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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 16:50

Eh non, ce n'est pas une suite de "Crampons et autres fantaisies hippiques", mais la suite et fin de "Métro, boulot, dodo?". Comme ça, je pourrais dire que j'ai au moins fini une fic sur ce foutu blog! XD

Et j'en profite pour dire que The Ark a sorti un nouveau single (l'album sortant le 26 avril, "In Full Regalia"), qui s'appelle Superstar, et que j'écoute en boucle. <3 Il est écoutable gratuitement sur leur site officiel, ici.


Edit: j'ai cliqué sur publier au moment où je me suis aperçue que j'oubliais de le dire, mais ça ne fait rien, je le dis maintenant. Je dédie cette fic à la personne qui m'a inspiré le prénom d'Etienne, et aussi un peu la suite de l'histoire (oui, oui, c'est de toi dont je parle Mel!). Et je la dédie aussi au joli couple qui a inspiré Mel pour le prénom, même s'ils ne passeront jamais par ici. ;-)



Dormir---N-B.jpg

     Huit mois qu'on est ensemble. Huit mois que j'ai revu Etienne lors de ce fameux TD. Huit mois qu'on a décidé d'aller plus loin tous les deux, parce qu'aucun de nous n'arrivait à oublier l'autre. Et c'est seulement maintenant qu'il consent à m'amener chez lui, ou plutôt chez ses parents, qui ne sont pas là pour le weekend, bien évidemment. J'avoue: j'ai beaucoup, beaucoup insisté pour pouvoir venir chez lui. J'avais envie de découvrir un autre aspect de sa personnalité. Et puis envie de changer un peu de cadre aussi: marre de mon minuscule trente mètres carrés où on se retrouve toujours.

Il est bientôt neuf heures du soir et on est dans la cuisine à préparer à manger. Ou plus exactement, lui prépare le dîner, des spaghettis bolognaises, et moi je le regarde, assis à côté de la cuisinière. J'adore le regarder préparer à manger: il est super concentré et ça lui donne un petit côté élève premier de la classe, qui est plutôt mignon. En plus, quand je chipe dans la nourriture qu'il est en train de faire, il aime pas du tout et il s'énerve. Alors moi je le calme avec un baiser. Et si ça suffit pas, je lui en donne un autre, et encore un autre, et pleins d'autres. C'est pour ça que je préfère quand c'est lui qui prépare à manger.

Tiens, j'ai cru entendre la porte d'entrée claquer. Mais Etienne n'a pas réagi.

-Etienne, t'attends quelqu'un?
-Ca doit être mon frère qui est rentré. Il avait rendez-vous avec sa copine cet après-midi.
-Ah, d'accord. Et il est pas resté avec elle pour la soirée? C'est dommage, je rajoute avec un petit air malicieux, sous-entendant que s'il n'avait pas été là, on n'aurait pas eu à se restreindre cette nuit.
-Certainement pas! intervient une voix d'homme. Pour une fois qu'Etienne ramène son mec à la maison, je n'allais louper ça pour rien au monde!

Et là, je découvre le petit frère de mon chéri dans l'entrée de la cuisine. C'est à peu près le même modèle qu'Etienne, mais en un peu plus baraqué, juste un peu, et avec la voix plus grave. Heureusement que je suis déjà accro et raide dingue amoureux d'Etienne, parce que sinon...

-Arrête de baver sur mon frère, me fait Etienne avec un air de reproche et en me tapant sur la cuisse. Va finir par y avoir une flaque sur le carrelage.
-Mais non, mais non, je me défends. Y'a rien du tout sur le carrelage, regarde!

Je pointe le carrelage et forcément, comme j'ai pas de chance, y'a une flaque d'eau à mes pieds. Le frère d'Etienne éclate de rire, Etienne fait la gueule, et moi je me souviens soudainement que tout à l'heure, en voulant me servir de l'eau avec la carafe, j'en ai foutu à côté, et que c'est tombé par terre. Non mais quel con! Quel con je suis! Faut que je me rattrape. Je descends du plan de travail et je viens enlacer mon chéri à moi tout seul par derrière. Je lui mets quelques baisers dans la nuque, juste à la base, et il frissonne. Et puis je lui murmure ces quelques mots qui le rassurent à chaque fois qu'il doute, ou presque. Parce que oui, Etienne, malgré tout, doute beaucoup.

-Je t'aime, Etienne. Je t'aime comme j'ai jamais aimé et comme j'aimerai jamais. T'es unique à mes yeux, mon chéri.

Il soupire et je le sens sourire: je sais que j'ai gagné. Il se retourne et on s'embrasse, longuement, langoureusement, amoureusement. J'adore comment il m'embrasse. C'est jamais tout à fait la même chose, mais c'est à chaque fois magique.

-Heu les mecs, nous interrompt son frère, que j'aime beaucoup moins d'un coup, c'est pas que ça me dérange que vous vous pelotiez au beau milieu de la cuisine.

Bah tais-toi alors! Tu vois pas qu'on est en plein moment intime avec Etienne?!

-Mais la sauce bolognaise va cramer si on ne la remue pas.

Ah... C'est qu'il a pas tort le petit, en plus. Etienne s'empresse de remuer la sauce dans la casserole, et pendant qu'il finit de faire cuire le repas, je mets la table avec son frère. Et j'en profite pour le connaître un peu mieux, récupérer quelques infos sur mon chéri et faire bonne impression. Parce que voilà, Etienne, moi, je suis pas prêt de le lâcher, alors autant bien s'intégrer tout de suite dans ma future belle-famille.

-Donc tu t'appelles Théo, si je me souviens bien.
-Ouaip. Et toi? C'est quoi ton nom?

Hein? Etienne ne leur a jamais parlé de moi? Putain de nom de dieu! Va falloir que j'en parle avec lui, parce que là, y'a comme qui dirait un léger problème. Pas forcément le fait qu'il ne l'ait pas dit à sa famille. Mais plutôt qu'il ne m'ait pas dit qu'il ne l'avait pas dit, alors qu'on en a parlé plusieurs fois. Oups, y'a Théo qui attends toujours une réponse. Alors vaut mieux faire abstraction de la douleur qui me serre le cœur, lui faire un grand sourire et lui répondre.

-Nicolas, Nicolas Austier. Je suis chargé de TD à la fac de ton frère.
-Ah! Alors c'est une relation secrète et interdite entre un professeur et son élève? il fait avec une voix de conspirateur.

Il a trop lu de bouquins, le Théo, nanméo!

-Etienne est majeur et vacciné, et moi aussi, aux dernières nouvelles. Alors je vois pas où est le problème.
-Tout à fait, rajoute mon amoureux qui vient d'apporter la nourriture à table.

Il me fait un petit smack sur la bouche puis il s'assoit et moi je prends la chaise à côté de lui. Théo s'assoit en face et j'en profite pour l'interroger sur ce qu'il fait et tout le tintouin, histoire que la conversation ne tourne pas autour de notre couple. Je sais qu'Etienne détesterait ça.

-Et toi alors Théo? Tu fais quoi dans la vie?
-J'entre en première année de licence d'anglais.

Et là je crois qu'on peut faire tout le dîner en roue libre, vu comment il est enthousiaste et n'arrête pas de parler.
A la fin du dîner, Etienne a complètement regagné sa bonne humeur, et moi, j'en suis soulagé. En plus, je m'entends très bien avec son frère, d'autant plus qu'au bout de cinq minutes de conversation, je me suis rendu compte que ça ne pourrait jamais coller entre nous niveau caractère. Je le glisse à Etienne pendant qu'on range la cuisine et il me fait un sourire magnifique. Tellement magnifique qu'il ne me donne plus trop envie de regarder le film, mais de faire complètement autre chose. Je dois avoir un regard lubrique, parce qu'il me fait tout de suite non de la tête.

-Allez, s'il te plaîîîîîîît, je le supplie à voix basse pour pas que son frère entende.
-Non, Nico, on a prévu de regarder un film avec Théo d'abord. Ensuite, on verra.
-Mais j'en ai envie tout de suite, je recommence à le supplier.

Il me refait non de la tête: c'est qu'il est intransigeant quand il veut, mon petit Etienne. Mais j'ai l'arme absolue contre lui: mon air de chien battu! Aha!

-Nicooo, il soupire. Arrête de faire cette tête-là, ça ne marchera pas.

Tu parles, t'es en train de céder! Je le sens! Maintenant, il faut juste que je m'approche doucement. Doucement, voilà, comme ça. Et que je l'embrasse. D'abord quelques petits bisous dans le cou, juste pour l'effleurer. Il adore ça. Et puis je remonte vers son oreille, je souffle un peu dedans et il rigole. Et enfin, je l'embrasse sur la bouche. D'abord chastement, avant de venir titiller ses lèvres avec ma langue. Et c'est à ce moment-là que je vois son frère arriver du salon où il commençait à s'impatienter. Putain! Il a le chic pour choisir ses moments, ce con!

-Hum hum, il fait pour s'éclaircir la gorge.

Et voilà! Etienne s'écarte brutalement de moi. Il fait toujours ça quand il est surpris. Je veux dire, pas seulement quand il
est surpris avec moi. Une fois, je suis arrivé derrière lui et j'ai toussoté comme Théo alors qu'il allait avec la casserole de pâtes vers l'évier pour l'égoutter: on a dû faire recuire des spaghettis. Parce qu'il avait tout lâché.

-Dîtes, c'est pas que ça me dérange, mais vous avez ta chambre, Etienne, pour faire ça.

Il rougit jusqu'aux oreilles -parce qu'il est très pudique dès qu'il s'agit de sa famille ou d'amis proches- et moi, la proposition de Théo me tente bien.

-Mais non, on va pas te laisser regarder le film tout seul. Allez viens Nico, on y va.

Il me prend la main et je le suis dans le salon un peu à contre-cœur, mais je ne veux pas le contrarier ce soir: je sais que c'est important pour lui cette première rencontre entre son frère et moi. Sauf que Théo n'est pas d'accord avec lui, et qu'il nous arrête quand on passe à côté de lui.

-Nicolas te dévore des yeux depuis tout à l'heure, Etienne. Et toi c'est pareil sauf que tu te retiens. Alors un conseil: allez dans ta chambre, vous y serez beaucoup plus à l'aise.

Ce mec est génial! Il vient de me sauver la vie! Enfin, peut-être pas la vie, mais là, c'est tout comme.

-Et ne t'en fais pas pour moi, il continue quand Etienne essaie de protester. Je peux augmenter le volume de la télé autant que je veux, et au pire, j'ai des boules quiès, il conclut en faisant sauter une petite boîte en plastique turquoise dans sa main.

Ca achève de le convaincre, et je l'entraîne rapidement dans sa chambre, à l'étage, au cas où il changerait d'avis. Je referme vite la porte, pour ne pas qu'il s'enfuit, et je le plaque contre le mur d'à côté pour l'embrasser comme un drogué en manque. J'en pouvais plus d'attendre. Il m'a frustré tout à l'heure, Théo, en nous interrompant. Etienne a l'air autant en manque que moi, finalement. Faut croire qu'il a plus de self-control que moi.

En quelques mouvements, je le déshabille, et lui aussi me déshabille en vitesse. On se retrouve nus, l'un contre l'autre, et je prends les devants. Je sens qu'il a besoin d'oublier qu'il est chez lui, et je ne connais qu'un moyen pour cela: le prendre, le prendre jusqu'à l'épuisement, et monter au septième ciel. Alors, je le pousse délicatement sur le lit et je me mets à genoux au-dessus de lui. Il a les yeux qui brillent et moi aussi: cette nuit va être une nuit de folie, et je vais adorer. Et lui aussi.



     Je sors du sommeil tout doucement. J'aime bien cet état de veille, juste avant le réveil, où on est encore à moitié dans le rêve. Ce moment où on a pas encore rejoint la réalité et toutes ses merdes. Quoique là, comme merde, j'ai pas grand chose. En fait, si j'ouvre les yeux maintenant, je verrais juste mon chéri qui dort à moitié sur moi, épuisé après la nuit de sexe qu'on a eue. Une superbe nuit je dois dire. Je crois qu'Etienne ne s'est jamais autant lâché. Il a complètement oublié qu'on était chez lui, et je suis prêt à mettre ma main à couper que lorsqu'il réalisera aujourd'hui, il va devenir plus rouge qu'un homard ébouillanté.

J'ai pas très envie d'ouvrir les yeux. J'ai juste envie de sentir sa peau contre la mienne, de rester dans cette position le plus longtemps possible. Mais forcément, y'a un rayon de soleil à la con qui est venu se poser juste sur mes yeux. Et même si je déplace un peu la tête, il est toujours là, cet enfoiré. Allez, on va ouvrir les yeux pour trouver une solution à ce problème plus qu'embêtant. Hum... C'est le volet qu'est pas super bien fermé. Ca, je peux rien y faire. Par contre, voyons voir, si j'installe l'autre oreiller comme ça... Voiiiilà! Comme ça, c'est parfait, y'a plus de soleil qui vient m'agresser. Bon, maintenant que j'ai bien bougé pour installer ce petit truc, je crois que j'ai réveillé Etienne. En tout cas, il commence à bouger un peu.

-Etienne? je chuchote. Tu dors?
-Mmmh...

Ouais, il dort. Et il est trop mignon. Je passe ma main dans ses cheveux noirs. J'adore leur texture. En tout cas, il a l'air d'apprécier mes petites caresses vu qu'il se colle encore plus à moi. S'il se rapproche plus, je vais finir par lui sauter dessus, réveillé ou pas! Oui, je sais, les hommes sont pas des bêtes, mais on ne peut nier que parfois, l'instinct animal reprend le dessus, nan?

Ah! J'entends une porte s'ouvrir, et une seconde qui s'ouvre et se referme. Et un bruit assez caractéristique. Ca, c'est Théo qui est allé soulager sa vessie trop pleine aux toilettes. Voilà la chasse d'eau, l'eau du lavabo qui coule, et il retourne dans sa chambre, probablement pour se recoucher. C'est sûr qu'avec tout le bruit qu'on a fait cette nuit, il a pas dû beaucoup dormir, malgré ses boules quiès.

Tiens, maintenant, y'a une autre porte qui s'ouvre, mais le bruit est beaucoup plus lointain. La porte d'entrée, peut-être? C'est bizarre. Voyons voir, il est quelle heure. 11h58. Ah ouais, quand même. Il est pas tôt. Je me demande si c'est les parents. Mais Etienne m'a dit qu'ils ne rentraient qu'en début d'après-midi. Et 11h58, c'est le midi, pas l'après-midi! En tout cas, si c'est eux, j'espère au moins qu'ils seront pas du genre à rentrer dans la chambre d'Etienne comme dans un moulin.

Parce que sinon ça va pas le faire. Ca pue la sueur et le sexe. D'ailleurs faudra qu'on pense à aérer. Et puis, aucun de nous deux n'est douché, on est vraiment crades. Et puis on est nus tous les deux sous la couette, qui ne monte que jusqu'en-dessous des fesses de mon chéri. Je crois que je ferais mieux de la remonter un peu, histoire de pas avoir la bite à l'air. Parce que s'ils débarquent, leur première impression de moi sera vraiment fa-bu-leuse!
"Salut! Moi, c'est Nico. J'ai baisé votre fils toute la nuit, j'ai encore son sperme sur moi et comme vous pouvez le constater, je suis pas trop mal monté."
Ouais, remontons la couette. Ca évitera déjà la partie sur le fait d'être bien monté, ou pas.

Bon, j'entends des voix qui viennent d'en-bas. Alors concentrons-nous pour comprendre ce qui se dit. Mmmh... Putain, c'est dur! C'est dans ces moments-là que j'ai envie d'être dans un monde comme dans Harry Potter. Au moins, là, j'aurais les oreilles à rallonge des jumeaux Weasley et je me crèverais pas les tympans à essayer de comprendre ce que deux personnes inconnues -parce que j'ai quand même réussi à identifier qu'il y en a deux qui causent- disent. Ah! Là! Je crois que j'ai trouvé la bonne fréquence pour les écouter! C'est très faible mais c'est plutôt clair! Allez, radio Nico à l'écoute!

-Chérie, dis-moi, il n'y aurait pas une paire de chaussures qui n'est pas aux garçons?

Ca, c'était une voix d'homme, un peu grave. Et à vrai dire, ce qu'il vient de dire m'inquiète: ça m'a tout l'air d'être les parents qui sont rentrés avec de l'avance.

-Si, les Puma noires, c'est pas à eux. Etienne ne met que ces Docs immondes et Théo préfère les chaussures un peu plus classes que ça.

Eh! Elles sont très classes mes Pumas noires, Madame! Nanméo! Elles sont pas trouées et elles sont encore à peu près propres!

-Hum... C'est peut-être celles d'une fille que Théo a encore ramené.

Biiip! Mauvaise réponse! Retente ta chance! C'est pas des chaussures de fille, ça se voit quand même! Surtout vu le genre de filles que Théo ramène chez eux. Il s'en est un peu vanté hier soir au dîner, et il a l'air d'aligner, le petit frère. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'il ne se fera jamais moine.

-Ca m'a plutôt l'air d'être celles d'un garçon. Elles sont quand même assez grandes.

43, M'dame! Et après, on s'étonne que ce soient les filles qui soient les premières en classe. C'est juste qu'elles en ont plus dans le ciboulot que les mecs.

-Tu penses que c'est un copain à eux, ou que c'est Etienne qui a invité son ami à dormir?

Petit ami serait plus juste, mais je ne t'en veux pas. Je suis habitué à ce genre d'appellation.

-On verra bien. Bon, allez, on pose les affaires dans la chambre et on va réveiller les garçons. Parce qu'il est midi passé, et c'est pas une heure pour être encore au lit!

Oulà! Belle-Maman n'a pas l'air de plaisanter quand elle parle de nous réveiller. Pitié, Dieu, Bouddha, Grand Être Supérieur ou tout ce que tu veux, fais qu'ils commencent par Théo! Théo d'abord! C'est le plus jeune, c'est lui qui doit être réveillé en premier, nan?

Je les entends monter l'escalier et la boule que j'ai dans le ventre a l'air de peser une tonne. Là, ils arrivent au palier, et les voilà qui avancent... et qui ouvrent une porte. C'est bon, c'est pas celle de la chambre d'Etienne, mais celle de Théo. Et j'entends beaucoup mieux ce qu'ils disent.

-Salut chéri!
-Salut M'man. Vous êtes rentrés plus tôt, nan?
-Oui, on est partis un peu plus tôt que prévu et ça a très bien roulé sur la route.
-Ah ok. C'était bien?
-Très bien, confirma le père. Au fait, la troisième paire de chaussures dans l'entrée, c'est un pote à toi?
-Non, à Etienne.

Putain! Théo! T'aurais pas pu la boucler?! Ou dire un truc plus intelligent, ou je sais pas moi! Mais fais quelque chose! Je sens gros comme une maison qu'ils vont débarquer ici, et moi, comme un con, j'ose toujours pas réveiller Etienne qui dort comme un ange.

-D'accord. Je vais aller le réveiller. Tu descends manger? Ta mère va vous préparer un brunch.
-Ok, merci Papa.

Y'a des bruits de pas qui se rapprochent dangereusement de la chambre. Et qui s'arrêtent juste devant la chambre. Y'a même la raie de lumière qui filtre de dessous la porte qui est est obstruée. La poignée qui se baisse et putain.

-Ah! Papa! Attends! Etienne, il a...

Trop tard Théo! La porte est déjà ouverte. T'aurais pas pu réagir une demi-seconde plus tôt, nan? Espèce de bon à rien, va! Je vois l'ombre du père se découper sur le parquet de la chambre et lui, je le vois à contre-jour. Donc en gros, je le vois pas du tout. Alors que lui, quand ses yeux se seront habitués à la pénombre...

-Etienne, debout! Et réveille ton ami aussi. Il est midi passé. Lili va faire un brunch, donc faudra que vous disiez ce que vous voulez manger.

Etienne grogne face aux paroles de son père mais ne bouge pas d'un poil. Putain, il est vraiment pas du matin, ce con. Allez, bouge-toi un peu, mon beau! Je lui attrape l'épaule et je le secoue doucement.

-Etienne, lève-toi, y'a ton père qui te parle. Etienne. S'teu-plaît, réveille-toi.

Il grogne de plus belle et se raccroche à moi. Il fait vraiment sangsue comme ça. Et là, je me rends compte que son père n'a toujours pas quitté la chambre et qu'il nous regarde intensément. Il doit attendre une réponse, je suppose.

-Euh... On arrive dès que j'ai réussi à le lever, M'sieur.

Silence. Il ne me répond pas. Ok. J'ai dit un truc qui fallait pas ou quoi? Ou alors il s'attendait pas à voir un mec dans le même lit que son fils. Pourtant Etienne m'a dit qu'il leur avait annoncé qu'il était homo et qu'ils l'avaient plutôt bien pris.

-Nicolas? Nicolas Austier?

Hein?! Comment qu'il connaît mon nom,celui-là? Même Théo ne le connaissait pas. Et puis, j'ai comme un très gros doute
tout d'un coup. Depuis tout à l'heure, cette voix me dit quelque chose, mais j'arrive pas à mettre un nom dessus.

-Euh... Et vous êtes?

Et c'est là qu'il allume la lumière, et que je le vois très bien.

-Oh putain... Pierre...

Mon chef de labo. Le père d'Etienne est mon chef de labo! Putain de nom de dieu de merde! Ils ont pas le même nom pourtant! J'y comprends rien! Pierre a l'air aussi choqué que moi, et il quitte la chambre sans dire un mot de plus. Et moi, j'essaie de réveiller Etienne, et cette fois-ci, j'y vais pas avec des pincettes: je le secoue comme un prunier!

-Etienne! Réveille-toi! Pourquoi tu m'as pas dit que ton père était mon chef de labo?
-Hein?

Il a pas l'air très réveillé, mais je sens que ça monte doucement à son cerveau, jusqu'à l'atteindre.

-HEIN?!!

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commentaires

Brindille 11/12/2011 01:59


Whaa ! Ca y est, je suis définitivement fan de toi, c'est tout à fait le genre de fin que j'adore ! Et comme je viens de lire dans tes réponses aux commentaires que tu es plutôt coutumière du
fait, je pense que nous allons bien nous entendre!


Et le coup du chef de labo évoqué dans le chapitre précédent et qui devient papa ici, je ne m'y attendais pas! Ca m'a trop bien plu!


J'avais envie de rejoindre Jin/Fred qui a évoqué la progression des lieux en parallèle à la progression de la relation, parce que ça m'avait frappée aussi, et tu fais donc bien d'écrire au
feeling, tu feel good, ça marche bien!


Bonne nuit, à bientôt!

Skorpan 23/01/2012 01:55



Tant mieux si je feel good, même si depuis un certain temps je feel plus rien du tout, donc j'écris plus rien du tout. ^^'


Quant au type de fin, un peu brutale, du genre cliffhanger, c'est ce que j'aime, et c'est ce que je fais d'habitude. Même que parfois, j'ai la fin de l'histoire avant le début, et c'est juste
pour faire la fin trop frustrante que j'écris l'histoire! XD Bref, pour ce goût prononcé pour les fins sadiques, faut remercier Hiroyuki Asada et son fabuleux, magnifique et incomparable
I'll, qui a la plus belle fin qui soit et qui m'a donné envie de faire pareil à
chaque fois.



Clemzy 04/06/2010 19:37



OMG


OMG


OMG


Bon, je ne te demanderai pas si CA (ce truc tout brutal et injuste XD) est la fin ^^


Je me rend bien compte qu'il y aura un possible sequel dans une prochaine vie, mais c'est VRAIMENT vache de ta part *sourire ironique de la mort-qui-tue*


Tu ne vas peut-être pas me croire, mais j'ai lu tous les chapitres à la suite sans m'arrêter (même pas une pause pipi!) et du coup je commente que maintenant. Tu ne m'en veux pas? *yeux de
cocker*


Mais franchement, j'ai trop adorééééééééééééé cette fic!


PS: Dis-toi quand même que pour que je lise une fic d'un seul coup (ce qui est rare chez moi), il en faut beaucoup! ^^



Skorpan 06/06/2010 00:11



Eh beh, eh beh, je reste sur le cul! Je prends ce compliment comme il se doit!


 


Et sache que je me suis laissée convaincre. Il y a une sequel, qui est même à moitié écrite. *ange*



Jin 15/05/2010 00:04



Bravo, très bon texte. Je suis venu voir votre blog en suivant la communauté des manuscrits des futurs auteurs.


Bref, l'histoire est plutôt sympa, bonne narration, dialogues cinglants pleins d'énergie. Et pour la fin, je n'ai qu'une chose à dire... géniale. Il faut l'avoir cette faculté à laisser ses
personnages en plan.


La situation initiale est intéressante, ce petit huis-clos dans le métro... et bonne progression dans le choix des lieux, de plus en plus personnels 


donc bonne continuation,


je lirais les autres textes un de ces jours


fred



Skorpan 15/05/2010 00:33



Hello Jin! (ou Fred, que préfères-tu?)


 


D'abord, je tiens à te dire que tu as l'insigne honneur ('fin, tout est relatif, mais le fait est là) de décrocher le 200ème commentaire du blog!


 


Sinon, comme d'hab, le lecteur en a plus vu sur la fic que son propre auteur! XD La progression dans le choix des lieux, concomittante de la progression dans leur relation, alors là, chapeau!
J'avais pas du tout capté (je fais beaucoup, voire énormément, au feeling, surtout sur des histoires courtes comme celle-là).


Quant à laisser ses persos en plan, c'est une habitude chez moi. Que mes lecteurs détestent amicalement. XD (suffit de voir mes autres fics pour ça: rare sont celles où ça finit par un truc
"stable". Une de mes amies m'en a beaucoup voulu pour la tâche de thé sur le tapis blanc de "Valentine's Day". *ange*).


 


Merci du passage, du commentaire, et des compliments,


Bon weekend et à la prochaine!



saya 11/04/2010 09:42



yoooooo!!*


a j'adore le coup du chef de labo à la fin, looooooool mais les parents risquent de faire la gueule, nan? *cour lire la suite*



Skorpan 11/04/2010 13:03



Y'a pas de suite. ^^ Enfin, si, y'en aura une, mais dans longtemps. Un genre de sequel quoi. :-)



Merlin 30/03/2010 19:00



c'est quand même pas fini là ? HEIN ?!!!



Skorpan 30/03/2010 23:26



Euh... Si. :D


Mais d'ici quelques mois... peut-être... une sequel... et dans ce cas, faudra remercier Raf et Ram. *ange*



Lilie 28/03/2010 21:35


QUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ???????
C'est "ça" la fin ? Non ! Je t'autorise pas à finir comme çaaaaaaaaaa *s'arrache les cheveux* Mais mais...mais....faut une suiteeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!!! *yeux du chat potter*

Bref ! L'hystérique est passé enfin...c'est la fin T__T comme ça ?
Sinon j'ai ADORÉ !!! Trop bien =D *câline*

P.s : j'ai pas lu la réponse à ton premier commentaire, mais je le fait promis ! Ca va surement répondre à pourquoi cette fin T___T bouhouhou XD

Gros bisousssss


Skorpan 28/03/2010 22:59


XD Bienvenue à toi, l'hystérique passée! Mais oui, c'est bien la fin, et je suis très contente que tu aies aimé (ça fait toujours un peu peur de varier de son écriture habituelle). Et tu as dû
comprendre pourquoi j'avais fini comme ça, si tu as lu la réponse au premier com. Donc si toi aussi, si jamais t'as des idées de titre en3 parties, je suis preneuse! =D

Bisous


raf 28/03/2010 19:39


Et c'est la fin??!! Tu te fiches de qui là?! Tu peux pas finir comme ca!
Aha c'est ballot, t'es folle pour inventer ca! les pauvres, super situation!!
Enfin tres bonne fic, bien marrante! dommage que ce soit fini, ca avait du potentiel!

Quant a The ARk, c'est extra! hate d'avoir le nouvel album!


Skorpan 28/03/2010 20:11


Ouais, je suis folle, c'est pas nouveau. Et tu le sais déjà, mais j'adore finir en donnant la sensation que l'histoire ne fait que commencer. Donc, la fin, c'est là, comme ça, en les plantant comme
deux cons! XD
Je ne crois pas que j'aurais été capable de faire d'autres chapitres comme ça. Plus assez d'idées, impression de redondance, de manque d'originalité, perte de fraîcheur. Bref, c'est aussi pour ça
que j'ai arrêté là (et pis sinon, ça correspondait plus au titre). Mais c'est possible que je fasse une sequel de ce qui se passe dans quelques années, si j'ai une idée. Faudrait déjà que ça ait la
gueule d'un triptyque, donc pareil avec un titre en 3 parties (dur, dur à trouver, si t'as une idée, fais-moi signe).

Et ouais, moi aussi j'ai hâte de voir le nouvel album de The Ark! =D No matter who you are, if you are a superstar!


Så Här Är Det!

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Skorpans Nangilima


En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


Les textes publiés sur ce blog sont de ma propre invention et sont écrits par moi, à moins que le contraire ne soit précisé en début d'article. Je vous demanderai donc de respecter mon travail et de ne pas plagier mes écrits.
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Tous les résumés et histoires à venir sont disponibles ici.
Si vous avez des questions ou autres, vous pouvez m'envoyer un mail ici.

Sökande

"Un écrivain ne confie tout ni à ses journaux intimes, ni à sa correspondance;
seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

François Mauriac 

Andra saker ni kan se

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Vad som helst...



"Je ne suis pas homosexuel, même si certains semblent le croire."

Ola Salo





"Aime moi, alors je t'aimerai peut-être."
J. R.-P.





"Tout est une question de goût. Toi tu aimes les femmes, moi j'aime les hommes, et lui aime les deux. Où est le problème?"
J. R.-P.





"Ne plus rêver, c'est être à demi mort, c'est faire de la réalité sa seule loi."
Jean-Baptiste Pontalis





"Si tu sens que tu plafonnes, perce un trou dans le plafond."
Gilles Goddard

"Alors si tu sens l'angoisse de la page blanche, prends en une rose."
J. R.-P. 

Lyssna!