[OS] Etre médecin
Pour commencer, un petit OS écrit il y a environ un an. Pas de yaoi, une mini toute petite pincée de lemon et du sadisme, voilà ce qui pourrait résumer cet OS de tout juste une page. ^^
Tous les avis sont les bienvenus! ;-)

- Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas eu un moment comme ça, hein ma chérie ?
- Comment ça "comme ça" ? lui demanda d'un ton enjoué la jeune femme.
- Comme ça : tous seuls, tous les deux, dans notre appartement, sans stress : pas de garde de nuit pour toi et pas de projet à finir en urgence pour moi.
- En y réfléchissant bien, tu as raison. Alors…
- Alors ? la questionna le jeune homme, le sourire aux lèvres, devinant déjà sa réponse.
- Alors je vais faire en sorte que ni toi ni moi n'oubliions ce moment avant longtemps.
Elle s'approcha de lui, l'enlaça et l'embrassa tendrement. Il répondit à son baiser avec douceur et passa sa main droite dans ses cheveux bruns, coupés au carré. Sa main gauche la tenant fermement par la taille, il l'entraîna tout doucement vers la chambre. Interrompant soudain leur baiser, il la souleva et la déposa délicatement sur le lit. Puis il enfouit son visage dans la chevelure de la jeune femme, dont l'odeur de pêche lui était agréable. Après s'être imprégné de cette senteur, il entreprit de l'embrasser sur toutes les parties de son corps en commençant par le visage. Mais la jeune femme posa un doigt sur ses lèvres pour lui signifier de s'arrêter. Il se redressa, étonné. Avec un regard malicieux, elle s'approcha pour lui murmurer au creux de l'oreille.
-Je croyais que c'était moi qui devait rendre ce moment inoubliable.
Et elle le repoussa pour l'allonger sur le lit et se retrouver au-dessus de lui. Il approuva du regard et soupira.
-Cela faisait vraiment longtemps que…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que déjà la jeune femme l'embrassait. De sa main gauche, elle s'amusait avec les cheveux blonds du jeune homme, et sa main droite se glissa sous sa chemise pour aller caresser son torse. Délicatement, elle défit les boutons un à un. Quand le torse nu apparut enfin en entier, elle entreprit d'enlever les manches. La chemise atterrit sur le plancher et les lèvres des deux jeunes gens se séparèrent. Celles de la jeune femme descendirent le long du cou de son compagnon. Comme elle le chatouillait avec sa langue, il commença à rire et ses mains expertes s'aventurèrent sous son chemisier, qui ne tarda pas à rejoindre le plancher lui aussi. Alors qu'elle venait de déboutonner le pantalon du jeune homme, un beeper sonna. Tous deux se figèrent pendant de longues secondes, lui une main sous son soutien-gorge et elle une à l'intérieur de son pantalon. Ils se regardaient intensément, puis la jeune femme détourna son regard. Elle se leva et attrapa son beeper.
-Merde, murmura-t-elle, code 2.
Elle ramassa son chemisier et dit au jeune homme alors qu'elle se rhabillait.
-Je dois y aller. Ils ont besoin de moi.
Il protesta : ce n'était pas sa nuit de garde. Mais le beeper sonna de nouveau : le petit voyant au-dessus du numéro 3 venait de s'allumer.
-Je dois vraiment y aller. Ils sont débordés à l'hôpital, je dois les aider.
Alors qu'elle prenait ses clefs et s'apprêtait à ouvrir la porte, il se précipita hors du lit et lui dit d'une voix qu'il voulait posée, mais qui tremblait quand même.
- Si tu franchis cette porte et que tu vas aux urgences, je prends mes affaires et tu ne me trouveras pas ici demain… ni les jours d'après.
- Tu me quittes ? Tu ne m'aimes plus ? demande-t-elle les larmes aux yeux.
- Ce n'est pas ça : je t'aime de tout mon cœur. Mais je ne supporte plus cette vie : tu n'as pas une minute à toi, ni un moment pour nous. Tu es trop prise par ton métier : je n'en peux plus. Parfois, je me dis que ç'aurait été mieux si t'avais fait d'autres études.
- Oui c'est sûr, ç'aurait été plus simple, mais pas mieux. Je suis médecin et je sauve des vies : cela fait partie de moi, que tu le veuilles ou non, dit-elle calmement, malgré les larmes qui coulaient le long de ses joues.
Alors qu'elle sortait précipitamment, il murmura, le regard fixé sur la porte qui se refermait.
-Eh bien ma chérie, il y a au moins une vie que tu n'auras pas pu sauver : la nôtre.
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