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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 11:11

Bon, le chapitre 21 de Merlin a été publié, et même si je suis toujours aussi frustrée, je suis obligée de tenir ma promesse. Ah! Je devrais savoir que je ne dois pas faire de promesses! -_-'


Au passage, je vous rappelle que je participe aux Manuscrits Awards (plus d'infos ici), et que que j'ai écrit une Suite (et fin) Alternative de Royale Destinée, le récit de Meryl.


Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture! =D

 

 

 

Hommes-au-lit---N-B.jpg

 

 

-Pourquoi tu t'es rhabillé? murmura-t-il d'une voix rauque.
-Pour que tu puisses me déshabiller.


Un sourire coquin éclaira le visage du cavalier et Peter n'y tint alors plus. Il se redressa brusquement et tira Mikaël à lui. Il lui retira son T-shirt d'un seul coup, le jeta derrière lui, puis le repoussa de la paume de la main. Il s'attaqua ensuite à son jeans avec un empressement désordonné. Ses mains, fébriles, n'arrivaient pas à grand chose et Mikaël dut les lui prendre pour le calmer. Il lui lança un regard confiant puis enleva de lui-même son jeans, aidé par Peter à la fin. Presque nu, il contempla, un léger sourire aux lèvres, son amant au-dessus de lui, qui enleva son T-shirt à son tour. Etonnamment, Peter semblait hésiter. Peut-être les dernières appréhensions, les derniers doutes avant ce qui allait se passer.

 

Mais Mikaël avait déjà franchi cette étape, et il n'avait plus qu'une envie: l'avoir lui, Peter MacLean, son amant, pour lui tout seul. Alors il prit les choses en main. Il se releva et l'embrassa d'abord chastement sur les lèvres. Puis à la commissure, et il descendit sur le bord de la mâchoire. Il remonta vers l'oreille gauche, apposant une série de baisers pour y arriver. Il mordilla un peu le lobe, lécha le pavillon, s'attardant sur la fossette, et souffla sur la peau si sensible de l'oreille. Peter en frissonna et cela sembla le sortir de sa torpeur réflexive. Il posa ses mains dans le creux des reins de Mikaël et caressa doucement la peau.

 

-Enfin... souffla le cavalier dans son oreille, dans un mélange de soulagement et d'envie.
-Quoi enfin? fit Peter, sans pour autant cesser ses caresses, ni se détacher de son amant.
-Enfin, tu reprends quelques initiatives. Tu avais l'air un peu perdu tout à l'heure.
-Je t'admirais. Tu étais tellement beau, allongé torse nu sur la couette.
-C'est vrai, ce mensonge? rit Mikaël.


Mais son rire s'arrêta soudainement, bloqué dans sa gorge, lorsque Peter, qui n'avait cessé de faire voguer ses mains sur le corps offert, attrapa ses tétons et les titilla agréablement. Un gémissement franchit ses lèvres et il se mit lui aussi à parcourir le corps de Peter. Ses mains partirent du cou et caressèrent les épaules, puis descendirent sur les bras, jusqu'aux mains que Mikaël attrapa. Il les baisa chacune leur tour puis, contrôlant ainsi Peter, il l'obligea à s'allonger sur le lit, mais dans le bon sens cette fois, avec la tête sur les oreillers. Il se plaça au-dessus de lui et se remit à l'embrasser. Il adorait l'embrasser et le sentir réagir sous lui, rien qu'avec quelques petits mouvements de langues. Son endroit de prédilection était ses lèvres. Mais il aimait bien aussi redessiner les contours de son visage, puis descendre le long de sa jugulaire. Arriver sur les clavicules, et mordiller la peau si fine à cet endroit.

 

Mikaël s'attarda ensuite sur le creux au centre, juste à la base du cou, qu'il lécha abondamment. Il apposa un dernier baiser sur cette partie et passa à la découverte, de haut en bas, du sternum de Peter, tandis que ses mains caressaient les flancs de l'homme, qui se soulevait de plus en plus, à la recherche des lèvres aériennes qui l'effleuraient. Au bout de plusieurs minutes de ce traitement, Mikaël persistant à ne s'intéresser qu'au centre de son torse, ne faisant que le frôler, Peter n'y tint plus. Il posa ses mains dans les cheveux bruns et obligea son homme à changer de cible: ses tétons réclamaient une attention soutenue et immédiate. Mikaël, pas contrariant, les traita comme il se devait, ses mains s'égarant de plus en plus bas. Il défit le bouton du jeans de Peter, puis fit coulisser la fermeture éclair. Sa main s'aventura à l'intérieur du pantalon et il palpa avec douceur le sexe de son amant, qu'il sentait déjà assez excité. Tout comme lui. Il accentua quelque peu ses caresses et Peter laissa échapper des gémissements rauques, d'autant plus que Mikaël précisait ses caresses sur le reste de son corps.


-Mikaël... Putain, tu... hum... tu me l'enlèves ce foutu... jeans, réussit-il à dire alors que sa respiration se faisait un peu plus difficile. Et le boxer... avec.
-Avec plaisir.

 

Mikaël remonta déposer un baiser sur la bouche de Peter puis se redressa pour lui enlever son jeans. Mais il s'arrêta là.

Pour le boxer, il avait une autre idée. Il s'agenouilla aux pieds de Peter et lui attrapa le pied gauche. Il déposa un baiser sur son gros orteil, puis sur le second, et ainsi de suite jusqu'au cinquième, avant de revenir au premier. Il infligea le même traitement à l'autre pied, où il remonta jusqu'à la cheville. Il passa alors de nouveau au pied gauche, et il continua ainsi de suite, à baiser, à lécher et à embrasser alternativement chacune des deux jambes jusqu'au niveau des genoux. Arrivé là, il s'amusa à appliquer des caresses aériennes sur la peau de Peter et de voir ses poils ainsi se dresser.

 

-Tu as la chair de poule, chuchota-t-il.

 

Peter mit un certain à répondre, probablement parce que les paroles mirent un certain temps à atteindre son cerveau, tellement il se sentait bien.

 

-Forcément, vu ce que tu me fais, chuchota-t-il à son tour.

 

Mikaël approuva d'un petit "Hum", avant de glousser le plus silencieusement possible.

 

-Qu'est-ce qu'il y a? demanda Peter, à qui cela n'avait pas échappé, maintenant qu'il était un peu plus attentif.
-Rien, rien... Enfin, je trouve ça un peu comique...
-De quoi? s'étonna-t-il, tout en s'attendant à ce que Mikaël lui sorte la plus grosse énormité qu'il n'ait jamais dite.
-Non rien, c'est une connerie.
-Ca je m'en doute, mais dis quand même.
-C'est très con, je te préviens... Mais c'est juste que j'ai pensé à un truc tout à l'heure et que je me suis dit que t'étais un poulet qui avait la chair de poule. C'était très con, je te l'avais dit! rajouta-t-il aussitôt.

 

Peter soupira: c'était effectivement une des plus grosses énormités que Mikaël ait jamais sorties, mais c'était tellement lui. Alors il sourit et décida de lui faire payer cette petite moquerie: il allait reprendre les rênes de leur nuit. Il se redressa et enserra le torse de Mikaël dans ses bras, avant de lui murmurer à l'oreille.

 

-Je suis peut-être un poulet qui a la chair de poule, mais toi, tu es un cow-boy qui va être monté.
-Hein?!

 

En quelques mouvements, Peter échangea sa place avec Mikaël et allongea le jeune homme sur le lit. Il lui retira le boxer un peu plus brutalement, libérant son sexe en érection, et le jeta au loin avant de faire de même avec le sien. Il s'allongea alors complètement sur le corps de son amant, nudité contre nudité, et l'embrassa à pleine bouche. Grisés par leurs sensations, par les décharges de plaisir qui se répandaient dans leurs corps, les deux hommes n'avaient de cesse de se caresser, partout où ils le pouvaient, cherchant à augmenter encore plus ce plaisir qu'ils ressentaient. Comme une drogue, ils en voulaient encore plus, toujours plus fort.

 

Les mains de Peter se concentraient sur les cuisses de Mikaël, et de plus en plus sur l'intérieur. Il remonta peu à peu vers l'aine et se déplaçant un peu sur le côté, il laissa assez d'espace à sa main droite pour qu'elle puisse faire ce qu'il avait prévu. Il effleura de ses doigts ses testicules et son sexe déjà bien bandé, avant de redescendre plus bas, beaucoup plus bas, entre les fesses de Mikaël. Aussitôt, celui-ci se contracta et attrapa le visage de Peter de ses deux mains pour l'obliger à le regarder dans les yeux. Ils s'affrontèrent du regard pendant de longues minutes, Mikaël cherchant une réponse à une question que Peter fuyait. Finalement, Mikaël fut le premier à parler, formulant sa crainte muette.

 

-C'est moi qui vais... être en-dessous?
-Tu pensais être au-dessus?
-Bah, c'est comme ça que j'imaginais notre première fois, ouais.
-Moi aussi, j'imaginais notre première fois avec moi en actif, souffla Peter.
-Ca va pas le faire, si on est tous les deux actifs, rit Mikaël, détendant quelque peu l'atmosphère.

 

Le rire de Mikaël électrisa Peter, et dans un mouvement involontaire, il donna un coup de bassin, les faisant gémir tous les deux.

 

-Tu ne veux pas être en-dessous? demanda ensuite Mikaël, lorsqu'il eut repris un peu ses esprits.

 

Mais Peter remit un autre coup de bassin, beaucoup plus volontaire cette fois-ci: il commençait à devenir impatient. Le désir montait de plus en plus en lui. Il avait envie de se sentir en Mikaël. Il avait envie de sentir Mikaël autour de lui. Il avait envie de partager ce moment unique avec celui qu'il aimait. Il avait envie de ne faire qu'un avec lui. Et cela ne pouvait plus attendre. Alors il embrassa Mikaël et ondula contre lui, bassin contre bassin. Mikaël interrompit leur baiser mais il ne put rien faire contre son mouvement de hanches.

 

-Peter, écoute-moi s'il te plaît. Est-ce que tu ne voudrais pas être passif, s'il te plaît? Ca va me...

 

Mais il ravala ses derniers mots au fond de sa gorge et finit sa phrase mentalement: la peur qu'il avait furtivement vue passer au fond des yeux de son amant, il ne voulait plus la revoir de la nuit. Une autre fois, peut-être, mais pas cette nuit-là. Alors, il prit son courage à deux mains, mit de côté toutes ses pensées sur les problèmes qu'il aurait le lendemain matin et souffla un bon coup pour se détendre.

 

-C'est d'accord, Peter. C'est d'accord... Par contre, tu peux te lâcher sur le lubrifiant, fit-il avec un petit sourire.
-Bien sûr, j'ai pas envie de te faire mal.

 

Aussitôt, Peter tendit la main vers sa table de nuit, tira le tiroir et en sortit le tube de lubrifiant et un préservatif. Il posa le petit carré de métal sur le matelas à côté d'eux, ainsi que le tube de lubrifiant, après s'en être mis une bonne quantité sur les doigts de sa main droite. Il se rallongea sur Mikaël, ondulant toujours un peu du bassin contre lui, et le prévint.

 

-Attention, ça risque d'être un peu froid.
-C'est pas très grave, affirma-t-il avant de sursauter avec un petit cri aiguë. Mais putain, c'est gelé ce truc!
-T'inquiète, ça va se réchauffer très vite, le rassura-t-il.

 

La réponse de Mikaël ne fut qu'un gémissement alors que Peter avait commencé à masser la raie de ses fesses avec le liquide translucide. Il s'agrippa à ses épaules et obligea la tête blonde à se rapprocher de lui pour qu'ils puissent s'embrasser. Il attrapa sa lèvre inférieure délicatement avec les dents et joua avec pendant un certain temps. Peter, quant à lui, se laissait complètement faire, concentré sur ce qu'il faisait au fessier de Mikaël. Il ne voulait pas se tromper, ni aller trop vite et il se remémora des quelques conseils que Stefen lui avait donnés. Douceur, tendresse, et patience. Patience surtout pour la première fois. Après de longues minutes de massage, Peter s'accorda à venir titiller l'anus de Mikaël, à masser plus précisément cette corolle qui lui faisait de plus en plus envie. D'emblée, Mikaël se contracta un peu plus et il mordit involontairement la lèvre de Peter. Alors celui-ci entreprit de l'apaiser. Il déposa de petits baisers sur tout son visage et lui murmura mots tendres sur paroles rassurantes.

 

-Tout va bien se passer Mikaël...

 

Quelques baisers sur l'oreille.

 

-Tu vas voir, ça va être génial...

 

En même temps, il reprit du lubrifiant et recommença à le masser comme auparavant, sans s'attarder sur son anus.

 

-Et tu ne vas rien ressentir du tout...

 

Des bisous pleins le nez.

 

-Rien du tout sauf du plaisir...

 

Il s'intéressa un peu plus à son anus et essaya d'en franchir la frontière. Mikaël se crispa mais Peter n'abandonna pas cette fois-ci.

 

-Rien que du plaisir, plein de plaisir... Parce que tu vois, moi je t'aime...

 

Il réussit à enfoncer la première phalange de son index dans Mikaël. Il fit de légers mouvements pour le détendre tout en l'embrassant chastement sur les lèvres. Mikaël essaya de se concentrer sur les paroles de Peter et sur les baisers qu'il lui donnait plutôt que sur ce qui se passait dans le bas de son corps, et il réussit ainsi à se détendre un peu plus. Lorsque ton son index se fut enfoncé, Peter marqua une pause et regarda avec tendresse, et une légère angoisse, son amant.

 

-Mikaël? Ca va? voulut-il savoir.
-Oui, ça va, répondit-il malgré ses traits un peu crispés. Mais ne va pas plus vite.
-Tout ce que tu veux.

 

Mikaël le remercia du regard et Peter s'essaya à pénétrer un deuxième doigt.  Cela fut un peu plus difficile, mais à force de douceur et de patience, le cavalier accepta cette seconde intrusion en lui. Il réclama néanmoins son content de baisers, que Peter se fit un plaisir de lui donner. Il lui murmura aussi quelques mots d'amour qui le firent sourire. A un moment donné, Peter effleura la prostate et Mikaël eut un léger sursaut. N'étant pas sûr, il recommença en appuyant un peu plus fort, et Mikaël se contracta autour de ses doigts. Le jeune homme fit alors remonter le visage de Peter, qui s'était égaré sur son torse, jusqu'à lui.

 

-Si tu continues comme ça, le prévint-il, je vais être tellement serré que tu vas même pas pouvoir retirer tes doigts.
-Hum... On va éviter alors, fit-il avec un petit sourire.
-Ouais, je crois que c'est préférable...

 

Cependant, cet effleurement prostatique eut le mérite de rendre Mikaël plus réceptif au plaisir. Soudain, il ressentait tous les petits picotements que provoquait la main baladeuse de Peter sur son corps. Le plaisir se frayait un chemin dans son corps jusqu'à atteindre son bas-ventre. Et lui-même voulait procurer la même chose à Peter. Il passa ses mains dans le dos de Peter et le caressa, encore et encore. Sur ses fesses, sur son torse, sur le haut de ses cuisses, sur ses bras, partout où il le pouvait, il le caressait.

 

En voyant Mikaël participer plus activement, Peter comprit qu'il se détendait enfin. D'ailleurs, cela se voyait bien au niveau de son sexe, qui regagnait un peu en vigueur. Avec sa main libre, il le masturba lentement, en douceur, pour ne pas faire monter le plaisir trop vite, juste pour lui procurer une sensation de bien-être. En même temps, il enfonça un troisième doigt dans son anus, et Mikaël, même s'il sentit de nouveau la douleur de la pénétration, se décontracta beaucoup plus vite que précédemment grâce au plaisir que Peter lui donnait. Après de longues minutes, Peter embrassa Mikaël sur le bout du nez, retira ses doigts de lui et cessa toutes caresses. Mikaël fit de même et ils se regardèrent dans les yeux, évaluant si l'autre était prêt.

 

-Est-ce que tu as peur? murmura Peter.
-J'ai une grosse boule au ventre, mais je ne dirais pas que c'est de la peur. Je sais maintenant que ça va bien se passer. Tu me l'as suffisamment dit pour que j'y crois.

 

Tous deux sourirent, puis Mikaël reprit la parole.

 

-Et toi? Est-ce que tu as peur?
-Un peu. J'ai pas envie de te faire mal, et j'ai peur d'avoir mal fait les choses. Si jamais je...
-Ssssch, le coupa-t-il. C'était très bien jusqu'à maintenant, alors pourquoi ça ne continuerait pas?
-Mais...
-J'en ai envie, tu en as envie. Alors arrête de te poser des questions, et on passe à la suite, nan? fit-il avec un joli sourire mutin alors qu'il empoignait l'érection de Peter.

 

Il fit courir ses doigts dessus, caressa ses testicules et le masturba quelques instants. Puis il se tortilla pour attraper le préservatif posé sur le matelas, en défit l'emballage et le déroula sur le sexe de Peter.

 

-Voilà, t'es fin prêt, murmura-t-il à son oreille. Alors n'hésite plus.

 

Peter hocha la tête avant d'attraper le tube de lubrifiant. Il en mit partout où il l'estimait nécessaire et positionna son sexe devant l'anus de Mikaël. Celui-ci, confiant, enroula ses bras autour de son cou et ses jambes autour de sa taille. Il ancra son regard dans celui de son amant et l'encouragea silencieusement. Les bras posés de chaque côté de la tête de Mikaël, Peter amorça donc un lent mouvement du bassin. Le premier centimètre entra assez facilement, mais la suite se révéla plus douloureuse. Il dut quelque peu forcer le passage, et Mikaël fit tout pour se détendre. Il se contrôla un maximum pour ne pas laisser paraître sa douleur sur son visage, et à la place, il rapprocha le visage de Peter du sien et leurs lèvres se rencontrèrent dans un baiser tendre.

 

Quelques instants plus tard, Peter avait totalement pénétré Mikaël et il fit de lents mouvements de va-et-viens. Peter plongea sa tête dans le cou de Mikaël et Mikaël se raccrocha à la nuque de son amant. Les gémissements des deux hommes se firent de plus en plus bruyants, emplissant la pièce. Peter augmenta l'amplitude de ses allers-retours et Mikaël laissa échapper un petit cri lorsque sa prostate fut brusquement touchée. Une décharge de plaisir se répandit en lui et il griffa Peter sans le vouloir. Peter, quant à lui, respirait de plus en plus fort contre la peau du brun et se délectait des nouvelles sensations que son corps expérimentait. C'était si différent, si nouveau, et il adorait ça. Des frissons le parcoururent et ses bras se firent plus faibles. Alors il se laissa un peu plus tomber sur Mikaël et ressentit beaucoup plus intensément l'érection grandissante de son homme. Et celui-ci aussi.

 

-Peter... Peter... gémit-il à son oreille.

 

Sans réfléchir plus avant, Peter fit descendre sa main droite au niveau de leurs bas-ventres et saisissant le sexe de Mikaël, commença à la masturber au même rythme qu'il le pénétrait. Mikaël gémit plus fort et Peter accéléra graduellement, tout à la fois ses mouvements du bassin et ceux de sa main. De plus en plus vite, de plus en plus fort, les deux hommes semblaient liés et le temps arrêté. Mais soudain Mikaël lâcha un gémissement plus profond et plus long que les autres, et il plaqua tout le corps de Peter contre le sien. Peter sentit son amant se contracter à plusieurs reprises et un liquide un peu visqueux se répandre entre eux, sur leurs ventres. Il l'embrassa dans le cou, à plusieurs reprises, et dès que Mikaël desserra un peu ses jambes, il reprit ses mouvements du bassin, toujours collé à lui. Mikaël, planant encore, se laissa complètement aller et chaque pénétration de Peter le faisait crier un peu plus fort. Jusqu'au moment où, par un mouvement plus puissant, Peter se libéra dans une plainte rauque.


Le jeune homme bougea encore un peu à l'intérieur de son amant, raffolant de la sensation de ses chairs contre la sienne, avant de se retirer définitivement. Encore sous le choc de l'orgasme qu'il venait d'avoir, il enleva avec quelque maladresse le préservatif, le noua et le balança dans un coin de la chambre. Puis il retomba sur Mikaël.
Les deux hommes mirent un certain temps à reprendre une respiration calme et silencieuse. Une voix douce, un peu fatiguée, rompit ensuite le silence.

 

-Peter?
-Hum... Oui?
-Embrasse-moi... S'il-te-plaît...

 

Peter, avec lenteur, se releva et posa ses lèvres sur celles de Mikaël. Un baiser tendre, témoin de l'apaisement intérieur qu'ils ressentaient tous deux après ce moment de sexe.

 

-Comment tu te sens Mikaël? demanda ensuite Peter tout en passant une main dans ses cheveux bruns.

 

Mikaël hocha la tête et afficha un sourire ravi, accompagné de yeux encore brillants du plaisir ressenti.

 

-C'était... waow. Juste waow. J'ai pas d'autre mot pour décrire ça, rit-il doucement. Merci. Merci Peter.

 

Il l'embrassa à son tour et cette fois-ci le baiser se fit un peu plus profond.

 

-Pour moi aussi, c'était juste waow, avoua Peter dès que leur baiser prit fin. Alors merci à toi. Je n'aurais jamais cru vivre un moment si intense de toute ma vie.
-En tout cas, j'espère qu'il y en aura d'autres, des moments aussi intenses, murmura-t-il.
-J'espère bien!

 

Ils se sourirent puis Peter se déplaça pour s'allonger sur le matelas, juste à côté du corps auquel il venait de faire l'amour. Ils se mirent sur le flanc, face à face, les yeux dans les yeux et les jambes entremêlées.

 

-Tu veux prendre une douche? s'enquit Peter, s'apercevant que le sperme de Mikaël maculait toujours leurs ventres.
-Hum... Trop la flemme... Je suis trop bien là... dit-il d'une voix un peu endormie.
-Pareil...

 

Dans le silence retrouvé de la pièce, les deux amants, enlacés, ne tardèrent pas à s'endormir.

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commentaires

Michel du Rhône! 23/05/2010 23:28



Salut, j'ai lu avec attetion ton histoire.


Ne vois pas dans ce commentaire l'expression d'un homophobisme refoulé, mais seulement celle d'une sensibilité littéraire heurtée.


Je ne sais pas vraiment comment te le dire, je me contenterai de te faire remarquer que l'énumération de termes anatomiques cache mal l'indigence de ton style.


Je ne te dis pas ça méchamment, mais tu pourrais faire l'effort d'acheter un BLED pour la ponctuation et, peut-être, un livre pour en voir une forme d'application. J'ai, en effet , eu
l'impression que c'est la langue française toute entière qui s'est, içi, faite sodomiser.


Bien à toi.


Michel.


 


P.S.: Moi, des Antoines, j'en connais des centaines, des milliers, je peux même enflammer le bar si tu veux.



Skorpan 24/05/2010 00:20



Salut!


Je ne vois en aucun cas un homophobisme refoulé dans ton commentaire, et j'accepte les critiques négatives mais j'avoue ne pas très bien comprendre certaines remarques.


Pour l'énumération des termes anatomiques, je n'en pas eu l'impression, mais étant étudiante en médecine, c'est peut-être un défaut du métier. Ceci dit, j'aime être un minimum précise dans les
scènes que j'écris, aussi bien celles de sexe que les autres. L'énumération des termes hippiques ne t'a-t-elle pas également gêné?


Quant à la pauvreté de mon style, si tu peux étayer, détailler ta critique, je t'en serais reconnaissante. Je ne cherche qu'à m'améliorer, et une remarque de ce style, jetée tel un cheveu sur la
soupe, est mal venue sans plus d'arguments pour une auteur qui passe des heures à travailler sur son récit. J'essaie de faire les choses bien, alors qu'on ne me dise pas que c'est mal sans plus
de précisions.


Pour la ponctuation, je t'avoue que je suis complètement perdue. Que lui reproches-tu? D'être trop présente? Pas assez? Mal placée? De toutes mes années scolaires, on ne m'en a jamais fait la
remarque, et je n'ai jamais eu l'utilité d'un BLED. Je sais utiliser la ponctuation selon les codes qu'on m'a enseignés à l'école.


La langue française se serait faite sodomiser sur mon blog? Oo Pour une histoire de ponctuation? Et un manque de style? (que tu es le premier à me faire remarquer) Je ne crois pas qu'un manque de
style porte atteinte au français. De plus, je ne prétends pas écrire de la littérature, mais essayer d'écrire un récit. A la rigueur, je comprendrais que les fautes d'orthographe soient à même de
"sodomiser" la langue française, mais j'en fais très peu (au passage, "ici" ne prend pas de C cédille).


Pour finir, ton PS me laisse quelque peu ébahie. Je ne vois absolument pas à quoi tu fais référence. Des Antoines, il n'y en a aucun dans mes histoires. Je viens de vérifier dans toutes celles
que j'ai publiées, et aussi dans celles encore au chaud dans mon ordinateur. Te serais-tu trompé de blog?


En attendant ta réponse,


Skorpan



Leon 23/05/2010 23:18



Bonjour et merci ! Nous nous sommes inspires de ton histoire avec mon ami afin de decouvrir une pratique si difficile d'acces pour les gens d'une facon generale ... Sache juste que nous sommes
alles jusqu'a 4 doigts ! et le lubrifiant nous est vite apparu superflu ! xD



Skorpan 23/05/2010 23:59



Tant mieux pour vous! ;-)



Merlin 04/05/2010 18:03



Au moins, ils prennent leur temps... (43 chapitres arf !) Mais c'était bien mignon ^^ Je pensais pas que Mikael s'était imaginé en actif, vu que d'habitude c'est plutôt Peter qui prend les
initiatives dans leur couple, mais le petit moment de "euh, c'est qui au dessus ?" était plutôt marrant.


Bisous !



Skorpan 04/05/2010 20:48



Et t'as pas vu le nombre de pages! XD (215 si mes souvenirs sont bons, sachant que j'écris en Arial 11, et que je saute quasiment pas de lignes-je fais juste ça pour mettre sur le net-).


Disons que Mikaël s'est imaginé en actif parce qu'il s'imaginait pas en passif, à la place de la femme en quelque sorte (je sais que ce n'est pas ça, mais pour un "hétéro converti" c'est quand
même la première chose qui vient à l'esprit! ^^). C'est vrai que c'est Peter qui prend le plus d'initiatives, mais Mikaël pourrait bien te surprendre de temps en temps. *ange* (quoique,quand il
prend des initiatives, c'est surtout en rapport avec les chevaux -_-')


Bref, contente que tu aies aimé! =D


Bisous



Minulis 02/05/2010 18:36



Yaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!! *_____*


Enfin MDRRRR ^^ Et bien que dire ?! Trop bien =D Depuis le temps que tu nous frustrais XD ! Bref, c'était très bien =D Que dire d'autre ? Aujourd'hui y a ni méchant entraineur, mec bizarre où
chutte de cheval XD Alors je peux pas me plaindre XD


 


Bref, j'ai adoré =D


Encore merci pour cette superbe histoire ^^


De gros bisous ^^



Skorpan 02/05/2010 18:42



De rien, de rien. x) Y'aura eu au moins une heureuse aujourd'hui, comme ça. ^^



Så Här Är Det!

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  • Nangilima
  • : Un blog où je vais publier mes écrits, avec des relations hétéro et homosexuelles explicites, donc ceux qui ne veulent pas lire, la croix rouge en haut à droite peut vous être utile. Aucun plagiat n'est accepté! Et aussi je vais un peu parler de ce qui influence mes écrits: musique, bouquins, etc.
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En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


Les textes publiés sur ce blog sont de ma propre invention et sont écrits par moi, à moins que le contraire ne soit précisé en début d'article. Je vous demanderai donc de respecter mon travail et de ne pas plagier mes écrits.
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Les mineurs et tous ceux que ça dérange, vous connaissez la sortie: la petite croix rouge.
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Sökande

"Un écrivain ne confie tout ni à ses journaux intimes, ni à sa correspondance;
seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

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Andra saker ni kan se

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"Alors si tu sens l'angoisse de la page blanche, prends en une rose."
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