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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 21:51

Ce soir, j'ai décidé de vous parler d'une petite pépite que j'ai découverte il n'y a pas si longtemps que ça. C'est une série télévisée de production européenne, The Spiral, dont le 3ème épisode est diffusée demain lundi 17/09 sur Arte à 22h40.

 

 

 

TheSpiral.jpg

 

 

Nom: The Spiral

Episodes: 5 (3ème diffusé demain sur Arte, 22h40, les autres sont en VOD sur le site)

Site: Arte (où vous pouvez trouver toutes les infos que vous voulez), et The Spiral.

Casting: beaucoup de nordiques, et quelques autres. Des gens pas ou peu connus en France, mais franchement pas mauvais.

Histoire: hum... on va dire que je vais vous laisser découvrir le trailer en fin d'article.

 

La particularité de cette série, c'est qu'il s'agit d'un cross-media. C'est à dire que parallèlement à la diffusion des épisodes (en simultanée dans 8 pays différents), un jeu qui est une continuation de la série sur le net a lieu sur le site The Spiral, grâce à nous, chers internautes. Et ce jeu suit la progression de la série, et va s'arrêter en même temps que la série le 28 septembre.

 

Mais à vrai dire, ce n'est pas ce qui m'a attiré dans cette série, vu que je n'ai toujours pas commencé à jouer.

 

Ce qui m'a fait accrocher, c'est l'univers de la série: on navigue entre les différents pays nordiques, et on est plongé dans le milieu artistique de là-bas, le milieu un peu révolutionnaire. Et ça change par rapport aux autres séries je trouve.

 

Je ne veux pas en dire trop de peur de vous gâcher le suspens, et puis surtout, je n'ai pas encore suffisamment digéré la série pour pouvoir dire quelque chose autre qu'une série de superlatifs.

 

Je vous laisse donc avec la maxime de la série: "Everyone is an artist", et avec la bande annonce...

 

 


 

Et voici un article très intéressant sur la série: ici.

Published by Skorpan - dans Film-Séries TV
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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 23:19

Faire des études de médecine, c'est pas seulement enchaîner des oirées et se bourrer la gueule à tout bout de champ, ou étudier, étudier et encore étudier, ou s'en prendre plein la tronche tout les matins parce que voilà on est des externes et qu'on sert à ça. Faire des études de méecine, c'est aussi accepter certaines contraintes, inhérentes au métier. A savoir les astreintes et les gardes. Les astreintes, c'est chiant parce que c'est le weekend et que c'est pas payé. Les gardes, c'est moins chiant parce qu'en général, on apprend es trucs, on est plus indépendant et c'est payé (mais bon, 40€ les 24h le dimanche uniquement, sinon 20€ en semaine, c'est pas mirobolant non plus). Mais bon, en général, on préfèrerait toujours être chez soi ou sortir avec des amis le jour où on est de garde.

 

Alors voilà, hier, samedi 14 juillet, j'étais de garde. Et franchement, j'aurais préféré rester chez moi à faire la grasse mat'. D'autant plus qu'il n'y avait personne aux urgences. En tout cas, en urgences chir. Parce qu'étant externe de chirurgie maxillo-faciale, je ne prenais en charge que les urgences de chirurgie, orthopédique ou viscérale en général. Les urgences de médecine étaient laissées à l'externe de pédiatrie.

Alors voilà, de toute la mâtinée, j'ai du voir 3 patients. Waow le rush! L'avantage, c'est qu'on a pu aller déjeuner tranquille, les internes et les chefs, tout le monde en même temps. Qu'il y avait encore pas mal de nourriture et qu'on a pris notre temps. Certes il y avait quelques patients qui attendait d'être vus (1 seul quand on est parti déjeuner), et d'autres qui attendaient leurs résultats. Mais pour une fois qu'on avait le temps, on en a profité.

 

L'après-midi, il y a eu un peu plus de monde. Mais pas la folie non plus. L'avantage des vacances scolaires. Et puis surtout on a eu beaucoup de personnes qui sont venues pour rien. Et des patients qui avaient des trucs foireux. Rien d'extraordinaire. Mais l'avantage de ce peu de monde était que j'ai pu aller au bloc. J'ai vu ma première coelioscopie pour une appendicite aiguë, ma première ponction articulaire de genou et mon premier doigt de porte (qui est comme son nom l'indique, quelqu'un qui s'est coincé le doigt dans une porte et dont le bout de doigt ne tient plus qu'à quelques mm de peau, ou ne tient plus du tout).

 

Une garde bien tranquille en somme, où j'ai pu faire des choses, en découvrir d'autres et me coucher pas trop tard.

Mais surout une garde où à 23h, il n'y avait quasiment plus un médecin aux urgences. Parce qu'ils étaient tous sur le toit de l'hôpital à regarder le feu d'artifice de la Tour Eiffel au loin, en mangeant le gâteau au chocolat fait par les bons soins de l'externe (une tradition: l'externe apporte un gâteau en garde). On ne voyait pas tout certes, seulement les plus hautes. Mais on s'est quand même bien marrés, avec les chefs et les internes, pendant une demi-heure à regarder le feu d'artifice. Et à contempler les fusées de détresse lancées de ci de là non loin.

"Normalement on a pas le droit de lancer des fusées de détresse si on n'est pas en détresse." dixit un chef.

"Non mais si ça se trouve, il est vraiment en détresse. Il est en train de se noyer dans sa baignoire et il a balancé une fusée de détresse et on est tous là à se marrer et à se foutre de sa gueule." répond un interne, bien barré.

Et le même interne, quelques minutes plus tard.

"Si on veut tuer quelqu'un par arme à feu, c'est cette nuit là qu'il faut le faire, parce que personne ne se rendra compte de rien."

"Et puis après le mec il lance une fusée de détresse et tout le monde se fout de sa gueule."

"Ouais, il se fait descendre sur son bateau et il balance une fusée de détresse."

"Ou alors il se fait descendre avec la fusée de détresse."

 

Bref, être de garde le 14 juillet c'est quand même mémorable.

Et je ne regrette absolument pas mes PCR dans ces moments là.

8 juillet 2012 7 08 /07 /juillet /2012 19:50

Les urgences, c'est quelque chose de particulier (je reviendrai sur leur fonctionnement dans un autre article), mais en tant qu'externe, c'est là qu'on s'aperçoit que les livres c'est bien beau, mais ça reste des livres. Et que les patients, en dehors des services (où ils sont "rangés, triés" par pathologie, par organes défaillants), ont des maladies qui ressemblent souvent à pas grand chose.

 

Mais des fois, on a des illuminations. Des coups de génie. Des fois, tu peux te dire: celui là, je sais ce qu'il a. Et ça m'est arrivé. Au moins une fois.

 

Un patient que j'avais vu en fin de soirée. Aucun interne n'était dispo pour que je le lui présente à ce moment là. Ni aucun chef. Alors je vais voir d'autres patients en attendant. Faut désengorger la salle d'attente. Prendre ceux qui attendent depuis 3-4h. Et puis entre temps, un interne se "log" sur le patient (il s'enregistre comme s'occupant du patient). Lui l'a fait par erreur, sans s'en apercevoir. Moi je crois qu'il l'a vu. Bref, un téléscopage comme il peut y en avoir quand il y a beaucoup de monde. D'autant plus que le patient ne réclame pas, il se tient tranquille. Forcément il dort. Et nous on finit par aller dormir aussi.

Et puis le matin, aux trans (transmissions, le passage de témoins en quelque sorte entre les médecins de nuit et ceux de journée), où on s'interroge sur qui est ce patient. Personne ne l'a vu à part moi finalement. Alors on me demande de le présenter. Dès le réveil, c'est dur. Je comprends pas la moitié des questions qu'on me pose, au sens littéral: j'ai l'impression qu'on me parle pas français. Et puis finalement, j'abandonne et je dis: "Pour moi, c'est une décompensation oedémato-ascitique d'une cirrhose d'origine alcoolique non connue." Le médecin qui me posait les questions m'a regardé comme si je ne savais plus ce que je disais et a conclu qu'il fallait revoir le patient, comme si ce que j'avais fait n'avait aucune valeur.

Finalement, le patient a été transféré en hépato-gastro, et le diagnostic est le même que le mien.

 

Je me suis sentie fière a posteriori.

 

Un des rares moments où les PCR ne m'attirent pas tant que ça.

17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 12:27

OH, c'est l'écriture chimique pour la fonction alcool des molécules. Et c'est aussi l'abréviation qu'utilisent quasiment tout le monde médical pour désigner la consommation alcoolique. Ceux qui ont déjà été hospitalisés le savent: on adore savoir votre consommation d'alcool! Surtout nous les externes: c'est notre boulot après tout! Remplir le mode de vie et les facteurs de risque. Enfin, moi je demande surtout ça en même temps que le mode de vie, ça passe mieux en général. Vous vivez où? En appart ou en maison? A quel étage? Avec ou sans ascenceur? Vous êtes marié? Célibataire? Vous vivez avec quelqu'un? Des enfants? Vous faîtes quoi comme métier? A la retraite? Au chômage? Depuis combien de temps? Vous avez fait des voyages ces derniers temps? En dehors de France? Vous fumez? Combien par jour? Depuis combien de temps? Que des cigarettes? Un petit joint de temps en temps? Vous buvez?

 

 

STOP! Arrêt sur image. Petite explication.

Vous le constatez vous-même, on aime vous poser pleins de questions qui n'ont l'air de n'avoir aucun rapport avec ce pour quoi vous êtes là. Mais nous ça nous aide dans une certaine mesure à vous prendre en charge globalement. Voilà le pourquoi du comment de toutes ces questions, déjà. Ensuite, il faut savoir que souvent dans nos cours revient le terme d'interrogatoire policier. Oui, oui: POLICIER. Et s'il vous semble que c'est déjà assez force de l'ordre comme questions ce que je viens d'énumérer, eh bien, vous allez voir que en ce qui concerne l'alcool, c'est encore pire. Parce que de une, il faut considérer de base que le patient ment (pas intentionellement, mais l résultat est le même: on a pas les bonnes infos). Et de deux, les français sont de bons buveurs, et que le vin et la bière, bwarf, c'est pas de l'alcool ça!

Maintenant que les explications sont faites, revenons à nos moutons. LECTURE.

 

 

Vous buvez? Deux réponses possibles.

 

A - Non. Et dans ce cas, faut insister un peu. Titiller. Vous êtes sûr? Un petit verre de temps? Un verre de vin le soir au dîner? Au déjeuner? Lors des fêtes ou le weekend alors? Souvent, on se retrouve dans ce cas là à marquer OH occasionnel ou OH festif dans le dossier. Ca va. Ca aurait pas été trop grave de passer à côté. Mais de temps en temps, on se retrouve avec OH=2 à 3 verres par jour. Pour quelqu'un qui a dit qu'il ne buvait pas d'alcool.

 

B - Oui. Bon là déjà c'est à moitié gagné. Ensuite faut procéder par étapes. Un peu? Beaucoup? Souvent, on se retrouve avec un peu, et on s'aperçoit que le "un peu" des patients a un intervalle de confiance large comme le pacifique. Et on peut parfois se retrouver dans des situations à la limite du comique.

 

Situation 1:

"Un peu."

"Un verre de vin le soir au dîner?"

Le patient choqué: "Nan quand même pas! C'est trop ça! Je ne bois que le weekend de temps en temps!"

Bon ok... OH occasionnel.

 

Situation 2:

"Un peu."

"Un verre de vin le soir?"

"Plutôt deux-trois verres."

"Ah. Et au déjeuner? Deux-trois verres aussi?"

"Oui."

"Et vous prenez des apéritifs avant les repas?"

"Oui. Un ou deux avant le dîner. Et puis je prends aussi deux trois bières dans l'après-midi."

Ok... OH=env. 10 verres/j. Pour quelqu'un qui boit un peu, ça fait quand même beaucoup.

 

Situation 3:

"Un peu."

"Un verre de vin le soir?"

Et là le patient te répond en litres de bière. Déjà, ça cible.

 

 

L'autre situation à laquelle j'ai été confronté, c'est une patiente qui m'affirmait qu'elle buvait, qui me décrivait la quantité qu'elle buvait par jour, etc, mais qui n'était pas du tout typée buveuse. Je la sentais pas, comme on dit. Et soudain, l'illumination: "Je parlais d'alcool madame. Est-ce que vous buvez de l'alcool?" "Ah. Non, pas du tout alors." Quiproquos, comme qui dirait!

 

 

Ensuite, après ces questions d'usage, on pourrait encore plus vous faire chier en vous demandant à quelle heure est votre premier verre, etc, mais ça on réserve à certains patients particuliers, ou dans certains services. Et puis de totue façon, le plus souvent, notre esprit zappe automatiquement cette question! XD

 

 

Alors voilà. Moi l'alcool, je le préfère sous forme d'éthanol ou e méthanol, à utilise sous hotte, en labo, à faire des westerns blots pendant que mes PCR tournent. Na! (et pendant ce temps, vous pouvez aller vous murger, je ne comptabiliserai pas les verres!)

22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 18:12

Voilà, il y a des jours comme ça où, malgré toute notre bonne volonté, on se prend les pieds dans le tapis. Violemment. Et qu'après, on ne sait plus comment remettre le tapis correctement. Voici donc ma boulette la plus récente.

 

En réanimation médciale, j'entre dans la chambre d'une de mes patientes, trachéotomisée (schéma ici), et je lui fais l'examen quotidien, qui comporte l'auscultation pulmonaire (on écoute les poumons dans le dos grâce au stéthoscope). Je prends donc mon stétho, je maintiens la patiente comme je peux avancée dans le siège pour pouvoir appliquer le stétho dans le dos, et puis je dis: "Respirez bien fort par la bouche."

 

Epic fail.

Et je vais retourner à mes PCR. Elles, je n'ai pas à écouter leurs poumons

16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 20:40

En médecine, du moins dans les services hospitaliers, et notamment dans celui où je suis actuellement, il y a trois règles cardinales. Trois règles à ne pas oublier. Les trois règles suprêmes.

 

Je vous laisse réfléchir un peu à ce que c'est.

 

Ca pourrait être: toujours rechercher le paludisme chez un fièvreux qui revient d'un pays tropical. Parce que sinon, on est un assassin! Vous voulez que je le répète? Un ASSASSIN! (là, je caricature à peine l'une de mes profs, qui avait hurlé cela dans son micro)

 

Ca pourrait aussi être: ne jamais faire d'examen injecté (c'est à dire avec un produit de contraste [PDC]: on vous met des trucs dans le sang, pour mieux voir ce qu'il y a dans votre corps, et qui sont éliminés par les reins) à un patient avec une insuffisance rénale (c'est à dire qui a les reins bousillés, et qui pourra difficilement éliminer le PDC).

 

Ou encore: toujours faire un ECG (électrocardiogramme) à toute douleur thoracique.

 

Mais non! Ce n'est pas ça! Loin de là!

 

Les trois règles cardinales de la pratique médicale sont:

-ne pas marcher dans le mouillé,

-ne pas dire 'ce n'est pas mon patient',

-ne pas dire 'je n'étais pas là hier'.

 

Mais à part, nous sommes des personnes tout à fait 'normales'. Surtout quand on veut faire des PCR.

28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 19:29

Mon tout premier stage a eu lieu en P2 (évidemment, en P1, c'est le concours, la sélection, pas la médecine). Il y a d'abord eu le stage infirmier en septembre. Mais surtout mon premier vrai stage en tant que "médecin" à la fin de l'année, vers mai-juin. Stage de sémiologie adulte.

 

Pour ceux qui ne le savent pas, la sémiologie, c'est l'étude des signes. Nous n'avions donc pas, pauvres petits P2 que nous étions, un stage de cardio, de pneumo ou de neuro, mais un stage d'études des signes. Cela veut tout dire. Cela veut surtout ne rien dire.

 

Moi, avec trois autres étudiants de la même promo que moi, j'avais été affectée en dermatologie-allergologie, dans un hôpital parisien. Le service était en rénovation. Il n'y avait plus d'allergo, et que des lits d'HDJ pour la dermato. L'HDJ, c'est l'Hôpital De Jour. Les patients arrivent le matin et repartent le soir, sans avoir à passer la nuit à l'hôpital. Une révolution pour de nombreux patients. Quelque chose de très bien. Mais qui entraîne plus de boulot pour les médecins, vu qu'ils voient de nombreux patients par jour, et qu'ils changent tous, tous les jours (contrairement à un service d'hospitalisation classique). Surtout quand les patients y mettent de la mauvaise volonté. La plupart étaient programmés à neuf heures du matin, pour faire leur chimio ou je ne sais quoi d'autre, et souvent on les voyait arriver vers 10-11h. On s'estimait même chanceux qu'ils daignent se pointer le matin, et non l'après-midi.

 

Bref, imaginez-vous un vieux service hospitalier, bâché en partie à cause des travaux, qui n'a que quelques chambres à sa disposition. Et nous, qui nous retrouvons dans cet environnement inconnu, avec nos gros sabots, qui ne comprenons rien à la dermato. Les premiers jours, on nous a parqués dans une pièce en nous donnant des dossiers à lire. A déchiffrer même. Car oui, le médecin écrit mal. Et il écrit avec des abréviations.Combien de temps nous a-t-il fallu, à 4, pour comprendre que RGO voulait dire Reflux Gastro-Oesophagien? Ou BdC Bruits du Coeur? Ou encore MV Murmure Vésiculaire? Mais surtout K Cancer? Je ne sais plus mais longtemps. Trop longtemps. Nous étions livrés à nous-mêmes.

 

Et soudain, un jour, ô joie, ô miracle, le FFI (Faisant Fonction d'Interne) du service est venu nous voir et nous a dit qu'il nous apprendrait à faire une observation. Vu que c'était quand même le but du stage, apprendre à faire un interrogatoire et un examen clinique, nous étions contents. Le FFI nous a donc expliqué, dans un français approximatif, ce qu'il fallait demander lors d'un interrogatoire, ce qu'il fallait voir, ou ne pas voir lors d'un examen clinique. Ca a dû nous prendre en tout et pour tout 2 jours (enfin, mâtinées, nous n'étions pas là l'après midi), sur 2 mois de stage. Génial. Une fois finies toutes ses explications, il nous a demandé ce qu'on voulait faire d'autre, et nous, ingénus que nous étions, lui avons dit que nous voulions peut-être éventuellement voir des patients. Il a eu l'air choqué. Puis il a répondu.

 

"D'accord. Alors demain, c'est moi qui joue le malade, et vous me ferez l'interrogatoire et le reste. Et puis vous trouverez ce que j'ai."

 

Euh... Oui mais non. Non. Nous on veut voir des patients. Des vrais patients, qui sont malades, et qui viennent à l'hopital pour être soignés. Si c'est pour s'amuser sur des simulacres de patients, je ne vois pas l'intérêt de venir.

 

Heureusement, on a fini par voir des patients pendant ce stage. Il a juste fallu insister, s'imposer et choper la feuille avec les programmés du jour pour savoir qui était là.

 

Pendant ce stage, j'ai entrevu ce que serait mon externat. Et mon statut d'externe. Une rumeur, un dicton, une maxime, ou ce que tu veux, dit que quand tu es interne, tu es de la merdre; quand tu es externe, tu es de la sous-merde; et quand tu es P2 (car nous ne sommes pas externes à ce moment là), tu n'es rien. Et c'est cruellement vrai.

 

De toute façon, moi plus tard, je ferai des PCR.

23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 12:00

Alors, avant de commencer ces chroniques, autant mettre les choses bien à plat. Genre feuille de papier sur laquelle tu grattes et pas feuille de papier qui se finit en origami parce que tu te fais chier en cours.

 

Les études de médecine, c'est long, y'a pleins d'années qui portent des noms bizarres et tu sais jamais trop ce qu'ils font. Et puis les étudiants en médecine (ou autrement nommés carabins) sont des gens tout aussi bizarres, qui parlent avec des mots qu'on connaît pas, qui font des blagues qu'on comprend pas et qui savent pas parler d'autre chose que de médecine.

 

Je vous rassure tout de suite: presque tout ceci est vrai. Surtout la dernière partie. L'autre jour dans une conversation, on a commencé à parler plomberie (on a les conversations qu'on peut hein!) et on a finit par parler de sutures de l'arcade sourcillière, et le tout en moins de cinq minutes. On applaudit bien fort!

 

Bien, maintenant que tous les a prioris et préjugés ne sont pas démentis, revenons-en à nos moutons: les études de médecine. Alors, elles sont divisées en 3.

Le premier cycle, ou PCEM, comme Premier Cycle des Etudes Médicales (tu vois, c'est simple), se compose de deux années. La PCEM1, ou 1ère année du Premier Cycle des Etudes Médicales (tu vois, c'est toujours aussi simpe), à la fin de laquelle il y a un concours (enfin, à la fin du 1er semestre, et à la fin du 2nd semestre). Maintenant, ça a un peu changé, ça s'appelle le PACES, Première Année Commune aux Etudes de Santé (encore très simple), mais à mon époque, c'était la P1 (attention, ça se complique un peu: y'a un raccourci là!), donc c'est de la P1 dont je vais parler. Et après la P1, il y a la P2 (short-cut pour... oui! Je te le donne dans le mille: PCEM2, 2ème année du Premier Cycle... Bref, tu as compris!). L'année "facile" après la P1.

Après ce premier cycle, il y a le second cycle, qui ne s'appelle pas SCEM, mais DCEM (oui parce que Deuxième, vu qu'il y en a un troisième). Lequel compte 4 années: DCEM1, DCEM2, DCEM3, et DCEM4. Je te laisse deviner leurs petits noms... En général l'externat commence en D2, mais certaines facs (dont la mienne) le font commencer en D1 (avec des avantages en moins). Et l'externat kézako? Bah, c'est quand tu vas à l'hôpital tous les matins, que tu vas voir des patients, que tu les interroges, que tu les examines, que tu écris dans le dossier une observation qui sera jamais lue, que tu appelles le médecin traitant, que tu appelles les autres services, que tu prescris les radios et autres examens complémentaires, que tu récupères les résultats de bios, que tu transportes ton patient d'un bout à l'autre de l'hôpital, que tu sers de bouc émissaire quand le chef est pas content, et tout ceci pour peanuts.

Et puis enfin, après la D4, l'ECN (Examen Classant National) qui va te permettre d'accéde au troisième cycle, plus communément appelé internat qui dure de 3 à 5 ans, selon ce que tu veux faire.

 

Maintenant que tu sais la théorie, tu vas apprendre qu'en pratique, certains ne suivent pas ce chemin là tout droit, et préfèrent prendre à gauche quand c'est marqué de tourner à droite. C'est tellement plus drôle.

Et moi, je fais partie de ces gens là qui tournent à gauche.

Parce que moi, je veux faire des PCR.

23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 10:02

Machine-a-ecrire.jpg

 

 

Ca fait quelques jours que ça me trotte dans la tête. Et puis vendredi, grâce à Rose Red, j'ai découvert des blogs de médecin vraiment sympas. Donc, j'ai décider de mettre à exécution ce qui me trottait dans la tête. A savoir des Chroniques De l'Externat (abrégé CDE). Et qu'elles vont s'appeler: "Moi, je veux faire des PCR!" (PCR=Polymerase Chain Reaction, et pas Plan Cul Régulier comme on me l'a dit l'autre jour. ^^ Un tour sur notre ami Google vous dira ce que c'est.). Parce que des fois, je veux raconter des choses que je fais pendant mes études, et que je trouve intéressantes, mais que je peux pas le raconter à ceux en face de moi, pour diverses raisons (je me suis surprise à radoter à plusieurs reprises notamment).

 

Maintenant, reste à le faire, et bien s'il vous plaît. Je vous promets pas de publier toutes les semaines, pas de publis fixes, parce que je sais que ce genre de promesses, je sais pas tenir. Donc, je vais faire quand je peux, quand je veux, quand j'ai quelque chose à raconter. Et ne vous étonnez pas si c'est pas chronologique: je raconterai ce qui me revient à l'esprit, pas forcément ce qu'il s'est passé le jour même.

Sur ce, enjoy! ;-)

Published by Skorpan - dans Saker och ting
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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 16:00

Expo-Sex-in-the-City-Le-Bonbon.png

 

 

Toujours dans l'optique de la prévention et d'une meilleure connaissance du safe sex et de la sexualité en général, je vous invite à aller découvrir cette expo. Je vais moi-même essayer de trouver une place dans mon emploi du temps chargé et y aller.

 

Lieu: Place de la Bastille, Paris 11ème et 12ème arrondissements.

Date: du 19 novembre au 4 décembre 2011

Horaires: 13h à 20h mercredi, samedi et dimanche; 15h à 20h jeudi et vendredi.

Prix: entrée gratuite.

Plus d'infos ici.

Published by Skorpan - dans Sexualité
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Så Här Är Det!

  • : Nangilima
  • Nangilima
  • : Un blog où je vais publier mes écrits, avec des relations hétéro et homosexuelles explicites, donc ceux qui ne veulent pas lire, la croix rouge en haut à droite peut vous être utile. Aucun plagiat n'est accepté! Et aussi je vais un peu parler de ce qui influence mes écrits: musique, bouquins, etc.
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Skorpans Nangilima


En värld där du kan bli den du vill, bara du följer ditt hjärta...


Les textes publiés sur ce blog sont de ma propre invention et sont écrits par moi, à moins que le contraire ne soit précisé en début d'article. Je vous demanderai donc de respecter mon travail et de ne pas plagier mes écrits.
Merci d'avance.

Certains textes peuvent contenir des relations hétéro ou homosexuelles explicites.
Les mineurs et tous ceux que ça dérange, vous connaissez la sortie: la petite croix rouge.
Tous les résumés et histoires à venir sont disponibles ici.
Si vous avez des questions ou autres, vous pouvez m'envoyer un mail ici.

Sökande

"Un écrivain ne confie tout ni à ses journaux intimes, ni à sa correspondance;
seules ses créatures racontent sa véritable histoire, celle qu'il n'a pas vécue, mais a souhaité vivre."

François Mauriac 

Andra saker ni kan se

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Vad som helst...



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