout. Notamment que le poids que supportait le couple commençait à devenir bien trop lourd pour eux. Et que Peter avait voulu l'alléger, pour se préserver, pour préserver son petit ami et leur relation. Il eut donc la seule réaction que peut avoir un ami dans ces cas-là.

 

-Ne t'inquiète pas, Peter, le rassura-t-il, ça va aller.

 

Peter préféra le croire plutôt que dénier ces paroles pleines d'espérance et d'illusion. Stefen lui promit aussi de le tenir au courant de l'avancement de l'enquête, et de continuer les recherches quant à savoir qui trafiquait les résultats des tests anti-dopage.

 

Ils avalèrent ensuite le reste de leur repas en silence, et il repartirent vers le bureau, le moral en berne, pour finir leur journée. Peter forma son remplaçant, Tobias Lambert, au strict minimum, évitant de s'étendre sur certains sujets. Celui-ci s'étonna qu'il n'enquête pas véritablement en duo sur les trois cavaliers dont ils avaient la charge, et Peter lui rétorqua qu'ils étaient plus efficaces ainsi. Mais lui comme Stefen s'aperçurent que ce ne serait pas chose aisée de protéger la vie privée de Mikaël avec un tel personnage comme co-équipier de Stefen. Et que la présence de quatre autres policiers de la brigade des stupéfiants ne leur faciliterait pas la tâche non plus, étant donné les liens du grand frère de Mikaël avec le milieu de la drogue. Ce fut donc encore plus abattus qu'après le déjeuner que les deux hommes rentrèrent chez eux.

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