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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 23:36

Eh oui, lemon et citron, c'est pas la même chose, n'en déplaise aux linguistes!

Citron, c'est le fruit, vous savez, ce truc jaune super acide, et que j'adore personnellement.

Et lemon, c'est "une scène décrivant un rapport sexuel explicite" selon Wikipédia. Mais là, on va explorer les profondeurs du lemon, et ne pas s'en tenir à cette description certes correcte, mais peu poussée. XD

 

 

 

Deux-hommes-au-canape.jpg

 

 

       La première chose à savoir, c'est ce que représente le lemon, et qu'il en existe différentes sortes. Différentes gradations en quelque sorte. Il y a le lime (citron vert), qui est une sorte de lemon soft. C'est-à-dire que ce n'est pas explicite, il n'y a pas de mot crus, et en général, les persos ne vont pas au botu de l'acte, ou alors celui-ci est passé sous ellipse. Bref, ça fait travailler votre imagination! Le lemon, lui par contre, est explciite. Largement et complètement explicite. C'est du sexe raconté, écrit, sans pour autant tomber dans la pornographie.

 

       En général, les lime et les lemon s'insèrent dans l'histoire, dans un scénario plus complexes. Mais il se peut aussi que le lemon constitue l'histoire elle-même. Il s'agit alors d'un PWP, pour Plot? What Plot?, ce qui donne en français: intrigue? Quelle intrigue? Ou alors, ça peut aussi vouloir Porn Without Plot (Porno sans intrigue), même si je préfère la première définition de l'acronyme. Ca peut paraître assez négatif comme description. Après tout, une histoire sans scénario, avec juste du sexe pour du sexe, c'est pas très intéressant. T'en as lu dix, t'as lu les dix suivants. Mais les bons auteurs de fanfics arrivent très bien à faire de magnifiques PWP, entre autres parce que les persos étant déjà connus des lecteurs, ils ont déjà une personnalité et un passé. Et donc en quelques lignes, à mots couverts, ils peuvent construire une intrigue, ou quelque chose qui y ressemble. C'est plus difficile par contre pour les persos originaux. Parce que les lecteurs ne connaissent du passé et du caractère des personnages que ce que l'auteur en dit. Il n'a aucun a priori, ou connaissance, sur eux: ce sont des entités totalement blanches que l'auteur doit noircir selon ses désirs. Par exemple, Métro, boulot, dodo? était PWP avant de se transformer en une fic à chap' selon vos désirs et réclamations. ;-)

 

       Mais ce qui fait un bon PWP, ce n'est pas seulement le fait qu'il y ait une histoire, même en demi-teinte, derrière, entre les deux personnages, mais c'est aussi et surtout le lemon. Pour faire un bon PWP, il faut un bon lemon, et de ça dont je vais vous parler.

 

 

 

Un bon lemon se construit selon deux axes, le deuxième pouvant être absent.

 

       1. Il faut que ça soit bien écrit. Mais vraiment bien écrit. Je ne dis pas de rester poli et prude du début à la fin du lemon, ça serait limite plus comique qu'autre chose. Et puis de toute façon, on peut avoir un vocabulaire vulgaire pour un lemon, et bien écrire. Là n'est pas le problème.

 

       Déjà, la première chose, c'est qu'il faut que le lemon soit cohérent avec le reste du récit. Ca sert à rien de passer à un registre vulagire si pendant le reste du récit on est dans un registre distingué. Ou alors faut maîtriser la chose: faire ça de façon classe, et surtout, surtout, que cela serve à quelque chose. Que par ce changement de registre, l'auteur veuille nous dire, nous montrer quelque chose. De même, il faut que les personnages restent cohérents à ce qu'ils sont dans le reste du récit. Je ne dis pas qu'un personnage timide doit rester obligatoirement passif, mais s'il devient actif avec un délire dominant/dominé agrémenté de SM, faut quand même expliquer la chose et ne pas nous l'envoyer en pleine gueule sans SAV.

 

       Seconde chose, il faut que le lemon soit cohérent en son sein. Que l'ensemble du lemon ressemble à quelque chose d'uniforme, faisant parti d'un tout, et pas que ce soit un patchwork.

 

       Troisième chose, ne faîtes pas un copier-coller de phrases lues, lues et relues dans d'autres lemons! Ce sont des phrases toutes faites et personnellement, en tant que lectrice, ça me saoûle de relire toujours les mêmes expressions. Exemple typique: le "torse finement musclé"! A croire que tous les persos ont un torse finement musclé! -_-' Et puis c'est quoi d'abord un torse finement musclé? Donc là, l'idée c'est qu'au lieu de dire un torse finement musclé, vous pourriez décrire ce torse. Ou alors carrément vous décidez que ce torse n'est pas finement musclé, mais qu'il a un peu de graisse en trop, par exemple.

 

       Quatrième chose, utilisez des synonymes. Répétez le "sexe de machin" pendant tout le lemon est barbant. Donc variez! Mais n'allez pas sortir du registre et du contexte choisis pour votre lemon. Utiliser "son petit trou d'amour" pour désigner l'anus dans une scène de quick sex d'un soir bien vulgaire ne va pas du tout!

 

 

       2. Il faut que le déroulement soit bon. Je m'explique: un lemon où dès le premier baiser on sait que untel va baiser/faire l'amour à tel autre et dans quelle position et qu'ils vont tous les deux s'endormir tout de suite après l'acte n'a aucun intérêt. A moins que le petit 1 soit vraiment bien "respecté" (j'ai pour habitude de penser que si c'est super bien écrit, on pourrait me faire lire tout et n'importe quoi, alors voilà...).

 

       Le maître mot, ce qu'il faut suivre à la lettre, pour un lemon, c'est: changement! Variations! Faire une réplique ausi-exacte de vos autres lemons, que ce soit de l'histoire que vous écrivez ou d'une de vos précédentes histoires, n'est intéressant ni pour vous, en tant qu'auteur, ni pour le lecteur.

 

       Et il y a une infinitié de choses sur lesquelles on peut agir pour faire varier les lemons:

-les personnages: ça paraît con à dire, mais normalement chacun de vos personnages ont une personnalité qui leur est propre. Et comme chacun sait, les personnages se font un malin plaisir de prendre en main l'histoire à la place de l'auteur, et c'est la même chose pour les lemons. Donc déjà ça, c'est sensé différencier vos lemons d'une histoire à l'autre.

-les lieux: faire un lemon bien au chaud dans un lit, sur la banquette arrière de la voiture, ou encore au fin fond des toilettes d'une boîte de nuit branchée, peuvent donner lieu à pleins de situations différentes. Utilisez-les!

-la relation sexuelle en elle-même: ce n'est pas obligé de faire machin toujours passif et truc toujours actif. Demandez à n'importe qui de la communauté gay: oui, il y a des gens qui aiment les deux! Et qui changent régulièrement! Donc s'il-vous-plaît arrêtez avec les stéréotypes: oui, le grand baraqué que vous avez toujours mis en top peut être bottom une fois de temps en temps! De même, ce n'est pas obligé de faire aller les persos jusqu'à la pénétration à chaque fois: une masturbation bilatérale (désolée, mais ça me fait marrer à chaque fois que j'écris ça comme ça, cherchez pas, je suis frappée! XD), ou une fellation, c'est aussi un lemon! Et c'est aussi bien!

-l'après-lemon: non, tous les hommes ne sont pas des rustres, et ne s'endorment pas directement après l'acte. Donc pensez à changer vos fins de lemons. De même, ne coupez pas les chapitres juste à la fin des lemons, après qu'ils aient chacun éjaculé, comme si c'était la fin de la relation. C'est assez nul comme manière de faire.

-le style: changez de registre, changez de point de vue... De plus, vous n'êtes pas obligés de tout raconter. Vous pouvez raconter que le début, que la fin, ou que le milieu, ou comme vous voulez.

 

       Bref, le tout est de surprendre le lecteur! Et si vous êtes à court d'idées, inspirez-vous de vos propres expériences!

 

 

 

       Maintenant, le mot de la fin: pitié, pitié, faîtes de vos lemons des "outils" de prévention! Véhiculez un message de safe sex! Donc capote! Capote, capote, capote! C'est pas compliqué, et ça ne change rien pour vous. Ou alors: tests avec relation fidèle, etc (je vais vous faire tout un discours là-dessus, j'aurais l'occasion de le faire à un autre moment).

Le seul moment où j'accepte qu'on déroge à cette règle, c'est si cela sert à l'histoire, sous-entendu, il va y avoir une contamination par la suite, ou alors cela sert à illustrer le comportement irresponsable, ou auto-destructeur du personnage, mais dans ce cas-là, dîtes-le, en note d'auteur, qu'il faut se protéger. C'est vraiment important.

 

 

 

       Bref, en vous souhaitant beaucoup d'acidité pour la suite! Moi je retourne à mon boulot et à mon citron qui ne veut pas se commencer.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 22:35

Ca m'a pris d'un coup d'écrire cet article: je me suis rappelé du coup de gueule de quelqu'un contre les personnages stéréotypés, notamment en yaoi: le beau brun ténébreux actif et le petit blond naïf passif. Donc je me suis dit: pourquoi pas un article là-dessus?

 

 

 

QAF-1.jpg

 

 

Le héros, son mec, et les autres.

Ou le héros, sa meuf, et les autres.

Ou bien l'héroïne, son mec et les autres.

Ou encore l'héroïne, sa meuf et les autres.

Bref, le personnage principal, son faire-valoir, et les autres.

 

 

      C'est un schéma classique qu'on retrouve dans bon nombre de fictions, y compris les miennes, et qu'on peut décliner à l'infini. Dans Crampons et autres fantaisies hippiques, le héros, c'est Mikaël Blowsworth, son faire-valoir, c'est Peter MacLean, et les autres, ce sont My Andersson, Stefen Lashon, Nathaniel, William Hawlbird, etc.

 

C'est vrai pour les ficitons sur le net, mais c'est également vrai pour les récits publiés sur du papier, comme dans les romans de Marc Levy par exemple. Cependant, c'est en général un peu plus compliqué. Prenons le cas de la saga Harry Potter, Harry est le héros, c'est incontestable. Son faire-valoir, par contre, change selon les situations: Hermione et Ron sont réguliers, mais on a aussi Draco, par opposition, et évidemment Voldemort. Les autres sont le reste de la famille Weasley, les parents Potter, Hagrid, de même que Dumbledore (quoique ce dernier entre dans une autre catégorie, celle de "guide"). Et pour un exemple encore un peu plus compliqué, entrons dans l'univers du Seigneur des Anneaux: le héros change selon les situations, les faire-valoirs aussi, de même que les autres (mais si on respecte la découpe en livres qu'avait faite Tolkien, ça devient quand même un peu plus simple).

 

Bref, tout ça pour vous montrer que toutes les histoires sont à peu près formées sur le même schéma, cuisiné à différentes sauces.

 

 

      Et c'est là que le bât blesse! Parce que certains pensent qu'avoir ce schéma suffit à faire une histoire. Mais ce n'est que la base, l'architecture. C'est comme une recette de cuisine: vous avez beau avoir la liste des ingrédients, si vous connaissez pas les proportions, ni l'ordre dans lequel il faut les mettre, non plus que comment faut faire cuire le tout. Et qu'en plus, les ingrédients sont de mauvaise qualité, bah, je vous assure, votre plat sera dégueulasse. Et c'est la même chose avec les fics: un héros sans saveur ne donnera qu'une fic mauvaise.

 

Attention! Je ne dis pas qu'il faut avoir un héros bien propre sur lui, génial sous tous rapports. Je dis qu'il faut avoir un héros travaillé. Un héros avec du caractère, avec des défauts, et surtout avec une histoire! Une histoire qui commence avant le récit. Le héros doit avoir une certaine consistance: c'est quand même sur lui que repose toute l'histoire!

 

Pareil pour le mec du héros. C'est son faire-valoir: c'est lui qui va mettre le héros en valeur, du moins à certains moments, alors il ne faut pas qu'il fasse la potiche du héros. On ne doit surtout pas avoir l'impression d'avoir une plante verte dans le salon du héros, aussi belle soit la plante! Le plus simple pour donner de la valeur au faire-valoir, c'est de l'opposer au héros. C'est bien connu qu'on se construit par contradiction, par opposition (aux parents par exemple). Bah là, c'est la même chose. Quelqu'un qui dit amen à tout ce que dit et fait le héros n'est pas intéressant en soi (sauf si bien manié, avec un genre de double-personnalité, mais là, faut gérer).

 

Enfin, il y a les autres. C'est là en général que ça fait le plus mal. Ils se ressemblent tous, et sont interchangeables. Hey! C'est pas comme ça que ça marche. Dans la vie, on n'est pas interchangeable, alors dans les fictions non plus. Ils doivent avoir des caractères différents, pas forcément de façon nette et tranchée, parce que cela risque d'être caricatural, mais il faut que dans la tête de l'auteur, ils soient tous bien différenciés. Ce n'est pas simple, je l'admets, et ma petite astuce, pour ceux qui reviennent le plus souvent (My, Stefen, William, dans Crampons), c'est d'inventer leur passé. Je ne vais peut-être pas l'utiliser dans la fiction, mais ça va m'aider à définir leurs caractères.

 

 

      Maintenant que j'ai rappelé rapidement l'importance de creuser ses personnages (leur passé, leur psychologie et leur caractère), je vais peut-être vous donner mes petits trucs ou astuces, pour ceux qui ont un peu du mal.

 

Pour les histoires courtes, je prépare en général tout dans ma tête pendant plusieurs semaines. L'élaboration de nombreux scénarios différents dans ma tête va me permettre de construire la personnalité des personnages au fur et à mesure, et j'élimine ainsi les scénarios non cohérents. Je ne note rien dans ces cas-là, car tout est dans la tête.

 

Pour les histoires plus longues, je ne suis pas capable de faire le scénario entier dans ma tête: je n'ai que quelques étapes importantes de l'histoires. Ensuite je travaille au fur et à mesure comme pour les histoires courtes, sauf que je ne prends pas plusieurs semaines pour réfléchir, ou plutôt: je prends plusieurs semaines pour réfléchir, mais sur plusieurs passages à la fois. Ce que je suis en train d'écrire aujourd'hui, j'y avais déjà pensé il y a deux-trois semaines au moins, et ça a évolué en même temps que j'écrivais les évènements qui précédaient. Je ne sais pas si je suis très claire. La grosse différence avec les histoires courtes, c'est que je prends des notes pendant que j'écris l'histoire. Déjà, je définis toujours le physique des personnages principaux au préalable, ainsi que leur âge. Cela permet de ne pas se tromper par la suite, de faire brunir un blond ou de rajeunir un vieux de la vieille. Et si j'écris certaines caractéristiques des personnages, même anodines, je le note: il se ronge les ongles, il aime bien lire des comics, il fronce les sourcils lorsqu'il ment, etc. Personnellement, j'ai du mal à définir entièrement le caractère de mes personnages dès le départ: je le modèle pendant que j'avance dans l'histoire. Puisque comme chacun sait, les persos peuvent n'en faire qu'à leur tête. C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles je ne fais de présentation du personnages principal en incipit: d'une, je trouve ça chiant, inutile et ça gâche le plaisir, et de deux, je ne sais pas encore ce que deviendra mon personnage principal.

 

Bref, je m'égare! Mais pour résumer: pour construire un personnage, il faut avoir une idée de ce qu'il va devenir et son rôle dans l'histoire, noter au fur et à mesure ses caractéristiques, et ne pas hésiter surtout à remodeler l'histoire, voire à abandonner certaines scènes qu'on avait prévu (pour les remplacer par d'autres) car cela ne correspond plus à la personnalité du personnage.

 

 

Sur ce, je vous souhaite une bonne écriture! (pour changer! XD) (et vous aurez reconnu dans l'image la série américaine Queer As Folk, c'est marqué dessus, d'ailleurs, qui illustre également ce que j'ai dis au début)

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 20:55

Et voilà donc, avec un peu de retard, le petit texte que j'avais publié sur un autre blog, qui lu a été supprimé. D'où sa ré-édition ici.

 

Pas d'histoires, juste des réflexions, ça change un peu de d'habitude.

 

Bonne lecture! x)

 

 

 

CIMG7433.JPG

 

 

 

A Elle et Lui, à Etienne et Nicolas, à Philippe et Samuel,
à Claire et son fiancé, à Stefan, à Ola et Martin,
à Jonatan et Johan, à Mathieu et Jonathan,
et enfin à Katarina et Erik.


Comment ça? Vous savez pas ce que veut dire OS? Nan! C'est pas 'os' comme l'os à moelle du chien. C'est OS. En majuscules. Parce que c'est un acronyme. De One-Shot. Un Tir, en français (mais tout de suite, UT ça fait moins classe. Et moins compréhensible.). Donc c'est un récit en une seule partie. Une histoire courte si vous préférez. De quelques lignes à plusieurs pages. Et je n'ai écrit que ça pendant plusieurs années. Donc j'ai décidé d'en parler un peu.

D'abord, on va stopper les idées préconçues de suite. Un OS n'est pas facile à écrire. Ce n'est pas 'pif, paf, boum, je te torche ça en deux minutes et badaboum voilà ton OS du tonnerre'. Un OS, c'est une histoire. Ca a un début, un milieu et une fin. Et pour ceux qui se rappellent de leurs cours de français, ça donne à peu près ça: un incipit, une situation initiale, un élément perturbateur, une solution et une chute (les deux derniers pouvant être liés). C'est quelque chose de construit. De réfléchi. Donc de travaillé.

Personnellement, c'est une forme d'écriture que j'aime beaucoup. Que j'adore même. De un, parce que je ne mets que quelques jours à l'écrire (écrire, j'ai dit! Pas réfléchir, ça, ça peut prendre plusieurs semaines), et avec mes études chargées, c'est pratique. Et de deux, parce que ça laisse toute sa place de libre à l'imagination du lecteur, et à la mienne aussi. Certes, il y a un début, mais on rentre tellement rapidement dans le vif du sujet, qu'on peut facilement imaginer le début du début. Surtout que si l'auteur est habile, il sème par la suite des indices sur ce qui s'est passé avant l'OS. Mais le plus jouissif reste la fin. En tant qu'auteur et lectrice, mes fins préférées sont celles qui donnent l'impression que l'histoire ne fait que commencer. Que ce qu'on vient de lire n'est qu'un prologue. Et avec les OS, où les chutes sont en général brutales, et inattendues parfois, c'est très facile à faire. Et alors l'imagination du lecteur (et de l'auteur) turbine à 200%, et ça, c'est que du plaisir.

Mais, mais, mais... Comment développer une histoire dans un OS? En seulement quelques pages? Eh eh! C'est là qu'intervient toute la subtilité de l'OS. Dans un OS, il y a une histoire. Mais son but n'est pas de développer cette histoire. Il se situe dans l'histoire. C'est une sorte d'instantané de l'histoire, à un moment donné, que vous choisissez. Et pour en revenir au paragraphe précédent, c'est à l'imagination du lecteur de trouver cette fameuse histoire. Parfois, je me plais à dire qu'un OS, c'est aussi une tranche de vie, un arrêt sur image dans la vie de quelqu'un, d'un personnage.

Et la tentation est bien grande de relâcher le bouton 'stop' et d'appuyer sur 'play'. Pour continuer l'histoire. Pour mettre par écrit les idées qui se bousculent au portillon de notre cerveau. Et c'est là que ça peut devenir risqué. En tant qu'auteur, j'ai des dizaines de scénarios possibles en tête pour chacune de mes histoires. Il faut alors savoir choisir le bon, ne pas se tromper, et toujours garder la même qualité d'écriture, ce qui peut se révéler plus ardu que prévu. Je n'ai cédé qu'une seule fois à cette délicieuse gourmandise qu'est poursuivre un OS, et par miracle, je m'en suis bien sortie. Je suis retombée sur mes pieds sans écorchures. Mais ce ne sera peut-être pas tout le temps le cas.

Tout ça pour rappeler que non, un OS n'est pas une facilité, plutôt un exercice d'écriture difficile à maîtriser avec justesse. Mais que c'est formidable à écrire, et à lire.

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Så Här Är Det!

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